Religion au Portugal
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Religion au Portugal (Recensement, 2021)[1].
- Catholicisme (80,2 %)
- Irréligion (14,1 %)
- Protestantisme (2,13 %)
- Autres chrétiens (1,04 %)
- Témoins de Jehovah (0,72 %)
- Église orthodoxe (0,69 %)
- Islam (0,42 %)
- Autres religions (0,28 %)
- Hindouisme (0,22 %)
- Bouddhisme (0,19 %)
- Judaisme (0.03%)
La religion au Portugal aborde les religions ou phénomènes religieux, passés et présents, des populations sur le territoire de l'actuel Portugal.
Les Portugais se revendiquent catholiques à 81 %, au recensement de 2011[2], ce qui en fait l'un des peuples catholiques les plus croyants et pratiquants d'Europe, avec la Pologne et l'Irlande. L'histoire du pays, son patrimoine, ses mœurs et sa culture sont profondément marqués par le catholicisme. L'historien Alexandre Herculano considérait le catholicisme comme l'un des trois éléments constitutifs de l'identité portugaise. Le Portugal a été l'un des pays européens ayant eu le plus grand rôle dans la diffusion du catholicisme dans le monde, par le biais de son Empire et du Padroado.
Le catholicisme portugais présente de nombreux aspects syncrétiques, que l'on peut observer dans le phénomène des antas capelas, les chapelles dolmen, dans ses nombreuses fêtes populaires d'origine païenne christianisées, dans ses rituels de fertilité et de guérison antiques, dans son culte des Saints remarquablement divers et vigoureux, ou dans certaines pratiques marquées par les influences islamiques et juives. Cette plasticité du catholicisme portugais a largement contribué à son adaptation en contexte impérial à partir du XVe siècle, et à l'intégration dans ses colonie de rites indiens ou chinois, ou de divinités africaines ou américaines sous la forme de Saints chrétiens. Ce phénomène a été formalisé au XVIe siècle dans les theories de l'adaptation des Jésuites, évoluant sous patronnage portugais. Il est l'une des composantes du lusotropicalisme. Malgré son succès, il a été activement combattu par les missionnaires francais au moment de la Querelle des Rites chinois, au XVIIIe siècle.
Le catholicisme portugais se double en outre d'une mythologie messianique unique en Europe, articulée autour de la figure du Roi Caché (o Encoberto), développée au XVIe siècle par le prophète Bandarra, du sebastianisme apparu à la fin du XVIe siècle, et du thème de Quint Empire (Quinto Império), élaboré au XVIIe siècle par le père António Vieira.
Le saint patron du Portugal est le maître de doctrine portugais et docteur de l'Eglise Santo António de Lisboa, connu en France sous le nom d'Antoine de Padoue. Le drapeau portugais est marqué du blason portugais, arborant la croix du Christ sous la forme des quinas. La croix pâtée de l'ordre du Christ est l'autre marqueur national, systématiquement associée au équipes sportives et aux Forces armées portugaises.
Préhistoire
La préhistoire de la péninsule Ibérique ne permet pas encore d'établir de connaissances détaillées sur les croyances et pratiques religieuses préhistoriques au Portugal, néanmoins les centaines de sites mégalithiques portugais témoignent de pratiques funéraires collectives, de rites de fertilité agricoles et humains corrélés à l'orientation des astres, et d'une symbologie précoce attestées par de nombreuses gravures sur pierre dans les sites existants, ayant pour thème les forces naturelles, les grands phénomènes climatiques, et diverses représentations de divinités ou héros anthropomorphiques. Parmi les principaux sites mégalithiques au Portugal, on peut citer le cromlech des Almendres, plus grand site mégalithique de la péninsule Ibérique, et parmi les plus grands et les mieux préservés d'Europe, mais aussi le menhir de Bulhoa, menhir de Outeiro, dolmen da Orca. La richesse exceptionnelle de l'art paléolithique au Portugal (pt) atteste d'une religiosité intense, qui font du territoire portugais l'un des grands pôles spirituels de l'Europe mégalithique.
