Artres
commune française du département du Nord
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Artres est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
| Artres | |||||
La mairie d'Artres. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Valenciennes | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole | ||||
| Maire Mandat |
Liliane Andre 2020-2026 |
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| Code postal | 59269 | ||||
| Code commune | 59019 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Artrésiens | ||||
| Population municipale |
1 082 hab. (2023 |
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| Densité | 164 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 17′ 39″ nord, 3° 32′ 28″ est | ||||
| Altitude | Min. 39 m Max. 96 m |
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| Superficie | 6,59 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Artres (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Valenciennes (partie française) (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Aulnoy-lez-Valenciennes | ||||
| Législatives | Dix-neuvième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Géographie
Localisation
Artres est située sur la rivière Rhonelle à environ neuf kilomètres au sud de Valenciennes.
Géologie et relief
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Rhonelle[1],[Carte 1].
La Rhonelle, d'une longueur de 32 km, prend sa source dans la commune de Locquignol et se jette dans le Vieil Escaut à Valenciennes, après avoir traversé douze communes[2].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang des Sources (0,2 ha)[Carte 1],[3].
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[4].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 799 mm, avec 13,7 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 7 km à vol d'oiseau[11], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[14]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[15].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[15].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[15].
Voie de communication et transport
La commune est desservie par la ligne 971 du réseau interurbain Arc-en-Ciel 4.
Urbanisme
Typologie
Au , Artres est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Artres[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centre[Note 5],[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[18]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (88,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,7 %), zones urbanisées (11,9 %), prairies (11,4 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Toponymie
Artres, du latin atrium, un lieu où l'on rendait justice. Il reste de l'époque romaine les vestiges d'un aqueduc.
Histoire
L'abbaye de Maroilles possédait dans le XIIe siècle beaucoup de biens à Artres. En 1184, les seigneurs de Famars qui étaient les seigneurs de la terre d'Artres, en vendaient la moitié au comte du Hainaut.
En 1340, au début de la guerre de Cent Ans, les Français brûlèrent le village.
Du XIVe siècle au XVIIIe siècle, le fief d'Artres était possédé par la famille de Haynin.
En 1834, la famille d'Haussy fonde une sucrerie. C'est le début du développement économique d'Artres et de la campagne environnante, qui sera encore renforcé par l'arrivée du chemin de fer avec une gare à Artres. Plus de 400 personnes travaillaient pour cette industrie pendant la campagne sucrière. Au début du XXe siècle, de nouveaux bâtiments de sucrerie sont construits. Ils abritèrent ensuite d'autres activités industrielles. Artres a possédé aussi une briquerie (détruite en 1936).
En 1900, à Artres, des maisons ont encore un toit de chaume, revêtement ancien qui a précédé la mise en place des tuiles ou ardoises : le 15 avril 1900, sept d'entre elles sont détruites par le feu[22].
Artres, avec ses champs de betteraves, a gardé son caractère rural et agricole.
Politique et administration
Situation administrative
Tendances politiques et résultats
Lors du premier tour des élections municipales le , quinze sièges sont à pourvoir ; on dénombre 736 inscrits, dont 270 votants (36,68 %), 7 votes blancs (2,59 %) et 229 suffrages exprimés (84,81 %). La liste Bien vivre à Artres menée par Liliane André recueille l'ensemble des suffrages exprimés, étant la seule à se présenter[23].
Administration municipale
Liste des maires
Maire en 1802-1803 : Dhaussy[24].
Maire en 1807 : Roland[25].
Maire en 1808 : Leduc[26].
Maire en 1881 : Alfred D'Haussy[27].
Instances judiciaires et administratives
La commune relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.
Politique environnementale
Jumelages
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29].
En 2023, la commune comptait 1 082 habitants[Note 7], en évolution de +2,37 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 21,7 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 545 hommes pour 506 femmes, soit un taux de 51,86 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,23 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Santé
Enseignement
Artres fait partie de l'académie de Lille.
Sports
Média
Cultes
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Saint-Martin, du XVIIIe siècle. Les archives mentionnent 1757 comme date de fin des travaux.
- La grotte de Lourdes auprès de l'église, 1885.
- La chapelle rue du Tapage.
- La chapelle rue Gambetta.
- La cense du château du XVIIIe siècle.
- Le cimetière communal d'Artres héberge six tombes de soldats — gérées par la Commonwealth War Graves Commission —, tués à la fin de la Première Guerre mondiale (en octobre et en novembre 1918)[34].
- Le monument aux morts, commémorant les morts de quatre conflits militaires : 1870-71, 1914-18, 1939-45 et la guerre d'Algérie[35].
- L'église Saint-Martin d'Artres.
- Le monument aux morts.
- Porche de la ferme de l'Hôtel-Dieu.
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Les armes d'Artres se blasonnent ainsi : « D'or, à la croix engrêlée de gueules. »[réf. nécessaire] |
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
