Élections au Parlement basque de 2012
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| Élections au Parlement basque de 2012 | ||||||||||||||
| 75 sièges du Parlement basque (majorité absolue : 38 sièges) | ||||||||||||||
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| Type d’élection | Élections législatives de communauté autonome | |||||||||||||
| Campagne | du au | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 1 775 351 | |||||||||||||
| Votants | 1 135 568 | |||||||||||||
| 63,96 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 1 126 400 | |||||||||||||
| Votes nuls | 9 168 | |||||||||||||
| EAJ-PNV – Iñigo Urkullu | ||||||||||||||
| Voix | 384 766 | |||||||||||||
| 34,61 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 27 | |||||||||||||
| EH Bildu – Laura Mintegi | ||||||||||||||
| Voix | 277 923 | |||||||||||||
| 25,00 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 21 | |||||||||||||
| PSE-EE-PSOE – Patxi López | ||||||||||||||
| Voix | 212 809 | |||||||||||||
| 19,14 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 16 | |||||||||||||
| PP – Antonio Basagoiti | ||||||||||||||
| Voix | 130 584 | |||||||||||||
| 11,75 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 10 | |||||||||||||
| Vainqueur et sièges par circonscription. | ||||||||||||||
| Lehendakari | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Patxi López PSE-EE-PSOE |
Iñigo Urkullu EAJ-PNV | |||||||||||||
| euskadi.eus | ||||||||||||||
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Les élections au Parlement basque de 2012 (en basque : 2012ko Eusko Legebiltzarrerako hauteskundeak, en espagnol : Elecciones al Parlamento Vasco de 2012) se tiennent de manière anticipée le dimanche afin d'élire les 75 députés de la Xe législature du Parlement basque pour un mandat de quatre ans.
Le scrutin est convoqué en avance par le président du gouvernement socialiste Patxi López, qui avait mis fin en à trente ans de domination du Parti nationaliste basque, après qu'il a perdu le soutien du Parti populaire. Il est le premier à se tenir depuis le renoncement d'ETA aux activités terroristes.
Le résultat conduit à l'élection d'une large majorité de députés nationalistes en raison de l'irruption à la deuxième place des forces politiques d'Euskal Herria Bildu, qui réalise le meilleur résultat de la gauche abertzale. Conformément à sa domination traditionnelle sur le paysage politique basque, le Parti nationaliste vire en tête. Le Parti socialiste au pouvoir est victime d'un vote sanction tandis que le Parti populaire ne parvient pas à mobiliser sa base électorale.
Six semaines après la tenue du scrutin, Iñigo Urkullu est investi président du gouvernement à la majorité simple.
Alternance historique
Au cours des élections autonomiques du 1er mars 2009, les partis représentant le nationalisme basque perdent pour la première fois en trois décennies leur majorité, avec seulement 37 députés sur 75, dont 30 pour le Parti nationaliste basque (EAJ-PNV) du président du gouvernement (lehendakari) Juan José Ibarretxe. Le Parti socialiste (PSE-EE-PSOE) de Patxi López peut donc envisager une majorité avec le Parti populaire (PP) et Union, progrès et démocratie (UPyD)[1]. Le recomptage des bulletins dépouillés et du vote par correspondance donne au Parti socialiste un député supplémentaire au détriment du camp nationaliste[2].
Après que le PSE-EE-PSOE et le PP ont conclu le suivant un accord de coopération[3], Patxi López est investi le lehendakari par 39 voix favorables, tandis que Juan José Ibarretxe en obtient 35, ce qui met un terme à trente ans d'hégémonie nationaliste[4].
Renoncement d'ETA à la lutte armée
Le groupe terroriste indépendantiste Euskadi ta Askatasuna (ETA) annonce le , sous la pression de ses soutiens, un cessez-le-feu sans limite de temps et inconditionnel[5]. Le , ETA proclame un cessez-le-feu « général, permanent et vérifiable [...] par la communauté internationale », qu'elle présente comme « [son] engagement envers un processus de solution définitive et de fin de la confrontation armée »[6]. Par une déclaration rendue publique le , ETA décide « la cessation définitive de la lutte armée », appelant à un « dialogue direct » avec les États français et espagnol pour régler le sort des prisonniers et des combattants clandestins, ce qui met un terme à 43 ans d'activité terroriste ayant causé la mort de 829 personnes[7].