Protohistoire et antiquité lusitanienne
L'arrivée des Indo-européens, qui se mélangent aux populations locales, permet un développement rapide des sociétés ibériques existantes et favorise la structuration et la complexification du panthéon local. Ces arrivées se font sans opérer de table rase ou de rupture dans les pratiques existantes. Au contraire, les nouveaux venus parviennent à s'approprier les croyances existantes, peut-être à les détourner à leur profit, en les complétant avec les leurs.
Malgré les changements en termes d'organisation sociale, d'économie et d'habitat, les sites de culte existants continuent à être utilisés[3]. L'adoration des astres, propre à certains peuples ibériques proto-historiques, continue à nourrir les cultes naturistes des Lusitaniens, qui développent une religion des montagnes, de la lune, des fleuves, de la terre, incarnés par des divinités en même temps tutélaires, peut-être totémiques, bénéfiques et guérisseuses[3]. Il est vraisemblable que la figure mythologique de Lusus et l'essentiel du panthéon lusitanien résultant de ce syncrétisme entre Indo-européens et peuples ibériques proto-historiques remontent à cette époque[3].
La religion lusitanienne est encore en richie par l'influence des groupes celtes, dont l'arrivée dans la peninsule Ibérique met un terme aux migrations indo-européennes. Cette installation des Celtes, qui se mêlent également aux populations locales, donne naissance aux differents peuples celtibères du Sud du pays, de culture celtibère (es) : Turduli, Celtici, etc., qui participent de la civilisation tartessienne, une civilisation commerciale et maritime brillante tournée vers la Méditerranée, dont l'influence remonte au-delà du Tage, jusqu'à l'actuelle Estrémadure portugaise, et développe une écriture et un panthéon propres, avec une écriture celtibère, illustrée par les plaques de Botorrita.
Les populations galico-lusitaniennes, partie des peuples pré-romains de la péninsule ibérique (en) sont connues en partie par la mythologie lusitanienne (en) (Portugal, Galicie, Estrémadure) : liste de divinités lusitaniennes (en).
La connaissance des langues paléo-hispaniques (histoire de la langue portugaise, lusitain, gallaïque) est trop réduite pour inférer dans le domaine de la religion.
Antiquité
La conquête romaine de la péninsule Ibérique (à partir de -250) entraîne une romanisation de l'Hispanie : Hispanie romaine, Lusitanie (province romaine), Gallaeci, Gallaecia, Lusitaniens, et naissance d'une langue, le galaïco-portugais.
Les présences étrangères antérieures, phénicienne, puis carthaginoise, puis grecque, ne semblent pas avoir beaucoup marqué la région dans le domaine religieux.
La période romaine est marquée par l'adoption formelle, dans les cérémonies publiques, de la religion et de la mythologie romaines. En réalité, plus qu'à un remplacement religieux, on assiste à une superposition des cultes, favorisée par le caractère ouvert et intégrateur du polythéisme des Romains, qui entraîne la fusion des deux religions en faisant eux-mêmes des parallèles, et encouragent les particularismes locaux. Ainsi, les anciennes croyances et rituels lusitaniens continuent à fonctionner sous de nouveaux noms pris à l'envahisseurs, parfois juxtaposés à leur ancien nom dans les sanctuaires de l'époque romaine[3]. Ces temples, comme le temple romain d'Évora, ainsi que l'art romain au Portugal (pt), et les toponymes romains au Portugal (pt), sont profondément marqués par les religions et cultures préromaines de l'ouest peninsulaire, sur lesquels ils s'appuient.
D'autres religions arrivent a partir du Ier siècle, avec l'armée, le commerce, l'administration : histoire des Juifs au Portugal (en), diaspora juive, christianisme dans le monde romain, christianisation avec son lot de chapelles, baptistères, basiliques, églises, nécropoles, cimetières, martyrs, dont sainte Gemma de Saintonge, São Veríssimo, Santa Máxima et Santa Júlia (martyrisés en 303 à Lisbonne).
Antiquité tardive
Comme la majeure partie sud de l'Europe de l'Ouest, le Portugal devient chrétien arien. L'arianisme, dénoncé comme hérésie à différents conciles (dont premier concile de Nicée (325), premier concile de Constantinople (381)), suscite des tensions dans tout le monde chrétien du quatrième au sixième siècles : christianisme primitif, art paléochrétien.
