Noubkhâes II

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TranscriptionNwb ḫˁ.s
Fonction principalereine
Noubkhâes II
Nom en hiéroglyphe
nbwxa
a
z
Transcription Nwb ḫˁ.s
Période Deuxième Période intermédiaire
Dynastie XVIIe dynastie
Fonction principale reine
Famille
Conjoint Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf
Enfant(s) Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa
Noubkheperrê Antef
Sekhemrê-Herouhermaât Antef ?
Sépulture
Nom Tombe de Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf
Type Tombeau
Emplacement nécropole de Dra Abou el-Naga (Thèbes)

Noubkhâes II est une reine de la XVIIe dynastie, épouse du roi Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf.

Le reine est attestée dans les papyrii Abbott, Ambras (en) et Amherst-Léopold II, datant du règne de Ramsès IX et mentionnant l'inspection de sa tombe et le procès des pilleurs de cette dernière[1].

Généalogie

La reine est connue de manière certaine comme l'épouse du roi Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf. Or un roi Sobekemsaf est connu pour être le père d'au moins deux des trois rois Antef, Noubkheperrê Antef et Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa, comme l'attestent des inscriptions sur un chambranle de porte découvert dans les vestiges d'un temple de la XVIIe dynastie à Gebel Antef sur la route Louxor-Farshut. Or ce roi Sobekemsaf est de manière consensuelle identifié à Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf, ce qui ferait de Noubkhâes la mère probable de ces deux rois[2],[3],[4],[5],[6],[7]. Claude Vandersleyen lui donne également comme fils le roi Sekhemrê-Herouhermaât Antef[4].

Sépulture

Sa tombe, où elle a été enterrée avec son royal époux Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf, et son pillage sont attestés dans les papyrii Abbott, Ambras (en) et Amherst-Léopold II, datant du règne de Ramsès IX. Les confessions et les procès pour vol de tombe des hommes responsables du pillage de la tombe de Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf et de son épouse sont détaillés dans ce dernier papyrus qui est daté de l'« An 16, 3e mois de Peret, 22e jour » de Ramsès IX. Ce document relate qu'un certain Amenpanéfer, fils d'Anhernakht, tailleur de pierre du temple d'Amon-Rê, « a pris l'habitude de piller les tombes [des nobles de Thèbes-Ouest] en compagnie du tailleur de pierre Hapiour » et mentionne qu'ils ont pillé la tombe de Sobekemsaf avec six autres complices en l'an 13 de Ramsès IX[8]. Amenpanéfer confessa :

« ...nous sommes allés voler les tombes... et nous avons trouvé la pyramide de [roi] Sekhemrê-Shedtaouy, le fils de Rê Sobekemsaf, qui n'était pas du tout comme les pyramides et les tombes des nobles que nous avions l'habitude de voler[8]. »

Dans son procès, Amenpanéfer témoigne que lui et ses compagnons ont creusé un tunnel dans la pyramide du roi avec leurs outils en cuivre :

« Puis nous avons percé les décombres... et nous avons trouvé ce dieu (roi) couché au fond de son lieu de sépulture. Nous avons trouvé le lieu de sépulture de Noubkhâes II, sa reine, situé juste à côté de lui ... Nous avons ouvert les sarcophages et les cercueils dans lesquels ils se trouvaient, et nous avons trouvé la noble momie de ce roi, équipée d'un faucon ; un grand nombre d'amulettes et de bijoux en or étaient sur son cou, et sa coiffe en or était sur lui. La noble momie de ce roi était entièrement recouverte d'or, et ses cercueils étaient ornés d'or et d'argent à l'intérieur et à l'extérieur et incrustés de toutes sortes de pierres précieuses. Nous avons recueilli l'or sur la noble momie de ce dieu... et nous avons également recueilli tout ce que nous avons trouvé sur elle (la reine) ; et nous avons mis le feu à leurs cercueils. Nous avons pris leur mobilier... composé d'objets en or, en argent et en bronze, et nous les avons répartis entre nous... Puis nous avons traversé Thèbes. Quelques jours plus tard, le directeur du district de Thèbes a appris que nous avions volé à l'ouest, et ils m'ont saisi et emprisonné dans le bureau du maire de Thèbes. Et je pris les vingt deben d'or qui m'étaient tombés dessus comme ma part et les donnai à Khâmope, le scribe du quartier rattaché au lieu de débarquement de Thèbes. Il me libéra, et je rejoignis mes compagnons, qui me compensèrent encore une fois avec une portion. Ainsi, avec d'autres voleurs qui sont avec moi, j'ai continué jusqu'à ce jour à voler les tombes des nobles et des gens [décédés] du pays qui reposent à l'ouest de Thèbes[8]. »

Amenpanéfer déclara que les trésors prélevés sur les deux momies royales s'élevaient à 160 deben d'or (soit 14,5 kg)[9]. Le document se termine par la condamnation des voleurs - avec une probable peine de mort - et note qu'une copie des transcriptions officielles du procès a été envoyée à Ramsès IX en Basse-Égypte. Amenpanéfer lui-même aurait été condamné à mort par empalement, un châtiment qui était réservé aux crimes les plus odieux dans l'Égypte antique[10].

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

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