Sanctuaire de Ruitz
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| Sanctuaire de Ruitz | |||
Plan simplifié du site. | |||
| Localisation | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Région | Hauts-de-France | ||
| Département | Pas-de-Calais | ||
| Commune | Ruitz | ||
| Coordonnées | 50° 27′ 53″ nord, 2° 34′ 45″ est | ||
| Altitude | 75 à 80 m | ||
| Histoire | |||
| Époque | Haut-Empire romain | ||
| Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : France
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Le sanctuaire de Ruitz est un site antique dans la commune de Ruitz, dans le département français du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France.
Constitué d'une enceinte et de trois bâtiments, dont au moins un temple, il semble n'avoir été fréquenté que pendant un siècle environ : construit dans la seconde moitié du Ier siècle apr. J.-C., il est déjà abandonné à la fin du IIe siècle. Il est découvert et fouillé dans les années 2000 à la faveur de la création d'une déviation routière.
Le site se trouve à 800 m au sud-ouest du chef-lieu communal de Ruitz, à la pointe sud-ouest du territoire de la commune. L'ancienne fosse no 6 de Bruay-la-Buissière se trouve à moins d'un kilomètre du sanctuaire. Sur un promontoire, le site est établi à une altitude allant de 80 m vers l'ouest à 75 m vers l'est[1].
Dans la géographie antique le sanctuaire est rattaché au territoire des Atrébates mais il est proche de la limite estimée entre ce territoire et celui des Morins. La chaussée Brunehaut reliant Arras à Thérouanne, d'orientation sud-est — nord-ouest, passe à moins de 4 km du site. Les témoignages d'activité à l'époque antique sont nombreux dans le secteur : villa et pôle funéraire, atelier de poterie de Labuissière[2] dans l'environnement du site[3],[4].
Historique
Le site du sanctuaire est occupé, probablement dès la première moitié du Ier siècle apr. J.-C. : une zone d'habitats est suggérée par la présence de fossés dont la trame est conservée[3].
Le temples, les autres bâtiments et l'enceinte semblent édifiés dans la seconde moitié du Ier ou au début du IIe siècle apr. J.-C.. Le démantèlement semble précoce, peut-être un siècle seulement après la construction[3].
Dans les siècles qui suivent, et notamment au Moyen Âge, le terrain est largement bouleversé avec des activités d'exploitation du fer et d'extraction du grès. Un chemin, difficile à dater mais qui figure sur le cadastre napoléonien en 1812, est percé. Tous ces événements aboutissent à l'arasement complet des ruines du sanctuaire jusqu'au niveau de ses fondations et le chemin emporte tout le côté oriental de l'enceinte[5]
Dans le cadre de l'aménagement de la déviation routière entre Béthune et Bruay-la-Buissière, des diagnostics archéologiques sont conduits par l'Institut national de recherches archéologiques préventives entre 2003 et 2005[1], ce qui amène la réalisation de fouilles préventives à Ruitz entre septembre et [3].