Troguéry
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Troguéry [tʁogeʁi] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
| Troguéry | |||||
Le moulin du Cosquer en 2013. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Lannion | ||||
| Intercommunalité | Lannion-Trégor Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Serge Henry 2026-2032 |
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| Code postal | 22450 | ||||
| Code commune | 22383 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Troguérois, Troguéroise | ||||
| Population municipale |
227 hab. (2023 |
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| Densité | 63 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 45′ 17″ nord, 3° 13′ 28″ ouest | ||||
| Altitude | 45 m Min. 0 m Max. 55 m |
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| Superficie | 3,61 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Tréguier | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.lannion-tregor.com/fr/nous-connaitre/l-institution/les-57-communes-du-territoire/troguery.html | ||||
| modifier |
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Géographie
Situation

Relief et hydrographie
Le finage de Troguéry a l'aspect d'un plan incliné vers le nord-ouest et le nord, en direction du Jaudy et du Ruisseau du Moulin de Bizien, son point le plus élevé (55 mètres) est située à sa limite sud-est, près du hameau de Kerséhan ; les points les plus bas correspondent au niveau de la mer car la commune est limité à l'ouest et au nord par les rias des deux cours d'eau précités. Le bourg est vers 45 mètres d'altitude.
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la ria du Jaudy et celle du Moulin de Bizien[1],[Carte 1].
- La grève de Sainte-Anne sur la ria du Jaudy.
Le Jaudy, d'une longueur de 48 km, prend sa source dans la commune de Tréglamus et se jette dans la Manche en limite de Plouguiel et de Kerbors, après avoir traversé 13 communes[2].
Le Moulin de Bizien, d'une longueur de 11 km, prend sa source à la limite des communes de Pommerit-Jaudy et de Ploëzal et se jette dans le Jaudy en limite de Trédarzec et de Troguéry[3].

Troguéry est limité au sud par le Ruisseau du Launay, petit affluent de rive droite du Jaudy, qui sépare la commune de celle de La Roche-Jaudy (anciennement de Pommerit-Jaudy).
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[7]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 805 mm, avec 14,1 jours de précipitations en janvier et 7 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Roche-Jaudy à 3 km à vol d'oiseau[10], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 887,1 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,5 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Troguéry est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].
La commune, bordée par l'estuaire du Jaudy, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[18]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[19].
Habitat et paysages
Troguéry présente un habitat rural dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux et fermes isolées. La commune a conservé pour l'essentiel son caractère rural, seule la zone comprise entre le bourg et le hameau des Quatre-Vents a été transformée par la création de lotissements engendrant un habitat pavillonnaire.
Les rives des deux rias sont restées inhabitées.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (79,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,5 %), eaux continentales[Note 3] (13 %), zones urbanisées (7,5 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Transports
La commune est isolée, éloignée des grands axes de transports, desservie principalement par le D 72, qui vient de Pleudaniel.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Treguerri en 1330, ecclesia de Treuguerri à la fin du XIVe siècle, Treauguery en 1427, Treuguerri en 1444, ecclesia de Tnouguerri en 1457, Treuguerri en 1461, Tnouguery en 1481, Trouguery en 1486, Treguerri, Treuguerri et Treuguerry en 1505, Tnouguery en 1547, Tuonguerry et Tnouguerry en 1554 et en 1614, Troguerry en 1600.
La forme actuelle Troguéry apparaît en 1709[21].
Troguéry vient du vieux breton treb (village) et, semble-t-il, d'un nom de personnage Guerry ou Geri[21], le « village de Héry »[22].
« Bien que son premier élément tro- paraisse remonter au vieux et moyen-breton tnou, aujourd'hui traou, traon, (« vallée »), les graphies les plus anciennes infirment cette hypothèse et dénoncent dans les formes Tnouguery des réfections analogiques. Le premier élément est de toute apparence le vieux-breton treb (« village »). Souvent noté en moyen-breton tref, le terme apparaît vers 1060 sous la forme treu dans un acte de l'abbaye de Saint-Georges de Rennes concernant Pleubian »[23].
« Quant au second élément, même s'il semble, à en juger notamment par la transcription Treauguery en 1427, avoir été assimilé au breton eogeri, ogeri (« rouissoir »), terme qui explique les lieux-dits Tossen-an-Oguéry ou Prat-Noguéry à Pommerit-Jaudy, son origine est sans doute différente. Un rouissoir dit Routoir-Coz, indiqué par l'ancien cadastre, non loin de l'église, ne saurait constituer un argument décisif en ce sens. Plus vraisemblable est d'y identifier un élément geri, sans doute nom d'homme, à l'origine également, précédé du breton toull (« trou ») et de l'article défini, de Toull-an-Héry, village de Plestin-les-Grèves, noté Toulanguerry en 1460 »[23].
Plusieurs lieux-dits de la commune portent des noms commençant par "Convenant ...", ce qui rappelle la pratique traditionnelle des domaines congéables pour les exploitations agricoles de la commune.
Histoire
Antiquité
Des briques et tuiles datant de l'époque gallo-romaine ont été trouvées au lieu-dit Coz-Quinquis ("Le vieux Plessis")[24].
