Theli (album)
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| Sortie | |
|---|---|
| Enregistré |
Impuls Studio, Hambourg |
| Durée | 51:29 |
| Genre | Metal symphonique |
| Producteur |
Jan Peter Genkel Gottfried Koch Therion |
| Label | Nuclear Blast |
Albums de Therion
Theli est le cinquième album du groupe suédois de metal symphonique Therion, publié le par Nuclear Blast. Il est considéré comme un album fondateur du metal symphonique.
Theli marque un changement de cap radical dans la carrière de Therion, qui fait avec cet album son « grand saut dans le territoire du metal symphonique »[1]. Plusieurs chansons qui figurent sur l'album avaient déjà été composées avant l'enregistrement de Lepaca Kliffoth mais n'avaient pas pu être enregistrées alors faute de moyens financiers pour engager un chœur[2].
Christofer Johnsson persuade le label Nuclear Blast de lui octroyer un budget important pour le nouvel album du groupe et dispose de 45 000 $ pour la production de Theli[3]. L'album est enregistré en deux mois aux studios Impuls d'Hambourg avec la participation de deux chœurs professionnels et de musiciens invités comme Dan Swanö. Il est ensuite mixé par Peter Genkel au Central Sound Studio, toujours à Hambourg[4]. Un clip musical a été tourné pour la chanson To Mega Therion.
Réception
Le site AllMusic lui donne 4,5/5, sans écrire de chronique[5]. Sur Sputnikmusic, le chroniqueur lui donne 4,5/5, évoquant « un joyau du metal symphonique et ésotérique » par ses « mélodies complexes et très marquantes », le son unique et son originalité au moment de la parution de l'album, et citant comme meilleurs titres To Mega Therion, Cults of the Shadow et Nightshide of Eden[6]. Sur le site Metal Temple il obtient 8/10, le chroniqueur écrivant que l'album a eu un « impact indéniable » en démontrant que le metal « pouvait être opératique et symphonique » même s'il aurait aimé qu'il ait « plus de férocité et moins d'apparat »[7]. Le site suédois Hallowed lui donne 4/7, le chroniqueur écrivant qu'il comprend en quoi l'album a pu paraître extraordinaire en 1996 mais que depuis lors plusieurs groupes ont amélioré la formule et qu'il a pris « un coup de vieux »[8]. Pour le site Aux Portes du metal, c'est « un album majestueux, véritablement l’album qui a propulsé Therion hors des sentiers battus, sur la voie royale du Metal Opéra, orchestral, épique et symphonique »[9]. Le site Nightfall in Metal Earth lui donne 5/5, évoquant un album « novateur et déjà sublime » à l'ambiance « sombre, gothique, parfois dramatique ou romantique, souvent grandiose »[10].
Postérité
Christofer Johnsson estime qu'avec cet album, Therion a perdu 75 % des fans qui suivaient alors le groupe mais a gagné un nombre beaucoup plus important de nouveaux fans, l'album s'étant vendu à plus de 100 000 exemplaires en Europe alors que 15 000 copies du précédent avaient été écoulées, ce qui était déjà un record pour le groupe[2]. Album pionnier du metal symphonique, Theli demeure « l'étalon-or » auquel sont mesurés les autres albums du genre[1]. Le site Ultimate Guitar le classe 8e de sa liste des meilleurs albums de metal symphonique « malgré sa pochette hideuse »[11]. Le site Loaded Radio estime qu'avec « ses chœurs massifs, son instrumentation classique et ses thèmes occultes », c'est un « album charnière pour comprendre l'évolution du genre [gothique] vers le symphonique »[12].
To Mega Therion est la chanson la plus souvent jouée par le groupe en concert. Cults of the Shadow est aussi fréquemment interprétée, suivie par Invocation of Naamah et The Siren of the Woods[13].