Sanctuaire de Macé
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| Sanctuaire de Macé Sanctuaire des Hernies | |
Plan simplifié du sanctuaire. | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Commune | Macé |
| Coordonnées | 48° 37′ 56″ nord, 0° 08′ 33″ est |
| Altitude | 192,50 m |
| Histoire | |
| Époque | époque augustéenne au IVe siècle |
| modifier |
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Le sanctuaire de Macé est un site antique dans la commune de Macé, dans le département français de l'Orne, en région Normandie.
Ce sanctuaire, qui subit plusieurs phases de modifications entre le Ier et le IVe siècle apr. J.-C. se compose se plus d'une dizaine de temples et d'édicules cultuels regroupés au sein d'une même enceinte.

La sanctuaire est situé à 350 m au sud du chef-lieu communal de Macé. À 192,50 m d'altitude, il occupe le replat d'un versant qui descend vers le nord-ouest. Le sous-sol est constitué de calcaire bathonien recouvert de lœss[1].
Le site se trouve, au sein de la province romaine de Gaule lyonnaise, sur le territoire de la civitas des Sagii ou Sagiens, dont Sagium (Sées) est la « capitale ». La voie antique reliant Vindunum (Le Mans) à Aregenua (Vieux-la-Romaine) via Sagium passe à quelques centaines de mètres du sanctuaire[2]. Le tracé probable de cette voie quitte Sées au nord puis oblique vers le nord-ouest pour passer au sud-ouest du site, auquel aucun embranchement ne semble le relier[3]. Quelques établissements antiques sont repérés dans l'environnement du sanctuaire, tous situés à plus d'un kilomètre[4].
Historique
Aucune occupation humaine ne semble précéder la construction du sanctuaire[5].
Le site fait l'objet de plusieurs phases successives de construction, caractérisées par l'élévation puis l'agrandissement de l'enceinte, l'édification d'édifices cultuels de plus en plus nombreux dans son périmètre alors que, dans le même temps, des temples plus anciens sont démantelés. Les premières constructions ne semblent pas antérieures à l'ère augustéenne[6]. Les derniers aménagements datent du IVe siècle[7]. Le sanctuaire semble définitivement abandonné à la fin de ce siècle ou au début du suivant[8].
Après son abandon, le sanctuaire est utilisé comme carrière, ses pierres récupérées puis ses vestiges sont progressivement arasés par les travaux agricoles[9].
Le site est découvert par prospection pédestre en 1997. Des sondages sont réalisés en 2004, puis trois campagnes de fouilles de 2005 à 2007[5]. Il se positionne, en 2023, comme l'un des trois plus grands de Normandie occidentale avec ceux d'Alauna et de Montaigu-la-Brisette[10].