Djedneferrê Dedoumes

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Djedneferrê Dedoumes
Image illustrative de l’article Djedneferrê Dedoumes
Stèle de Djedneferrê Dedoumes, trouvée à Gebelein, Musée égyptien du Caire (CG 20533 )
Période Deuxième Période intermédiaire
Dynastie XVIe ou XVIIe dynastie
Fonction principale roi
Famille
Père Djedhoteprê Dedoumes Ier ?
Enfant(s) ♂ Sobekhotep ?

Djedneferrê Dedoumes II est un roi de la Deuxième Période intermédiaire.

Scarabée d'un Djedneferrê, peut-être Dedoumes II[1].

Djedneferrê Dedoumes n'est mentionné de manière certaine que sur une stèle originaire de Gebelein qui se trouve aujourd'hui au Musée du Caire (CG 20533)[2],[3],[4]. Sur la stèle, le roi prétend avoir été élevé pour la royauté, ce qui peut indiquer qu'il est un fils d'un roi, peut-être Djedhoteprê Dedoumes Ier, bien que cette déclaration puisse également n'être qu'une forme de propagande. Le ton martial de la stèle reflète probablement l'état de guerre constant de la fin de la XIIIe dynastie et de la XVIe dynastie, lorsque les Hyksôs envahirent son territoire[5] : « Le dieu bon, bien-aimé de Thèbes ; Celui qui est choisi par Horus, qui augmente son [armée], qui est apparu comme l'éclair du soleil, qui est acclamé à la royauté des Deux Terres ; Celui qui appartient aux cris. » Ludwig Morenz pense que l'extrait de la stèle ci-dessus, en particulier « qui est acclamé à la royauté », peut confirmer l'idée controversée d'Eduard Meyer selon laquelle certains rois ont été élus au pouvoir[5].

Un certain nombre d'objets désignent un roi Dedoumes, mais sans fournir le nom de Nesout-bity, il est difficile de décider à quel Dedoumes ils appartiennent, même si, par comparaison avec les graphies de Djedhoteprê Dedoumes et de Djedneferrê Dedoumes sur leurs stèles respectives, Julien Siesse attribue ces trois attestations au second[4] ; il s'agit des objets suivants[6] :

  • une seconde stèle d'Edfou appartenant à un « fils du roi » nommé Harsekher, qui est en fait « fils du fils du roi » Sobekhotep, le royal père se nommant Dedoumes ; la stèle conservée au Musée égyptien du Caire (JE 46998)[6] ; Aidan Dodson et Dyan Hilton identifie ce roi à Djedhoteprê Dedoumes[7],
  • deux fragments de blocs de Deir el-Bahari provenant du temple funéraire de Montouhotep II ; le bloc est aujourd'hui conservé au Musée égyptien du Caire (JE 46195)[6],
  • un graffiti découvert à El Kab[6].

Enfin, un scarabée nommant un certain Djedneferrê pourrait lui appartenir[1].

Position chronologique

Un roi dont le nom finit par -mes est attesté sur le Canon royal de Turin, position 8.21. Ainsi, Djedhoteprê Dedoumes est souvent vu comme ce roi. Il est donc placé en fin de XIIIe dynastie par Jürgen von Beckerath[8] et Claude Vandersleyen[9], en tant que roi identique à Djedhoteprê Dedoumes. Detlef Franke le place également à la fin de la XIIIe dynastie mais place Djedhoteprê Dedoumes pendant la XVIe dynastie[10]. Kim Ryholt[11] le place pendant la XVIe dynastie et y place également Djedhoteprê Dedoumes en tant que prédécesseur immédiat de Djedneferrê Dedoumes[11]. Julien Siesse place Djedhoteprê Dedoumes à la fin de la XIIIe dynastie et Djedneferrê Dedoumes à une place indéterminée de la XVIIe dynastie, comme le roi Djedânkhrê Montouemsaf[12].

Autres identifications

Identification à Thoutimaïos

Plusieurs chercheurs ont identifié Djedneferrê Dedoumes à Thoutimaïos (Thoutmôsis ?) sous le gouvernement duquel, selon la version de Manéthon rapportée par Flavius Josèphe dans son Contre Apion, l'Égypte serait tombée sous la domination des Hyksôs :

« …Thoutimaïos. Durant son règne, pour des raisons que j'ignore, la colère du Seigneur s'abattit sur nous. Une obscure race d'envahisseurs soudainement arrivée d'Orient, se mit en marche contre notre pays avec l'assurance de la victoire. Avec leur seule supériorité en nombre et sans coup férir, ils s'emparèrent facilement de nos terres. Et ayant vaincu les résistants du pays, ils brûlèrent impitoyablement notre cité, détruisirent les temples des dieux et déployèrent leur cruauté contre les habitants, massacrant les uns, réduisant à l'esclavage les femmes et les enfants des autres. Finalement ils élurent roi l'un des leurs nommé Salitis. Celui-ci établit sa capitale à Memphis, exigeant tributs de la Haute et Basse Égypte, laissant partout derrière lui des garnisons aux postes les plus favorables… »

En fait, l'unique lien entre Djedneferrê Dedoumes et Thoutimaïos de Manéthon est une légère homonymie du nom Dedoumes.

Toutefois, même s'il s'agissait de ce souverain, il ne régna que sur la Haute-Égypte qui avait comme capitale Thèbes. Selon Detlef Franke, il serait contemporain de Salitis, le premier roi Hyksôs de la XVe dynastie, qui prend le pouvoir à partir d'Avaris. C'est donc probablement sous le règne de Dedoumes que l'Égypte a été attaquée par les Hyksôs[13].

Identification au roi de l'Exode

Selon une théorie de David Rohl, fondée sur ledit papyrus et sujette à controverses, Thoutimaïos, s'il s'agit du même, ferait un candidat à l'identité du pharaon de l'Exode plus crédible que Ramsès II ou son fils Mérenptah. Bien qu'il n'existe pas davantage de preuves archéologiques ou documentaires pour étayer ces propos, le règne de Thoutimaïos se termine dans le chaos et un désastre pour l'Égypte, alors que celui des précédents fut long, stable et n'aurait apparemment pas été marqué par des plaies ni par des révoltes massives d'esclaves[14].

Titulature

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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