Émergence de la gauche abertzale et rupture PSOE/PP
Les élections municipales du 22 mai 2011 sont marquées par l'émergence de la coalition de gauche abertzale Bildu, qui prend directement la deuxième place des forces politiques et met en difficulté aussi bien le Parti socialiste que le Parti nationaliste, spécialement dans le Guipuscoa[8]. Lors des élections générales anticipées du 20 novembre suivant, l'EAJ-PNV et la coalition de la gauche abertzale Amaiur conquièrent une majorité des sièges, tandis que le PSOE et le PP sont en recul, ce qui les place dans une situation délicate à moins de deux ans des prochaines élections autonomiques et alors que des élections à caractère national devraient leur être davantage favorables[9].
Le président régional du PP, Antonio Basagoiti, annonce la rupture de l'accord avec le PSE-EE-PSOE le , quelques jours après que Patxi López a annoncé un recours devant le Tribunal constitutionnel contre les coupes budgétaires décidées par le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy[10]. Le suivant, le président du gouvernement basque décidé de la convocation d'élections anticipées pour le , constatant l'absence de majorité au sein du Parlement[11].
Mode de scrutin

Le Parlement basque (Eusko Legebiltzarra, Parlamento Vasco) est l'assemblée législative monocamérale de la communauté autonome du Pays basque. Il est constitué de 75 députés (diputatuak) élu pour une législature de quatre ans au suffrage universel direct selon les règles du scrutin proportionnel d'Hondt par l'ensemble des personnes résidant dans la communauté autonome où résidant momentanément à l'extérieur de celle-ci, si elles en font la demande.
Nombre de députés
L'article 26 du statut d'autonomie de 1979 dit « de Guernica » dispose que le Parlement sera composé d'un nombre égal de députés représentant les territoires historiques — l'Alava, le Guipuscoa et la Biscaye — et élu pour une période de quatre ans[12]. En vertu de l'article 10 de la loi 5/1990 relative aux élections au Parlement basque, le nombre de députés par circonscription est fixé à 25[13], ce qui établit la composition de l'hémicycle à 75 parlementaires.
| Circonscriptions | Députés | Carte |
|---|---|---|
| Alava | 25 | |
| Biscaye | 25 | |
| Guipuscoa | 25 | |
Convocation et candidatures
Conformément à l'article 46 de la loi électorale 5/1990, les élections sont convoquées par le président du gouvernement basque au moyen d'un décret qui doit être pris le 25e jour précédant l'expiration de la législature — quatre ans après le précédent scrutin, jour pour jour — et publié le lendemain au Journal officiel (Boletín Oficial del País Vasco, BOPV). Les élections doivent se tenir 54 jours après cette publication[14].
Peuvent présenter des candidatures[15] :
- les partis, associations et fédérations politiques inscrits au registre des associations politiques du ministère de l'Intérieur ;
- les coalitions électorales formées par les entités précitées ;
- les groupes d'électeurs, à la condition d'avoir réuni les parrainages d'au moins 1 % des électeurs de la circonscription électorale concernée[16].
Tous les candidats doivent être résidents enregistrés au Pays basque, ou prouver que leur dernière domiciliation administrative se trouvait sur le territoire basque s'ils sont expatriés. Les listes de candidats doivent présenter au moins 50 % de femmes, cette proportion devant se retrouver pour chaque groupe de six candidats[17],[18].
Répartition des sièges
Le Parlement est élu au scrutin proportionnel d'Hondt. La répartition des sièges est opérée de la manière suivante[19] :
- les listes sont classées par ordre décroissant selon le nombre de votes obtenus ;
- le nombre de votes de chaque liste est divisé par 1, puis 2, puis 3... jusqu'au nombre total de sièges à pourvoir ;
- les sièges sont attribués aux quotients les plus élevés, toutes listes confondues, par ordre décroissant jusqu'au dernier siège à pourvoir
Seules les listes ayant remporté au moins 3 % des suffrages valables dans la circonscription concernée, ce qui inclut les votes blancs, participent à cette répartition[20].
