13e législature du Québec
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| 12e législature | 13e législature | 14e législature | ||||||||||||||||||||||||||||||
| Gouvernement Gouin | ||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1912 | 1913 | 1914 | 1915 | 1916 | 1917 | |||||||||||||||||||||||||||
| 13e législature du Québec | ||||||||||||||||||
| [Note 1] - [Note 2] | ||||||||||||||||||
| 1re session : - 2e session : - 3e session : - 4e session : - [Note 2] |
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| Gouvernement | ||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Type | Parti libéral majoritaire | |||||||||||||||||
| Premier ministre | Lomer Gouin [Note 3]-[Note 4] |
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| Conseil des ministres | Gouin | |||||||||||||||||
| Assemblée nationale | ||||||||||||||||||
| Composition | Voir l'évolution de la composition | |||||||||||||||||
| Président | Cyrille-Fraser Delâge (PLQ) [Note 5]- |
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| Leader du gouvernement | Lomer Gouin (PLQ) - |
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| Chef de l'opposition |
Joseph-Mathias Tellier (PC) [1]-[Note 6] |
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| Philémon Cousineau (PC) [2]- |
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| modifier |
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La 13e législature du Québec est formée à la suite des élections générales québécoises de 1912, tenues le . Le Parti libéral du Québec, dirigé par Lomer Gouin, remporte une majorité écrasante des sièges et forme un gouvernement majoritaire à l'Assemblée législative, avec 63 sièges sur 81.
Cette législature est marquée par la Première Guerre mondiale, qui éclate en et domine l'actualité politique. Le gouvernement Gouin poursuit ses réformes économiques et sociales, notamment avec la création du ministère de la Voirie en 1914 et le développement du réseau routier provincial.
Élection de 1912
L'élection du se déroule dans un contexte de prospérité économique et de consolidation du pouvoir libéral[3]. Le Parti libéral du Québec obtient une victoire décisive avec 63 sièges contre 16 pour le Parti conservateur, dirigé par Joseph-Mathias Tellier[1]. Les nationalistes perdent leur représentation parlementaire, Henri Bourassa ayant choisi de ne pas se représenter pour se consacrer au journal Le Devoir, qu'il a fondé en 1910[4].
Impact de la Première Guerre mondiale
Le déclenchement de la Première Guerre mondiale en transforme le climat politique. Le gouvernement Gouin soutient l'effort de guerre canadien, tout en défendant les intérêts du Québec face aux pressions pour la conscription. Le Règlement 17, adopté en Ontario en 1912 par le gouvernement conservateur de James Whitney, interdit l'usage du français comme langue d'enseignement au-delà de la deuxième année du primaire[5]. Cette mesure soulève l'indignation au Québec et ravive les tensions linguistiques entre francophones et anglophones[5].
Réformes et réalisations
Éducation et économie
Le gouvernement poursuit le développement de l'enseignement technique et commercial. L'École des hautes études commerciales de Montréal, fondée le et ayant offert ses premiers cours en 1910, consolide sa place comme première école de commerce du Canada et institution de formation des élites économiques francophones[6].
Infrastructure routière
La législature voit la mise en œuvre du programme d'amélioration des routes. Un département de la Voirie est créé en , d'abord sous la direction du ministère de l'Agriculture, puis érigé en ministère de la Voirie autonome le , faisant du Québec la première province canadienne à se doter d'un tel ministère[7].
Lois marquantes
- 1914 : Loi créant le ministère de la Voirie, détaché du ministère de l'Agriculture[7]
- 1916 : loi Galipeault, autorisant les municipalités et commissions scolaires à contribuer financièrement pour des fins patriotiques, nationales ou scolaires, permettant notamment le soutien aux Franco-Ontariens touchés par le Règlement 17[8]
Chronologie
1912
- : 13e élections générales québécoises. Victoire du Parti libéral du Québec de Lomer Gouin avec 63 sièges sur 81[3];
- : ouverture de la 1re session de la 13e législature;
- : prorogation de la 1re session.
1914
- : ouverture de la 2e session de la 13e législature;
- : prorogation de la 2e session;
- : création du ministère de la Voirie, premier ministère du genre au Canada[7];
- : déclenchement de la Première Guerre mondiale.
1915
- : ouverture de la 3e session de la 13e législature;
- : Philémon Cousineau devient chef de l'opposition, succédant à Joseph-Mathias Tellier[1];
- : prorogation de la 3e session.
1916
- : ouverture de la 4e session de la 13e législature;
- : prorogation de la 4e session;
- Adoption de la Loi Galipeault permettant le soutien aux Franco-Ontariens;
- : dissolution de la législature[Note 2];
- : 14e élections générales québécoises. Victoire du Parti libéral du Québec de Lomer Gouin[3].
Évolution des chambres
Assemblée législative
Conseil législatif
Conseil exécutif
Cabinet Gouin (1912-1916)
Lomer Gouin dirige le gouvernement durant toute la 13e législature. Son cabinet poursuit les réformes entreprises lors des législatures précédentes, notamment dans les domaines des transports et de l'infrastructure routière[9].
- Premier ministre, président du Conseil exécutif et procureur général : Lomer Gouin
- Agriculture : Joseph-Édouard Caron
- Colonisation, Mines et Pêcheries : Charles Ramsay Devlin (1912-1914), Honoré Mercier (1914-1916)
- Terres et Forêts : Jules Allard
- Travaux publics et Travail : Louis-Alexandre Taschereau
- Secrétaire provincial : Jérémie-Louis Décarie
- Trésorier : Peter Samuel George Mackenzie (1912-1914), Walter George Mitchell (1914-1916)
- Voirie : Joseph-Édouard Caron (1912-1914), Joseph-Adolphe Tessier (1914-1916)
- Ministres sans portefeuille : Némèse Garneau, Napoléon Séguin
Sièges par parti politique
- Après l'élection de 1912
| Affiliation | Députés | |
|---|---|---|
| Libéral | 62 | |
| Conservateur | 16 | |
| Libéral indépendant | 1 | |
| Parti ouvrier | 1 | |
| Ligue nationaliste canadienne | 1 | |
| Total |
81 | |
| Majorité gouvernementale |
46 | |