La péninsule connaît également l'hérésie priscilienne.
Le galaïco-portugais, matrice du galicien (au nord du Portugal) et du portugais, est la langue de prestige au Moyen Âge dans la région, en partie dans le domaine religieux.
Haut Moyen Âge
L'expansion du christianisme au Moyen Âge dans le sud-est de l'Europe dépend en partie de la chronologie des invasions barbares en Hispanie.
La principale figure historique est Martin de Braga (510/520-589), évêque de Dume, en mission d'évangélisation de la Galice, alors réputée païenne ou arienne.
- Royaume suève (409-585), Historia de regibus Gothorum, Vandalorum et Suevorum
- Histoire ecclésiastique de Braga (en), premier concile de Braga (vers 560), deuxième concile de Braga (572), troisième concile de Braga (675)
- Les Suèves, faiblement christianisés, ariens, finissent au VIe siècle par entrer dans une longue période de tensions et de conflits avec les Wisigoths et se convertissent au christianisme nicéen vers 550, sous le roi Cacaric.
- Malgré la conversion du roi suève Rechiaire I, de l'arianisme au christianisme nicéen vers 450, il aurait été peu suivi autant par les Suèves que par les populations locales : le missionnaire Ajax est chargé de (re)convertir la région à l'arianisme dès 463-466.
- Premier concile de Lugo (569, Galice), Parochiale suevorum (pt) (vers 572-589)
- Évêché britto-romain de Britonia (Galice)
- Royaume wisigoth (575-720)
- Art wisigothique au Portugal (pt), chapelle de São Frutuoso de Montélios (près de Braga)
- Apringius de Beja (évêque de Beja), évêque Sunna, Fructueux de Braga, Jean de Biclar
- Conversion de l'arianisme au chalcédonisme du roi wisigoth (d'Hispanie et Septimanie) Récarède Ier en 589 (provoquant une révolte autour de l'évêque arien de Tolède Uldila)
- Royaume des Asturies (718-910), architecture asturienne, église de São Pedro de Lourosa (Oliveira do Hospital)
- Architecture religieuse préromane au Portugal (pt), art préroman
- Comté de Portugal (868-1139), un temps intégré au royaume de Galice (910-1833)
Moyen Âge central et tardif : époque mozarabe et reconquête
- Expansion de l'islam, conversion à l'islam, muladi, taqîya
- Conquête musulmane de l'Hispanie (711-726)
- Mozarabe, chroniques mozarabes (754), rite mozarabe, chant mozarabe, art mozarabe
- De l'arrivée des armées omeyyades en 711 à la fin de la Reconquista portugaise en 1249, les musulmans de Gharb al-Ândalus sont majoritairement sunnites malékites, tandis que les chrétiens, principalement mozarabes, de rite mozarabe, et les juifs, dont le statut est encadré par le texte coranique et les lois islamiques, relèvent du statut de dhimmi : non-musulmans, sous protection de l'État califal, ou des taïfa sauf conversion.
- En réaction à la crise politico-sociale et religieuse ouverte par l'effondrement du Califat omeyyade de Cordoue au XIe siècle, au sein d’une société musulmane divisée et antagonique, on voit surgir en terres ibériques un mouvement mystique se fondant à niveau spirituel sur l’Islam le plus pur : le soufisme. La raison d’être de ce mouvement se trouvait dans les écrits du Coran, base et pilier de sa doctrine, et dans les traditions prophétiques, suivant les enseignements et l’exemple du Prophète de l’Islam, « l’Homme Parfait » (al-insan al-kamil), d’où provient la Chaîne mystique[4].
- Au XIIe siècle, la domination des Almoravides et des Almohades provoque une contre-réaction qui accentue les particularismes ibériques, et fait s'affirmer avec force une série de groupes soufis dont la première manifestation se trouve dans la ville d’Almeria avec des maîtres tels qu'Abu-l-Abbas Ahmad ibn al Arif al-Sinhayi (1088-1141), qui avait suivi la doctrine du maître soufi oriental perse, al-Ghazali. A l’époque, Almeria est le centre du soufisme ésotérique d’Al-Andalus ; c’est là qu’a lieu la plus grande protestation collective contre la condamnation théologique et la destruction par le feu des livres de l’éminent mystique et théologien, al-Ghazali, sous le gouvernement de l’Almoravide Ibn Tashfin. Rapidement, les enseignements de Ibn al-Arif se propagèrent à Cordoue, Séville et Grenade, puis à l'ensemble des villes musulmanes de la péninsule[4].
