Leviathan (album de Therion)

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Leviathan
Album de Therion
Sortie
Durée 45:32
Genre Metal symphonique
Label Nuclear Blast

Albums de Therion

Leviathan est le 17e album du groupe suédois de metal symphonique Therion, sorti en 2021. C'est la première partie d'une trilogie d'albums.

Le projet de trilogie d'albums Leviathan voit le jour pendant la pandémie de Covid-19. Christofer Johnsson et Thomas Vikström se consacrent chacun de leur côté à la composition, car c'est la seule facette de leur métier qu'ils peuvent alors exercer, et se retrouvent ainsi avec une cinquantaine de morceaux[1]. Johnsson déclare à ce sujet : « Au moins trente-quatre ou trente-cinq de ces chansons sont suffisamment bonnes pour être sur un album, donc nous avons assez matière pour trois albums »[2].

L'enregistrement des trois albums se déroule dans neuf pays différents, les musiciens ne pouvant pas se réunir en raison des restrictions sanitaires. La batterie est enregistrée par Snowy Shaw et Björn Hoglund en Suède, tout comme le chant de Mats Levén ; les chœurs en Israël ; Johnsson a enregistré ses parties de guitare à Malte où il vit ; le guitariste Christian Vidal en Argentine ; Lori Lewis aux États-Unis ; Thomas Vikström et Rosalia Sairem en Espagne ; Marko Hietala en Finlande ; le violon solo et le chant de Taida Nazraić en Allemagne ; et enfin les orchestrations et le chant de Chiara Malvestiti sont enregistrés en Angleterre[2]. Chaque volet de la trilogie cherche à refléter un côté musical de la formation. Le premier opus est « plus focalisé sur les chansons très grandiloquentes et simples, un peu comme un album de tubes symphoniques et épiques »[2].

Le chant masculin est assuré par Thomas Vikström, sauf sur les titres Tuonela, où c'est Marko Hietala qui chante, et Psalm of Retribution, où c'est Mats Léven. Concernant le chant féminin, Lori Lewis et Chiara Malvestiti chantent sur Leviathan, Aži Dahāka, Nocturnal Light, Great Marquis of Hell et Psalm of Retribution ; Rosalia Sairem sur The Leaf on the Oak of Far, Eye of Algol et El Primer Sol ; et Taida Nazraić sur Tuonela, Die Wellen der Zeit et Ten Courts of Diyu[3].

Au sujet du titre, Christofer Johnsson affirme que l'idée « était simplement de prendre quelque chose qui sonne très puissant et grandiloquent et de faire un album très puissant et grandiloquent. Il n'y a jamais eu un sens ésotérique plus profond. À l'époque, nous étions à fond dans les titres d'albums ayant rapport aux serpents ou aux dragons, comme Vovin et Theli qui signifient « dragon », respectivement en énochien et en hébreu. C'est donc un titre qui rappelle le Therion des années 90 »[2].

Sortie et promotion

L'album est précédé de deux singles : Leviathan, accompagné d'une lyric video et sorti le [4], et Die Wellen der Zeit, sorti le de la même année et accompagné d'un clip[5]. Le troisième single, Tuonela, sort le , le même jour que l'album, avec un clip[6]. Le groupe publie également des clips vidéo pour Eye of Algol, le [7], et Nocturnal Light, le [8].

Réception

L'album a atteint la 11e place des classements musicaux en Allemagne, la 12e en Suisse[9], la 15e en Hongrie[10], la 25e en Pologne[11], et la 45e en Autriche[9].

Le site AllMusic lui donne 4/5, estimant que l'album « distille les forces développées par le groupe, combinant doom et metal symphonique, musiques folkloriques du monde entier et musique classique. Ces chansons explorent les mythologies celtique, finlandaise, toltèque, aztèque, chinoise et germanique avec une accessibilité inhabituelle. […] Même s'il reste à voir comment le projet Leviathan, qui comprend plusieurs albums, va évoluer, ce premier volume réussit admirablement à distiller l'essence de l'approche expansive de Therion envers le metal et les excès orchestraux de rigueur »[12]. Sur le site Metal Storm, le chroniqueur délivre une critique plutôt favorable, écrivant : « Leviathan est un album qui assume pleinement son statut d'album commercial. Bien que ce ne soit pas flagrant, il s'agit essentiellement d'un album « à succès », où tout ce qui rendait la musique de Therion difficile a été supprimé au profit de 45 minutes de metal symphonique à fond les ballons. […] L'album donne une impression très artificielle, comme s'il vous saisissait et vous criait « N'est-ce pas excitant ? » au visage. L'astuce réside à la fois dans le fait que Therion reste l'un des meilleurs groupes de metal symphonique, sinon le meilleur, et dans le fait que l'album est un peu ironique quant à sa nature »[13]. Le site The Metal Crypt lui donne 3,75/5, estimant que « Leviathan est plutôt bon. Si vous avez aimé leurs albums intermédiaires comme Lemuria ou Secret of the Runes, celui-ci est dans la même veine. Même s'il n'est pas révolutionnaire, c'est un exemple agréable du travail du groupe »[14]. Le site Music Waves lui donne 4/5, écrivant : « Point de remplissage mais seulement ce que Therion sait faire de mieux comme une manière de florilège. D'aucuns jugeront que Johnsson a remisé son audace au profit d'une facilité couplée à un certain passéisme. Peut-être. Mais outre le fait que le bonhomme sait toujours composer de petits bijoux d'écriture (Psalm Of Retribution ou le nightwishien Tuonela) ou d'émotion à l'image de Die Wellen Der Zeit, belle respiration au souffle grandiose, nous préférons finalement le voir renouer avec cette forme de sobriété et ce goût pour les atours immédiats. Leviathan décevra sans doute les admirateurs du Therion le plus pharaonique quand d'autres lui reprocheront son air de déjà-entendu, mais en synthétisant l'essence du groupe il s'impose comme l'album le plus rafraichissant et naturel que celui-là ait élaboré depuis très longtemps »[15]. Le site Les Éternels lui donne 14/20, estimant que « de manière individuelle, tout fonctionne sur Leviathan : l'éponyme est l'archétype du « single Therion », structure simple, envolée lyrique, orchestrations dramatiques et refrain efficace. Eye of Algol a des relents de Vovin par un riffing un peu plus lourd et se rapprochant dans l'ambiance d'un Rise of Sodom and Gomorrah. Great Marquis of Hell est l’occurrence qui rappelle que Christofer ne renie pas son amour pour le heavy des années 90, El Primer Sol renvoie dans les profondeurs de Lemuria là aussi par son ambiance (faisant penser à Quetzacoatl). Enfin, la sublime Nocturnal Light prouve que Therion n'a pas perdu de sa superbe en mettant en avant son chorus et l’émotion dégagée par ses vocalistes. Mais tout cela manque de liant, de mordant, à l'instar, donc, de Psalm of Retribution, de l'opener The Leaf on the Oak of Far (et son riff bateau) ou encore Aži Dahāka »[16].

Tournée

En 2021 et 2022, Therion donne seulement deux concerts, le festival Maximum Rock en en Roumanie[17], et le Hellfest 2022[18].

Tuonela, Leviathan et Eye of Algol sont les trois chansons de l'album les plus souvent jouées en concert[19].

Liste des chansons

Références

Liens externes

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