Moyen-Âge
Troguéry est issu du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Pleudaniel. Le nom, en fait celui de son manoir, est cité pour la première fois en 1330 dans le procès de canonisation de saint Yves. La paroisse de Troguéry est attestée en 1437[24].
Un missel datant de 1453, écrit, sinon calligraphié, par Yves Even, recteur de Troguéry, se trouve à la Bibliothèque nationale de France[25].
Une archive détenue au château de Chantilly indique une fondation de l'église de Troguéry en 1487[26].
Temps modernes
Quatre seigneuries existaient à Troguéry : Kerino [Kerinou], Kersquelbault [Kerscabot] (droit de haute justice qui s'exerçait à La Roche-Derrien), Troguéry (haute, moyenne et basse justice) et la Ville-Basse [Kerandraou], laquelle disposait du droit de haute justice et de prééminences dans la cathédrale de Tréguier[27].
Claude de Perrien [Perien] (veuve de Jean II de Kerguézec) était dame douairière de Carpont (en Louannec) et propriétaire de la seigneurie de Troguéry en 1608[28].La seigneurie de Kersquelbault était la propriété des seigneurs de Chef-du-Pont, alors en Langoat[29].

En 1759 Une ordonnance du roi Louis XV fixe à 8 hommes et 52 livres la charge annuelle de la paroisse de Troguéry pour le service des garde-côtes chargés de la défense des côtes de Bretagne[30].
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Troguéry en 1778 :
« Troguéri : à trois quarts de lieue au Sud de Tréguier, son évêché et sa subdélégation ; à 30 lieues de Rennes. Cette paroisse ressortit à Lannion, et compte 350 communiants[Note 4] ; la cure est à l'alternative. Le terroir est très bien et très exactement cultivé[31]. »
Révolution française
La paroisse de Troguéry est transformée en commune en 1790 et rattachée au canton de La Roche-Derrien et au district de Pontrieux, puis à partir de 1795 à l'arrondissement de Lannion.
Le 9 frimaire an VII () les communes de Tréguier et Troguerie [Troguéry] furent mises en état de siège par le général Michaud, commandant la XIIIe division militaire, à la suite de l'assassinat le 9 brumaire an VII () « du citoyen Gac[Note 5], agent municipal de Troguéry, par une horde de brigands » (chouans)[32]. Parmi les auteurs de cet assassinat sont cités René Duval[Note 6], un cultivateur de Pommerit-Jaudy et un forçat libéré du port de Brest, François Taupin[33].
Au début de 1799 les soldats cantonnés à Troguéry se mirent à renverser et détruire les croix de chemins (renversées déjà lors de la Terreur, mais relevées depuis) ainsi que les images pieuses replacées au-dessus des portes des maisons. Le commissaire du canton de Pontrieux s'en plaint et écrit qu'« il faut laisser agir le temps. Pour ne pas froisser l'opinion, il vaut mieux, au lieu de chercher à détruire les signes superstitieux qui existent, veiller à ce qu'il ne d'en implante pas de nouveaux »[34].
Le XIXe siècle
L'ordonnance royale du sépare la succursale de Pouldouran de celle de Troguéry dont elle dépendait jusque-là[24].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Troguéry en 1853 :
« Troguéry : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Kerscabot, Pen-an-Antré, Guénoret, Ville-Basse, Sainte-Anne, Convenant-Tilly, Kermeur, Convenant-Mabo; Kerino, Biliguen, Convenant-Munudic, Convenant-Coco, Le Cosquer, Traou-an-Dour, Ros-Lan, Pen-an-Cra. Superficie totale 300 hectares [en fait 305 ha] 50 ares, dont (..) terres labourables 291 ha, prés et pâturages 6 ha, vergers et jardins 5 ha, landes et incultes 3 ha (..). Moulins : 2 (à eau, du Cosquer, du Huallec).Il y a, en outre de l'église, la chapelle Sainte-Anne. On parle le breton[35]. »
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Troguéry possède une école de garçons ayant 36 élèves, que son territoire est assez plat, avec une pente vers l'ouest en direction du Jaudy, à proximité duquel le relief devient plus accidenté, que les terres sont productives et bien cultivées, produisant du foin en abondance et fournissant d'excellents pâturages, que l'église, qui est sous le patronage de saint Iltut, est fort ancienne (les dates de 1633 et 1729 lisibles dans l'église correspondent probablement à des réparations) et que son pardon, célébré le jour de la Sainte-Trinité est fréquenté par des pèlerins qui « s'y rendent la nuit, dans un silence absolu, pour obtenir la guérison de leurs infirmités ou de celles de leurs parents »[36].
Le XXe siècle
La Belle Époque
Vers 1900 un bac assurait le passage sur le Jaudy au niveau du lieu-dit Kerscabot[37].
- Troguéry ː la Place du bourg au début du XXe siècle (carte postale).
- Troguéry ː la Rue de la Mairie au début du XXe siècle (carte postale).
