14e législature du Québec
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| 13e législature | 14e législature | 15e législature | ||||||||||||||||||||||||||||||
| Gouvernement Gouin | ||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1916 | 1917 | 1918 | 1919 | 1920 | ||||||||||||||||||||||||||||
| 14e législature du Québec | ||||||||||||||||||
| [Note 1] - [Note 2] | ||||||||||||||||||
| 1re session : - 2e session : - 3e session : - [Note 2] |
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| Gouvernement | ||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Type | Parti libéral majoritaire | |||||||||||||||||
| Premier ministre | Lomer Gouin [Note 3]-[Note 4] |
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| Conseil des ministres | Gouin | |||||||||||||||||
| Assemblée nationale | ||||||||||||||||||
| Composition | Voir l'évolution de la composition | |||||||||||||||||
| Président | Antonin Galipeault (PLQ) - |
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| Leader du gouvernement | Lomer Gouin (PLQ) - |
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| Chef de l'opposition |
Arthur Sauvé (PC) [1]- |
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| modifier |
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La 14e législature du Québec est formée à la suite des élections générales québécoises de 1916, tenues le . Le Parti libéral du Québec, dirigé par Lomer Gouin, remporte une victoire écrasante avec 75 sièges sur 81, ne laissant que 6 sièges au Parti conservateur, dirigé par Arthur Sauvé.
Cette législature, qui compte trois sessions s'étalant de à , est marquée par les dernières années de la Première Guerre mondiale, la crise de la conscription, la célèbre motion Francoeur et la pandémie de grippe espagnole de 1918-1919. Le gouvernement Gouin dirige la province durant toute la législature.
Élection de 1916
L'élection du se déroule en pleine Première Guerre mondiale. Le Parti libéral du Québec de Lomer Gouin obtient une victoire massive avec 75 sièges contre 6 pour le Parti conservateur, désormais dirigé par Arthur Sauvé. L'opposition conservatrice, réduite à sa plus simple expression, peine à faire contrepoids au gouvernement libéral[1].
Crise de la conscription
La question de la conscription domine la scène politique à partir de 1917. Le gouvernement fédéral de Robert Borden fait adopter la Loi du Service militaire en , provoquant une vive opposition au Québec. Des émeutes éclatent à Québec au printemps 1918, l'armée ouvrant le feu sur des manifestants[2]. Le premier ministre Gouin, tout en s'opposant à la conscription, maintient une position modérée et refuse de rompre avec la Confédération[3].
Motion Francoeur
Le , le député libéral de Lotbinière, Joseph-Napoléon Francoeur, dépose une motion à l'Assemblée législative stipulant que « cette Chambre est d'avis que la province de Québec serait disposée à accepter la rupture du pacte fédératif de 1867 si, dans les autres provinces, on croit qu'elle est un obstacle à l'union, au progrès et au développement du Canada ». Bien que la motion soit finalement retirée le sans être mise aux voix, elle illustre la profondeur du malaise entre le Québec et le reste du Canada dans le contexte de la conscription[4].
Pandémie de grippe espagnole
La pandémie de grippe espagnole frappe le Québec à l'automne 1918, causant des milliers de décès. Le gouvernement provincial adopte des mesures sanitaires d'urgence, notamment la fermeture des lieux publics et la mise en quarantaine de certaines municipalités[5].
Réformes et réalisations
Affaires municipales
Le département des Affaires municipales est créé le , confié à Walter George Mitchell, témoignant de l'importance croissante de la gestion urbaine dans une province en voie d'urbanisation[6].
Lois marquantes
- 1918 : Loi créant le département des Affaires municipales[6]
Chronologie
1916
- : 14e élections générales québécoises. Victoire du Parti libéral du Québec de Lomer Gouin avec 75 sièges sur 81;
- : ouverture de la 1re session de la 14e législature;
- : prorogation de la 1re session.
1917
- : la Loi du Service militaire est sanctionnée au fédéral, imposant la conscription[2];
- : élections partielles dans Brome et Montcalm;
- : ouverture de la 2e session de la 14e législature;
- : élections partielles dans Dorchester, Ottawa, Labelle et Nicolet;
- : Joseph-Napoléon Francoeur dépose la motion Francoeur à l'Assemblée législative[4].
1918
- : la motion Francoeur est retirée sans être mise aux voix[4];
- : prorogation de la 2e session;
- Automne : la pandémie de grippe espagnole frappe le Québec[5];
- : armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale;
- : élections partielles dans Matane, Montréal–Saint-Laurent et Napierville.
1919
- : ouverture de la 3e session de la 14e législature;
- : prorogation de la 3e session;
- : dissolution de la législature[Note 2];
- : 15e élections générales québécoises. Victoire du Parti libéral du Québec de Lomer Gouin.
Évolution des chambres
Assemblée législative
Conseil législatif
Conseil exécutif
Lomer Gouin dirige le gouvernement durant toute la 14e législature[7].
- Premier ministre, président du Conseil exécutif et procureur général : Lomer Gouin
- Agriculture : Joseph-Édouard Caron
- Travaux publics et Travail : Louis-Alexandre Taschereau
- Trésorier : Walter George Mitchell
- Secrétaire provincial : Jérémie-Louis Décarie
- Colonisation, Mines et Pêcheries : Honoré Mercier
- Affaires municipales : Walter George Mitchell (à partir de 1918)
- Ministres sans portefeuille : Napoléon Séguin
Sièges par parti politique
- Après l'élection de 1916
| Affiliation | Députés | |
|---|---|---|
| Libéral | 75 | |
| Conservateur | 6 | |
| Total |
81 | |
| Majorité gouvernementale |
69 | |