12e législature du Québec

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11e législature 12e législature 13e législature
Gouvernement Gouin
1908 1909 1910 1911 1912 1913

12e législature du Québec
[Note 1] - [Note 2]
1re session : -
2e session : -
3e session : -
4e session : - [Note 2]
Image illustrative de l’article 12e législature du Québec
Gouvernement
Type Parti libéral majoritaire
Premier ministre Lomer Gouin
[Note 3]-[Note 4]
Conseil des ministres Gouin
Assemblée nationale
Composition Voir l'évolution de la composition
Président Jean-Marie-Joseph-Pantaléon Pelletier (PLQ)
-[Note 5]
  Cyrille-Fraser Delâge (PLQ)
-[Note 6]
Leader du gouvernement Lomer Gouin (PLQ)
-
Chef de
l'opposition
Joseph-Mathias Tellier (PC)
-

La 12e législature du Québec est formée à la suite des élections générales québécoises de 1908, tenues le . Le Parti libéral du Québec, dirigé par Lomer Gouin, remporte une majorité des sièges et forme un gouvernement majoritaire à l'Assemblée législative, avec 58 sièges sur 74.

Cette législature est marquée par l'émergence de la Ligue nationaliste canadienne comme nouvelle force politique. Henri Bourassa inflige une défaite symbolique au premier ministre Lomer Gouin dans Saint-Jacques, bien que Gouin soit également élu dans Portneuf. Le gouvernement Gouin se distingue par d'importantes réformes sociales, dont la Loi sur les accidents du travail en 1909, et par l'annexion de l'Ungava en 1912, qui double le territoire du Québec.

Élection de 1908

L'élection du se tient dans un contexte marqué par la consolidation du gouvernement libéral de Lomer Gouin, qui se présente pour la première fois comme chef du Parti libéral après avoir succédé à Simon-Napoléon Parent en 1905[1]. L'élection voit la percée des nationalistes dirigés par Henri Bourassa, qui remportent trois sièges[2].

Bourassa lui-même inflige une défaite symbolique au premier ministre Lomer Gouin dans la circonscription de Saint-Jacques à Montréal, bien que Gouin soit également élu dans Portneuf[2]. Bourassa, élu également dans Saint-Hyacinthe, démissionne du siège de Saint-Jacques le [2]. Armand Lavergne remporte Montmagny, complétant la représentation nationaliste[3].

Le Parti libéral du Québec conserve néanmoins une majorité confortable avec 58 sièges contre 13 pour le Parti conservateur, dirigé à l'Assemblée par Joseph-Mathias Tellier[4].

Débats nationalistes

Les débats parlementaires sont animés par les interventions des députés nationalistes Henri Bourassa et Armand Lavergne, qui critiquent la politique de colonisation du gouvernement et défendent l'usage de la langue française[2]. Lavergne fait adopter en 1910 la Loi Lavergne, qui impose l'usage du français et de l'anglais dans les contrats et documents des compagnies de services publics[5]. Cette période voit également la fondation du quotidien Le Devoir par Henri Bourassa le , renforçant la voix du nationalisme québécois[6].

Réformes et réalisations

Législation sociale et du travail

En 1909, le gouvernement fait adopter la Loi sur les accidents du travail, qui applique pour la première fois au Québec la théorie du risque professionnel et oblige les employeurs à indemniser les travailleurs victimes d'accidents[7]. En 1910, il institue la première cour pour enfants pour le district de Montréal[8].

Gestion des ressources naturelles

Le gouvernement adopte en 1910 une série d'amendements aux lois gérant le domaine forestier, dont le principe est l'interdiction d'exportation du bois coupé sur les terres de la Couronne et l'obligation de le manufacturer au Canada[9]. La même année, il fonde l'École forestière de l'Université Laval pour former les ingénieurs forestiers de la province, sous la direction de Gustave-Clodomir Piché[10]. Le gouvernement crée également la Commission des eaux courantes pour régir l'utilisation des lacs et des cours d'eau et régulariser leur débit[11].

Extension territoriale

L'événement le plus marquant de la législature survient le , lorsque le territoire du Québec double avec l'annexion de l'Ungava, étendant la frontière nord de la province jusqu'au détroit d'Hudson[12].

Lois marquantes

Chronologie

1908

1909

1910

1911

  •  : Ouverture de la 3e session de la 12e législature;
  •  : Prorogation de la 3e session;
  •  : Démission de Jean-Marie-Joseph-Pantaléon Pelletier comme orateur, nommé agent général du Québec à Londres[Note 5].

1912

Évolution des chambres

Assemblée législative

Conseil législatif

Conseil exécutif

Cabinet Gouin (1908-1912)

Lomer Gouin dirige le gouvernement durant toute la 12e législature. Son cabinet poursuit les réformes entreprises lors de la législature précédente, notamment dans les domaines de l'éducation, des ressources naturelles et de la législation sociale.

Sièges par parti politique

Affiliation Députés
     Libéral 57
     Conservateur 14
Ligue nationaliste canadienne 3
 Total
74
 Majorité gouvernementale
43


Liste des députés

Notes et références

Voir aussi

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