Manifeste des intellectuels fascistes

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Le « Manifeste des intellectuels fascistes » (en italien : « Manifesto degli intellettuali fascisti »), publié le dans les principaux journaux, est le premier document idéologique de la partie de la culture italienne qui adhère au régime fasciste. Il est rédigé par Giovanni Gentile[1].

Il contient une histoire du fascisme de 1919 à 1922, dans laquelle il justifie et compare le squadrisme et les mouvements de jeunesse à la Giovine Italia de Giuseppe Mazzini, soutient que le fascisme est un mouvement visant le progrès et la conciliation entre l'État et les syndicats, répond aux accusations de limitation de la liberté de la presse en faisant valoir que même les États les plus libéraux limitent certaines libertés lorsque cela est nécessaire, et soutient que l'antifascisme est futile, car, des deux oppositions, aucune ne gagne, mais que l'instabilité politique épuise les partis existants et donne naissance à de nouvelles idées, de nouveaux programmes et de nouveaux partis politiques.

Giovanni Gentile

La première Conférence des instituts culturels fascistes, organisée à Bologne les 29 et par Franco Ciarlantini, chef du Bureau de presse et de propagande du Parti national fasciste, pour mieux coordonner les initiatives et activités culturelles du fascisme, promeut le Manifeste des intellectuels fascistes aux intellectuels de toutes les nations, rédigé par Giovanni Gentile[2].

Il est publié dans Il Popolo d'Italia, l'organe du Parti national fasciste et dans presque toute la presse italienne, le (jour de la fondation de Rome) de la même année[1]. Il est signé par les intellectuels réunis à Bologne et par de nombreux autres qui les rejoignent.

Le texte est basé sur la conférence Liberté et libéralisme organisée peu avant par le philosophe et ministre de l'Éducation Giovanni Gentile. Le secrétariat de la conférence informe la presse de l'adhésion de deux cent cinquante intellectuels[3], dont trente-trois juifs. Le manifeste constitue, d'une part, une tentative d'indiquer les bases politico-culturelles de l'idéologie fasciste et, d'autre part, de justifier, dans un ton libéral, les actes et attitudes illibéraux et violents opérés par le mouvement fasciste et poursuivis par le gouvernement Mussolini[1].

En réponse au manifeste de Gentile, Benedetto Croce  à l'invitation de Giovanni Amendola  rédige le manifeste des intellectuels antifascistes, qui, publié le dans Il Mondo, rassemble un groupe de signataires important et faisant autorité.

Signataires du manifeste de Gentile

Extraits du texte du manifeste

Notes et références

Bibliographie

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