1914 en Lorraine
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Cette page est une liste d'événements qui se sont produits durant l'année 1914 en Lorraine.
Janvier


- À la veille de la Grande Guerre, Lunéville devient la « cité cavalière »[1], hébergeant la 2e division de cavalerie ainsi que ses unités ; la ville ne compte alors pas moins de 8 casernes, son château y compris. Parmi les troupes en présence, on trouve les 17e et 18e régiments de chasseurs à cheval, les 8e et 31e régiments de dragons, des éléments des 8e et 39e régiments d'artillerie de campagne et le 2e bataillon de chasseurs à pied[2].
- Dès le début de la guerre, plusieurs grandes batailles de la guerre de mouvement se déroulent en Lorraine : la bataille de Lorraine puis la trouée de Charmes, les batailles du Grand-Couronné, des hauts de Meuse et de Haute Meurthe.
- Louis Guingot, peintre de l'École de Nancy invente le camouflage militaire[3].
- Louis Simonet est élu député des Vosges, il siège jusqu'en 1919.
- Création de la Nécropole nationale du Pétant, aménagée entre 1920 et 1936, elle regroupe les tombes des cimetières militaires provisoires du secteur de Pont-à-Mousson (rive droite et gauche de la Moselle)[4].
- : la seconde chambre du parlement d'Alsace-Lorraine se prononce dans une résolution sur les incidents de l'affaire de Saverne. Tandis qu'elle défend le comportement de l'autorité civile, elle condamne les actes des militaires ainsi que l'acquittement du commandant de régiment von Reuter[5].
Février
- : une tornade de classe EF2, soit des vents estimés entre 175 km/h et 220 km/h, affecte plusieurs dizaines d'habitations et l'église à Blénod-lès-Toul[6].
Mars
- : Charles Ginisty est nommé évêque de Verdun. Le , jour de l’Ascension, il est sacré à Saint-Affrique, par Charles du Pont de Ligonnès, assisté de Jean-François-Ernest Ricard et Léon Livinhac. Le , il est installé dans le diocèse de Verdun[7].
Mai

- : création à Toul du 10e régiment du génie (10e RG), comme régiment de forteresse. Son dépôt de guerre constitue durant le conflit 48 unités.
- élus députés de Meurthe-et-Moselle : François de Wendel, Charles Fringant, Albert Lebrun, Louis Marin (homme politique), Fery de Ludre décédé en 1915, Raoul Méquillet, Émile Driant décédé en 1916
- élus députés de la Meuse : André Maginot, Albert Thiery, Louis Revault, Albert Noël
- élus députés des Vosges : Abel Ferry, réélu, mais plus difficilement[8]. Maurice Flayelle est réélu au premier tour, Constant Verlot, Henri Schmidt, Camille Picard, Marc Mathis décédé en 1917, Louis Simonet.
Juillet
- : inauguration sur le plateau de Villers-les-Nancy d'un aérodrome militaire à laquelle assistaient le général Foch et Albert Lebrun, futur président de la république française[9].
- : arrivée à Longwy de la 13e étape du Tour de France. Le départ avait été donné de Belfort[10].
- : le tour de France part de Longwy en direction de Dunkerque[10].
- , Alsace-Lorraine annexée : mobilisation générale, proclamation de l'état de siège[11]. L'empire allemand déclare "l'état de danger de guerre"[12].
Août