- Forte de sa richesse économique et de ses nombreux savants et intellectuels, la région constitue un lieu de développement et diffusion précoce du soufisme au sein du monde musulman[5], conjointement avec la Perse et l'Anatolie. Cette époque est considérée comme l'un des Âges d'or de l'islam[4].
- Dès les premières conversions d'Ibériques à l'islam au VIIIe siècle, des similitudes entre les rituels soufis et catholiques se sont développées, avec une tradition de pratiques dévotionnelles communes aux deux confessions, notamment des pèlerinages, des cultes mariaux et de cultes de Saints communs[6].
- Au sein du monde musulman, pendant cette période, Al-Andalus et Al-Maghrib sont regroupés dans « l’Occident musulman » en général[5].
- Art musulman au Portugal (pt), urbanisme musulman au Portugal (pt)
- Émirat de Cordoue (756-929), Califat de Cordoue (929-1031), art des Omeyyades de Cordoue, art hispano-mauresque
- Taïfa de Badajoz (1013-1151), Taïfa de Mértola (1033-1110)
- Âge d'or de la culture juive en Espagne et au Portugal
- La Reconquista


- Comté de Portugal (868-1139), Royaume de Galice (910-1833, Regnum Christianorum), Royaume de Portugal (1139-1910)
- Reconquista (722-1492)
- Architecture romane au Portugal (pt), Route romane de la Vallée du Sousa (pt)
- Monastère de la Sainte-Croix de Coïmbre (1131), Saint Théoton de Coïmbre (1082-1162)
- Ange du Portugal (pt) (Saint Ange Gardien du Portugal / de la Paix), apparu (selon la légende/tradition) à la bataille d'Ourique (1139, Indépendance du Portugal, Manifestis Probatum)
- Cathédrale Velha de Coimbra (1146)
- Cathédrale Santa Maria Maior de Lisbonne (1147)
- Abbaye d'Alcobaça (1148)
- Cathédrale d'Évora (1186)
- Liste des forteresses templières ibériques
- Architecture gothique au Portugal (1200-1450)
- Annexion du Royaume d'Algarve (1249 ou 1267)
- Université de Coimbra (1290)
- Jean XXI (1220c-1277), second pape portugais
- Ordre du Christ (Portugal) (1319), Croix de l'ordre du Christ
- Liste des châteaux et forteresses de l'Ordre du Christ au Portugal
- Monastère de Batalha (1386)
- Couvent des Carmes de Lisbonne (1389)
- Henri le Navigateur (1394-1460)
Époque moderne
Le catholicisme, depuis l'occupation mozarabe et la reconquête, paraît indissociable de l'identité portugaise. L’« Outre-mer portugais » (Ultramar português), devenu Empire colonial portugais (1415-1999), accentue cette identification.
- Église catholique et Grandes Découvertes (en)
- Style manuélin, architecture manuéline (1490-1520) : Monastère des Hiéronymites (1502), Tour de Belém (1514-1519)
- Padroado (patronage, sans doute dès 1410), Missions catholiques aux XVIe et XVIIe siècles, de 1622 à la fin du XVIIIe siècle, aux XIXe et XXe siècles
- Dum Diversas (1452), Romanus pontifex (1455), Aeterni regis (1481), Inter caetera, et autres bulles pontificales concernant les limites de l'Empire colonial portugais
- Inquisition espagnole (1478-1834), expulsion des Juifs d'Espagne (1492)
- Expulsion des Juifs et des Musulmans du Portugal (1496), inquisition portugaise (1496-1822)
- Lois raciales de limpieza de sangre (pureté de sang), Conversion au christianisme, Nouveau chrétien
- Inquisition romaine (1542), Autodafé
- Culte de l'Empire du Saint-Esprit (en) (Irmandades do Divino Espírito Santo, millénarisme joachimiste aux Açores, puis au Brésil)
- Université du Saint-Esprit d'Évora (1559), Chartreuse d'Évora (1587)
- Monastère de Saint-Vincent de Fora (1582)
- Cathédrale de Coimbra (1598)
XVIIe siècle
L'époque développe deux mythes à références religieuses fortes :
- le sébastianisme (mythe messianique, apparu en 1578) : Gonçalo Anes Bandarra, Manuel Bocarro Francês (pt)
- le Quint-Empire, principe mystique, millénariste et messianique, créé par António Vieira (1608-1697), auteur de l'Histoire du futur (1718), réactivé par le recueil Message de Fernando Pessoa.
