Ahmès-Satkamosé
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| Ahmès-Satkamosé | |||||||
Momie d'Ahmès-Satkamosé en 1912. | |||||||
| Nom en hiéroglyphe | |||||||
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| Transcription | Jˁḥ-ms Sȝ.t-Kȝ-ms | ||||||
| Période | Deuxième Période intermédiaire-Nouvel Empire | ||||||
| Dynastie | fin de la XVIIe, début de la XVIIIe dynastie | ||||||
| Fonction principale | reine | ||||||
| Famille | |||||||
| Père | Ouadjkheperrê Kames | ||||||
| Mère | Iâhhotep II ? | ||||||
| Conjoint | Ahmôsis Ier ? | ||||||
| Enfant(s) | ♂ Siamon ? ♀ Satamon ? |
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| Sépulture | |||||||
| Nom | Tombe TT320 | ||||||
| Type | Tombeau | ||||||
| Emplacement | Deir el-Bahari | ||||||
| Date de découverte | 1881 | ||||||
| Objets | Momie | ||||||
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Ahmès-Satkamosé ou Sitkamosé[Note 1] (Née de la Lune, fille de Kamosé) est une princesse et reine de la fin de la XVIIe dynastie – début de la XVIIIe dynastie, qui vécut sous le règne d’Ahmôsis Ier, dont elle fut probablement l'une des épouses. Comme son nom l’indique, elle est la fille du roi Ouadjkheperrê Kames.
Ahmès-Satkamosé figure dans la liste des ancêtres royaux adorés durant la XIXe dynastie. Elle apparaît notamment dans le tombeau de Khâbekhnet à Deir el-Médineh (Thèbes).
Il est établi aujourd’hui, comme l’indique explicitement son nom, que Satkamosé est la fille de Ouadjkheperrê Kames[Note 2],[1], née durant son court règne de trois ans, ou avant.
Considérant les titres d'épouse qui lui sont souvent attachés, elle fut probablement unie au roi Ahmôsis Ier dont elle fut la contemporaine. Dans ce cas, elle pourrait avoir épousé le tout jeune souverain dans la première partie de son règne, quand il fut en âge de procréer[2]. Elle ne porte jamais le titre de « mère du roi », mais elle pourrait avoir donné naissance à un ou plusieurs des enfants attestés d'Ahmôsis. Thierry Stasser a proposé de faire d'Ahmès-Satkamosé la mère du prince Siamon et de la princesse Satamon[3], mais ce point de vue n'est pas partagé par tous les chercheurs, qui font d'eux des enfants de la reine Ahmès-Néfertary[4],[5].
Une reine peu connue
La reine porte les titres de « fille du roi » (Sȝ.t-nsw.t), « sœur du roi » (sn.t-nsw.t), « épouse du roi » (ḥm.t-nsw.t), « grande épouse royale » (ḥm.t-nsw.t-wr.t) et « épouse du dieu » (ḥm.t nṯr)[6],[1].
Plusieurs de ces titres n'ont été retrouvés que sur des inscriptions postérieures de plusieurs siècles à l'époque de la reine :
- les titres de « sœur du roi » et de « grande épouse royale » n'ont été retrouvés que sur l'inscription en hiératique écrite sur la momie à la toute fin du Nouvel Empire ou au début de la Troisième Période intermédiaire par les restaurateurs de la momie[7] ; ce titre de « grande épouse royale » est étonnant car c'était la reine Ahmès-Néfertary qui détenait ce titre pendant le règne d'Ahmôsis[8] ; quant au titre de « sœur du roi », si la reine était bien la fille du roi Ouadjkheperrê Kames, alors elle ne peut avoir de frère devenu roi[8],
- le titre d'« épouse du dieu », attesté uniquement sur une stèle ramesside découverte à Abydos[9] et dans la liste royale de la tombe de Khâbekhnet ayant vécu sous le règne de Ramsès II, pourrait lui avoir été attribué de manière posthume[10],[1], comme ce fut le cas pour la mère d’Ahmès-Néfertary, cette dernière étant la première détentrice de ce titre[11],[12].
On ne sait rien de la vie d’Ahmès-Satkamosé. Considérant son âge au moment du décès (une trentaine d'années), elle meurt sans doute avant l’avènement du roi Amenhotep Ier[13]. Son culte funéraire se maintient jusqu'au milieu de la XVIIIe dynastie au moins et possède notamment une fondation à Thèbes, ce qui peut expliquer qu’elle fut considérée plus tard comme une épouse du dieu, au même titre que Iâhhotep Ire[10].
Sépulture
La tombe initiale de la princesse est inconnue et devait se trouvée dans la vaste nécropole thébaine, mais elle a été pillée, comme l'atteste l'état de la momie, retrouvée dans la cachette royale DB320 de Deir el-Bahari en 1881 et qui se trouve maintenant au musée égyptien du Caire (CG 61063)[7].
La dépouille, qui avait été endommagée par des pilleurs de tombes, se trouvait dans un cercueil réemployé au nom de Padiamon, qui vécut sous la XXIe dynastie. La momie fut démaillotée le par Gaston Maspero. L’analyse du corps permit d’estimer que Satkamosé avait environ trente ans au moment de son décès. Grafton Eliot Smith la décrit comme une femme ayant une forte stature, presque masculine, et note son étroite parenté, quant à la technique d’embaumement, avec celle du roi Ahmôsis[7].