- :
- des actes de barbarie sont commis par les troupes allemandes[13], à Badonviller, Blâmont[14]... Plusieurs personnalités des régions envahies sont fusillées par l'ennemi.
- Au début de la guerre, l'armée allemande dispose de trois batteries de 420 mm, à 2 pièces chacune, fabriquées par les usines Krupp. En hommage à Bertha Krupp leurs servants les surnommèrent : "Dicke Bertha" : grosse Bertha. Une de ces batteries est utilisée pour réduire le fort de Manonviller[15].
- Des canons pris aux Allemands sont exposés sur la place Stanislas à Nancy[16].
- : mobilisation générale[12]. Le 6e Corps de Châlons, le 20e Corps de Nancy et de 21e Corps d'Épinal couvrent la frontière lorraine.
- :
- : la ville de Nancy est proclamée en état de siège.
- : les Allemands occupent Briey, qui pensent annexer l'arrondissement, etb mettent en place un processus de germanisation[12].
- : Badonviller est incendiée, 84 maisons sont brûlées par les Bavarois à la suite de la résistance du 20e bataillon de chasseurs à pied de Baccarat sur le 16e régiment d'infanterie bavarois (de). 12 civils sont assassinés par l'occupant et deux soldats français blessés sont achevés, abandonnés aux flammes dans l'écurie de l'hôtel de la gare. 14 otages sont arrêtés et déportés. Madame Benoit, femme du maire en place est tuée dans les évènements, fusillée avec une dizaine de femmes et de jeunes filles[19].
- : le 146e RI du 20e corps d'armée (IIe Armée) avance vers Château-Salins.
- : création de l’Armée de Lorraine qui est constituée dans la région à l'ouest de la ligne Pont-à-Mousson (2e armée), Chambley-Bussières, Étain (3e armée). Occupation des Hauts-de-Meuse et couverture face à Metz.
- : victoire allemande de Morhange[11].
- : la 39e division d'infanterie du général Georges Dantant attaque Morhange puis Delme[20].
- : chute de Sarrebourg[21].
- :
- repli des troupes françaises après la bataille de Morhange.
- Nomeny est incendiée par les 2e, 4e et 8e régiments bavarois[22]
- : la subdivision de la 3e armée est remplacée par l'armée de Lorraine.
- 22 - : occupation des Hauts-de-Meuse et couverture face à Metz entre Pont-à-Mousson (2e armée) et Audun-le-Roman (3e armée).
- à 3 heures : Lunéville est occupée par le 21e Corps allemand[23].
- au : bataille de la Haute Meurthe (ou bataille de la Mortagne) regroupe les combats qui se déroulent devant Rambervillers (au col de la Chipotte, Saint-Barbe), autour de Saint-Dié, Mandray, le col d'Anozel, Taintrux, Nompatelize, Étival...) et des massifs environnants.
- 24- : victoire défensive française à la bataille de la trouée de Charmes.
- 24 - : l'armée de Lorraine est engagée dans la bataille des Frontières, à la droite de la 3e armée. Offensive partielle, arrêtée sur l'Orne, puis repli sur les Hauts-de-Meuse et dans la vallée de la Meuse.
- : repli des Alliés sur le Grand-Couronné de Nancy. Joffre ordonne la retraite sur l’Aisne et la Somme. Création de la 6e armée française.
- au : offensive allemande contre les défenses de Nancy (bataille du Grand Couronné) qui oppose, la VIe armée allemande commandée par le prince Rupprecht de Bavière à la IIe armée française d'Édouard de Castelnau.
- : Après 5 jours de bombardements intensifs, Longwy, assiégée depuis le , se rend[24].
- :
- dissolution de l'Armée de Lorraine transformée en 6e armée.
- reddition du fort de Manonviller qui capitule après 52 heures de pilonnage intensif de l'artillerie allemande[25],[26]. Le fort résiste aux bombardements mais les soldats risquant l'asphyxie, le commandant du fort ordonne la reddition. Le fort permit de retenir quelque temps le déferlement des troupes allemandes sans quoi ils auraient enlevé le Grand Couronné et auraient foncé sur Paris en traversant la Marne sans avoir à y livrer bataille. Le fort d'arrêt de Manonviller, construit en béton spécial et le plus puissant fort de la ligne Séré de Rivières, est dévasté par 159 tirs de la batterie Gamma-Gerät du major Solf
Septembre

- 4 au : l'armée allemande est arrêtée devant Nancy lors de la bataille du Grand Couronné[21].
- 9 et : l'artillerie à longue portée allemande bombarde Nancy.
- : la plaine de la Woëvre est envahie.
- : les Allemands prennent Saint-Mihiel.
- automne 1914 jusqu'au printemps 1918 : bataille de Vauquois, marquée par une guerre de position. Elle se déroule sur la butte de Vauquois à 25 km à l'ouest de Verdun : cette butte, tenue par les troupes allemandes à partir de fin , est attaquée sans succès par les troupes françaises en . En , les troupes françaises atteignent le sommet de la butte avec de fortes pertes, mais ne peuvent en faire partir les Allemands. À partir d', devant ce statu quo, les combats se poursuivent par une « guerre des mines » jusqu'en .