- Troguéry ː l'église paroissiale au début du XXe siècle (carte postale).
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts de Troguéry porte les noms de 20 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 3 au moins (Jean Coadic, François Dalvat et Édouard Corlouer) sont morts en Belgique dès 1914 ou 1915 ; Yves Le Corre et Joseph Le Roux sont morts en mer, victimes de naufrages provoqués par l'ennemi : le premier cité le sur le cargo charbonnier à vapeur Maine au large de Dieppe, le second cité le sur le cargo réquisitionné Voltaire II ; la plupart des autres sont morts sur le sol français[38].
L'Entre-deux-guerres
- Le programme des fêtes de Troguéry des 11 et (journal L'Ouest-Éclair du ).
- Troguéry ː l'église et le monument aux morts vers 1925 (carte postale).
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de Troguéry porte les noms de 9 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale ; parmi ces victimes Marcel Coadic, mort en mer le ; Ernest Joliff, marin sur le contre-torpilleur L'Audacieux, mort de maladie le à Toulon ; Louis Joliff, mort lors du naufrage du dragueur auxiliaire Denis Papin le ; Louis Droniou, prisonnier de guerre, rapatrié sanitaire, mort de maladie le à Paris ; François Treuvil, marin des Forces navales françaises libres, mort lors du naufrage du Yoma le ; Yves Rioual, marin mort lors de l'abordage accidentel du contre-torpilleur Le Malin avec Le Terrible le au large de Naples[38].
L'Après Seconde Guerre mondiale
L'enseigne de vaisseau Robert Even, originaire de Troguéry, fit partie des 15 victimes de l'accident d'avion, un Junkers 52, survenu le au sommet du Djebel Zaghouan en Tunisie[39].
Le XXIe siècle
La recherche d'un druide pour pallier le manque de médecins
Six communes du Pays rochois (La Roche-Derrien, Pommerit-Jaudy, Langoat, Hengoat, Pouldouran et Troguéry) annoncent en avoir recruté un druide pour pallier le manque de médecins. C'était évidemment un canular, une fausse information destinée à obtenir un battage médiatique ; ce fut efficace, la commune nouvelle de La Roche-Jaudy accueillant à oartir de 2020 quatre médecins dans son cabinet médical[40].
Un déclin démographique
Pendant la période 2015-2021, Troguéry a perdu 72 habitants soit un quart de sa population qui s’élève désormais à 211 habitants. En moyenne, cela représente -4,8 % l'an ; ce déclin s'explique en partie par le vieillissement de la population. La construction du lotissement de Ker Ildut (17 lots), lancée en 2023, devrait favoriser un redressement démographique[41].
En 2023 le transept nord de l'église menacé de s'effondrer ; il faut en reprendre toute la maçonnerie[42].
Politique et administration
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Troguéry, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[43]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 7] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[44].
Une seule liste, menée par Serge Henry, maire sortant[45], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 63,73 %[46],[47]. Serge Henry est réélu maire pour un troisième mandat le [48],[Note 8].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[52]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[53].
En 2023, la commune comptait 227 habitants[Note 24], en évolution de −8,84 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- Le moulin du Cosquer dit de Bili-Gwenn, musée des techniques de meunerie, classé en 1999 au titre des Monuments historiques[56] ;
- Le moulin à marée du Cosquer : vue extérieure d'ensemble.
- le manoir de Kerandraou, ou manoir de la Ville-Basse (XIVe-XVe siècle), classé en 2003 au titre des Monuments historiques[57] ; en cours de restauration en 2013 ; le manoir possède une chapelle privée.
- Porte principale et fenêtre de la chapelle.
- Manoir de Kerandraou : le colombier.

- L'église de la Sainte-Trinité, appelée autrefois église Saint-Ildut, date pour partie de 1633 (clocher), pour partie de 1729 (chevet) ; son maître-autel est du XVIIIe siècle ; l'église possède aussi un bénitier du XIVe siècle et des fonts baptismaux du XVe siècle.
- L'église de la Sainte-Trinité : vue extérieure d'ensemble.
- La chapelle Sainte-Anne : elle date initialement du XVIe siècle, mais a été largement reconstruite en 1779 et restaurée en 1881 et 1925.
- Chapelle Sainte-Anne: vue extérieure d'ensemble.
- Bannière de procession du Sacré-Cœur.
- Bannière de procession de saint Ildut.
Littérature
- Narcisse Quellien a écrit une nouvelle : L'Auberge des Quatre-Vents dont l'action se déroule principalement à Troguéry ; elle a été publiée dans le journal Le Figaro en 1890 et est illustrée de dessins de A. Deyrolles (probablement Théophile Deyrolle en réalité)[58].
- Dessin représentant des mariés sortant de l'église de Troguéry publié pour illustrer une nouvelle de Narcisse Quellien intitulée L'Auberge des Quatre-Vents dans le journal Le Figaro ().
- Dessin représentant une scène d'auberge lors d'un mariage à Troguéry, publié dans le journal Le Figaro pour illustrer une nouvelle de Narcisse Quellien intitulée L'Auberge des Quatre-Vents ().
