Ligne Morice
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La ligne Morice était une ligne de défense armée constituée pendant la Guerre d'Algérie, à partir de juillet 1957. Son nom provient d'André Morice, ministre français de la Défense de cette époque.
La ligne Morice courait le long de la frontière entre l'Algérie, la Tunisie et sur 460 km de la Méditerranée aux confins sahariens[1], jusqu'à la frontière marocaine afin de couper les combattants de l'Armée de libération nationale (ALN) de leurs bases à l'étranger. Elle a été la première ligne de défense française durant la bataille des Frontières.
Barbelée, électrifiée, minée et surveillée en permanence, elle a rempli son rôle. La ligne Morice a été partiellement doublée par la ligne Challe en 1959.
En , le général Salan donne l'ordre de détruire toutes les katibas venues ou à venir de Tunisie, avant ou après le franchissement du barrage. Il affecte au général Vanuxem, alors commandant de la zone Est Constantinois et responsable du barrage, toutes les réserves générales dont il dispose, c'est-à-dire le 1er régiment étranger de parachutistes (1er REP) du lieutenant-colonel Jeanpierre, le 9e régiment de chasseurs parachutistes (9e RCP) du colonel Pierre Buchoud[2], le 14e RCP du lieutenant-colonel Ollion, le 8e RPC du lieutenant-colonel Fourcade et le 3e RPC du colonel Bigeard ultérieurement remplacé par le colonel Trinquier[1].
Ces cinq régiments patrouillent sur les grands axes d'infiltration en complément du dispositif de protection normal du barrage, soit quatre régiments en avant de celui-ci, six régiments mécanisés chargés de la « herse » et six régiments des secteurs occupant le terrain. Trois détachements d'hélicoptères sont disponibles à Guelma, Tébessa et Bir el-Ater. Sur demande, un appui léger de l'aviation avec des North American T-6 Texan ou lourd avec des Corsair de l’aéronavale peut être fourni par les bases aériennes de Bône et de Tébessa.
Pour éviter une infiltration aérienne, plusieurs B-26C sont modifiés en chasseurs nocturnes équipés d'un radar AI Mk. X provenant d'un Gloster Meteor. Selon un article de 1998, en 1961, ils interceptent 38 avions légers et hélicoptères, en abattant 9[3].