XVIIIe siècle
Au moment où les Lumières portugaises émergent, comme dans les autres pays latins et catholiques, l'écrasante majorité de la population portugaise est encore analphabète, l'Index Librorum Prohibitorum est encore en vigueur, l'enseignement est contrôlé par les ordres religieux, et les universités enseignent encore les matières de la scolastique médiévale. Les principaux appareils répressifs sont le Saint-Office, visant les ennemis de Rome, et la police politique, contrôlée par la Couronne. Les juifs et les chrétiens-nouveaux, dont le statut discriminant est encore en vigueur, sont toujours persécutés.
- Séisme du 1er novembre 1755 à Lisbonne, Poème sur le désastre de Lisbonne (Voltaire, 1756)
- Expulsion des Jésuites du Portugal (pt) (1759), Sanction pragmatique (1767), Suppression de la Compagnie de Jésus, Expulsion des Jésuites
Époque contemporaine
XIXe siècle
La guerre péninsulaire (Invasions françaises du Portugal (1807-1814)) joue un certain rôle dans l'extension du libéralisme au Portugal et les causes de la crise de succession portugaise (1826-1834) et de la guerre civile portugaise (1826-1834).
La dissolution des monastères au Portugal (en) (1834) reste l'évènement le plus important du siècle dans le domaine de la religion au Portugal. Il s'inscrit cependant dans un grand mouvement pan-européen qui va des réformes protestantes aux interdictions religieuses des régimes dictatoriaux modernes.
XXe siècle
Le siècle est d'abord marqué par la proclamation de la République portugaise () : fin de la monarchie portugaise, décrets anti-ecclésiastiques, confiscation des biens et propriétés de l'Église, fin des jours fériés religieux, suppression de l'enseignement de la doctrine chrétienne, loi de séparation de l'Église et de l'État (1911), mais très vite aussi début de dictatures.
L'autre événement marquant du début du siècle est en 1917 l'apparition mariale au village de Fatima, principalement à six occasions, de la « dame en blanc », à trois enfants, accompagnée de la révélation de Secrets de Fátima, suivie par le Miracle du soleil le . Le tout est à l'origine d'une intense dévotion populaire, d'un pèlerinage marial chrétien catholique, depuis un siècle, au Sanctuaire de Notre-Dame de Fatima. Certaine utilisation politique est évidente : sursauts patriotiques et politiques autoritaires. Le pèlerinage rejoint en importance celui à la période médiévale de Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice, Espagne) : cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle (1075), Codex Calixtinus.
- Première République (Portugal) (1910-1926)
- Iamdudum (en) (1911), bulle pontificale contre les excès de l'anticléricalisme au Portugal
- Apparitions mariales de Fátima (1917)
- Dictature nationale (1926-1933) : Óscar Carmona, Domingos Oliveira
- Estado Novo (1933-1974) : António de Oliveira Salazar (1889-1970)
- Joaquim Alves Brás (1899-1966)
- Rádio Renascença (1936-)
- Université catholique portugaise (1967, Braga)
- Guerres coloniales portugaises (1961-1974)
- Troisième République (Portugal) (1974-)
- MEGA FM (1998-)
XXIe siècle
- Loi de séparation de l'Église et de l'État au Portugal (pt) (2001)
- Concordat entre le Saint-Siège et le Portugal (pt) (2004)
- Éducation morale et religieuse catholique (pt), discipline facultative (2013)