Octobre
Inscriptions ou classements aux titre des monuments historiques

- En Meurthe-et-Moselle : ; Église des Cordeliers de Nancy[28]; Pierre au Jô, menhir à Pont-à-Mousson[29]
- En Meuse : Église Saint-Gorgon de Woël[30]
- Dans les Vosges : Église Notre-Dame de Médonville[31]
Naissances

- à Viéville-sous-les-Côtes : Marcelle Humblot, morte le à Marans[32], championne de natation de la fin des années 1920 et du début des années 1930, spécialisée en dos.
- à Longwy : Henri Aubry "Avricourt", "Thomas", mort le à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), résistant français, dirigeant du mouvement Combat.
- à Lunéville : Georges Boucheseiche, mort entre 1972 et 1974 au Maroc, malfaiteur français dont les activités débutèrent dans les années 1930. Incarcéré à plusieurs reprises, il est bien connu des services de police. Après la victoire allemande et le début de l'Occupation, l'inspecteur de police Pierre Bonny le tire de prison pour en faire un agent de la Gestapo française.
- [33] à Metz-Sablon[34] en Lorraine : Margarete Dierks (décédée en 2010) est une journaliste et femme de lettres allemande[35]. Biographe de Jakob Wilhelm Hauer[36], elle est l'auteure de nombreux articles et de plusieurs ouvrages[37].
- :
- à Ancy-sur-Moselle: Raymond Mondon, mort le à Metz, est un homme politique français. Il est maire de Metz de 1947 à 1970 et occupe deux postes ministériels en 1955 et de 1969 à 1970.
- à Metz : Sali, dit Sylvain Kaufmann, mort le à Créteil[38], homme d'affaires français juif, rescapé de la Shoah.
- à Portieux : Félix Vazemmes (de son vrai nom Moïse Charles Del), écrivain et érudit lorrain, mort le .
- à Metz : Roger Barlet, nom de guerre Rozek, (décédé le 29 ou à Varsovie), soldat français tombé lors du soulèvement de Varsovie.
- à Saint-Ail : André Schock (1914-1973), déporté résistant des Forces Françaises Combattantes, Compagnon de la Libération, homme politique[39] français.
- à Sarreguemines : Eugen-Ludwig Zweigart (décédé le ) est un as de la Luftwaffe. Eugen-Ludwig Zweigart est crédité de 69 victoires aériennes. Il reçut la Croix de chevalier de la croix de fer le .
- à Rambervillers : Jean Baumann, décédé le à Épinal, homme politique français.
- , Nancy : Roger Boileau, mort le à Nancy (Meurthe-et-Moselle), homme politique français.
- à Colmey (Meurthe et Moselle) : Pierre de Boissonneaux de Chevigny, mort le , homme politique français.
- à Remiremont : Paul Delouvrier, mort le à Provins (Seine-et-Marne), haut fonctionnaire français. Il est l'un des principaux artisans de la planification qui a remodelé la France pendant les « Trente Glorieuses ».
- à Darney : Antoine Argoud, mort le à Épinal[40] (Vosges), officier supérieur français. Il fait partie de l'Armée de Vichy en Afrique du Nord, puis combat dans l'Armée française de la Libération en Afrique et jusqu'en Allemagne. Après la guerre d’Algérie, il est condamné, en 1964, à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour de sûreté de l'État pour son activité au sein de l'OAS et il est finalement amnistié en 1968.
- à Commercy : Roger Lévy, mort à Aix-en-Provence le [41], militaire français, Compagnon de la Libération.
- à Metz : Robert Hayem, décédé le à Metz, à 89 ans, haut fonctionnaire français. Il a eu un rôle décisif comme préfet des Ardennes en facilitant des regroupements d'agglomérations.
- à Haroué : René Dubroux, mort assassiné le à Palay dans la province de Champasak au Laos, missionnaire catholique français martyr du Laos qui a été béatifié le .



