Ordre de bataille du débarquement de Normandie

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Divisions engagées

Soldats américains dans une barge de débarquement. Le paquetage du GI de 30 kg comprend notamment le casque M1 avec son filet de camouflage[a], la veste de combat M-41 (en), des brodequins en cuir fauve, un fusil M1 Garand[b], un ceinturon cartouchière et un havresac contenant des vêtements de rechange, une trousse de toilette, un nécessaire d'entretien du fusil, une pelle de tranchée (en), une journée de ration, des sacs à vomi, 10 comprimés contre le mal de mer, 200 francs AMGOT et un petit phrasebook (en) anglais-français[1].

L'ordre de bataille était approximativement le suivant :

Forces navales

Le commandement général de la Force navale expéditionnaire alliée, incluant le transport des troupes et l'appui feu naval sur les côtes, est assuré par l'amiral britannique Bertram Ramsay qui a été le responsable de la planification du débarquement en Afrique du Nord en 1942 et dont l'une des deux flottes participa au débarquement en Sicile l'année suivante. Cette force navale était divisée en deux Naval Task Forces :

  • une occidentale commandée par le contre-amiral américain Alan Kirk ;
  • une orientale commandée par le contre-amiral britannique Philip Vian, vétéran du débarquement en Italie.

La flotte d'invasion était composée de 6 939 navires (1 213 navires de guerre, 4 126 navires de transport et 1 600 navires de soutien, dont de nombreux navires marchands) provenant de huit marines différentes (principalement l'US Navy et la Royal Navy, mais également plusieurs navires des flottes de pays du Commonwealth, de l'armée française de la Libération, de la marine royale norvégienne, de la Marine de guerre hellénique des cargos armés des marines marchandes polonaise, néerlandaise, belge et danoise).

Les plages du débarquement, avec la position des navires de ligne

Les forces alliées réservèrent à l'appui-feu direct des plages de débarquement un ensemble de 5 cuirassés, 20 croiseurs, 148 destroyers et près de 350 chalands de débarquement équipés pour la circonstance de roquettes, de canons ou de pièces antiaériennes pour le soutien direct et l'appui feu des troupes au plus près des plages de débarquement.

Cet appui-feu des bâtiments alliés se poursuivit les jours suivants, même une fois les plages prises, principalement pour réduire des batteries, de l'artillerie ou des unités allemandes situées plus à l'intérieur des terres, le feu étant alors déclenché sur demande des troupes alliées au sol.

Forces navales allemandes

À 5 h 10, quatre Schnellboot allemands ont atteint la Force opérationnelle de l'Est et ont lancé quinze torpilles, coulant le destroyer norvégien HNoMS Svenner au large de Sword Beach, mais manquant les cuirassés britanniques HMS Warspite et Ramillies. Après avoir attaqué, les navires allemands ont fait demi-tour et se sont enfuis vers l'est dans un écran de fumée qui avait été envoyé par la RAF pour protéger la flotte de la batterie à longue portée du Havre. Les pertes alliées contre des mines comprenaient le destroyer américain USS Corry au large de Utah, le destroyer HMS Wrestler (en) est mis hors d'état de combattre par une mine dans le secteur de Juno, un chasseur de sous-marin USS PC-1261 et un patrouilleur de 173 pieds. En outre, de nombreuses péniches de débarquement ont été perdues à cause des mines.

Forces aériennes

L'aviation alliée apportait aussi son appui à l'opération Neptune. En assurant une couverture constante au-dessus de la flotte de débarquement et des plages, et surtout en complétant la préparation navale par un tapis de 4 000 tonnes de bombes sur les principaux sites de débarquement (avec plus ou moins de succès, très efficaces à Utah Beach mais un échec à Omaha Beach).

Pour le jour J, l'Air chief marshal Sir Trafford Leigh-Mallory disposait de 7 500 avions de reconnaissance, chasseurs et bombardiers légers, qui, le cas échéant, pouvaient être renforcés par 3 500 avions de l'aviation de bombardement stratégique du Bomber Command.

Les Alliés ne disposeront de leur première piste d'aviation en Normandie que le 12 juin près d'Utah Beach, la prise de Caen et de l'aérodrome de Carpiquet dans les premiers jours de la bataille ayant échoué (voir bataille de Caen).

Allemands

Participation française

Notes et références

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