1916 en Lorraine
From Wikipedia, the free encyclopedia
Chronologies
| 1913 1914 1915 1916 1917 1918 1919 Décennies : 1880 1890 1900 1910 1920 1930 1940 Siècles : XVIIIe XIXe XXe XXIe XXIIe Millénaires : -Ier Ier IIe IIIe |
Cette page est une liste d'événements qui se sont produits durant l'année 1916 en Lorraine.
Janvier

- Durant la première guerre mondiale, la Lorraine est touchée dans sa chair par les combats. Le sol de la région voit alors s’affronter des soldats lorrains, sous des uniformes français ou allemands : le 145e régiment d'infanterie du roi (6e Lorrain) du 16e corps d'armée allemand notamment participe à ces combats fratricides dans la Meuse.
- Pour permettre le maintien de l'activité pendant la guerre, des femmes et des invalides sont embauchés à la Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons pour effectuer du travail de surface (culbutage des wagons, casse et charge de la castine, travail à l'atelier, réparation des voies de roulages, …).
- Tournage à Saint-Mihiel d'Intolérance de D. W. Griffith[1]
- : les Allemands commencent à bombarder Nancy pour terroriser les habitants. Ils utilisent un canon à longue portée : le "Gros Max" [2]
Février

- :
- une attaque énergique oblige les troupes françaises à se replier à l'est de Verdun ;
- affrontement au Bois des Caures[3]. Début de la bataille de Verdun (fin le )[4]. L’artillerie allemande pilonne les positions françaises sur un front de 12 km. Plus de 300 000 morts, environ 163 000 Français et 140 000 Allemands[5]. En , le bois est traversé par la ligne de front. Cette partie du front mal protégée est défendue par les bataillons de chasseurs du lieutenant-colonel Driant. Le , au premier jour de la bataille de Verdun, le bois est détruit par une des plus impressionnantes préparations d'artillerie, les survivants des deux bataillons ont tenu tête pendant presque deux jours aux troupes allemandes en surnombre avant d'être détruits ou capturés. Cette résistance a permis de limiter la progression allemande et de permettre l'acheminement des renforts pour colmater le front.
- en renfort dans le secteur de Verdun, le 146e régiment d'infanterie se bat sur la côte du poivre et repousse toutes les attaques (une citation à l'ordre de la division et une deuxième à l'ordre de l'armée).
« Lundi 21 février 1916, vers 7h. Un obus de 380 mm explose dans la cour du palais épiscopal. Puis un deuxième, dix, cent, mille sur les forts et les tranchées aux alentours[6].... »
- , Verdun : prise du fort de Douaumont par les Allemands[3].
Avril
- : attaque du plateau de la Caillette (Bataille de Verdun)[7].
- : échec de l’offensive générale allemande sur le front de Verdun[3].
- : Pétain, nommé commandant de l'armée du Centre, laisse la direction de la bataille de Verdun à Nivelle[3].
Juin

- 8- : offensive allemande à Verdun. Chute du fort de Vaux puis le lendemain de Thiaumont ; Fleury-devant-Douaumont tombe le [3].
- , Verdun : les Allemands atteignent les abords de Froideterre[3].
Juillet

- à Leintrey, une compagnie du 162e régiment d'infanterie disparait dans l'explosion de mines[8].
- : Erich von Falkenhayn lance sa dernière offensive à Verdun, à la suite de son échec, il sera remplacé par Paul von Hindenburg[6].
Septembre
- : Verdun est décorée de la Légion d'honneur : « Depuis le 21 février dernier, la ville de Verdun, dans sa farouche résolution de maintenir son territoire inviolé, oppose à l'armée de l'envahisseur une résistance qui fait l'admiration du monde. Le merveilleux héroïsme de ses défenseurs, uni à la fermeté d'âme de sa population, a rendu illustre à jamais le nom de cette vaillante cité. Il est du devoir du Gouvernement de la République de proclamer que la ville de Verdun a bien mérité de la patrie. »
- : le général Joffre, qui a toujours un œil sur Verdun demande à Pétain et à Nivelle, de préparer sur la rive droite la reprise des forts de Vaux et de Douaumont[9]..
Octobre
- : début de l'offensive française groupement Mangin qui va permettre de rétablir une ligne de défense sur la ceinture de forts entourant Verdun. Reprise du fort de Douaumont le , du Fort de Vaux le [3].
- à Petit-Monthairon : Édouard Touraine, né le à Paris 9e, artiste peintre et illustrateur français.
Novembre
- : les allemands quittent le Fort de Vaux[6].
Décembre
- : fin de la bataille de Verdun. Les Allemands sont repoussés par les troupes françaises.
Inscriptions ou classements aux titre des monuments historiques
- En Meurthe-et-Moselle : Chapelle de la Visitation de Nancy[10]
Naissances

- à Malzéville : Romain Simon, auteur et illustrateur de livres pour la jeunesse mort le à Salon-de-Provence.
- , à Toul [11]: Marcel Bigeard, mort à Toul le , militaire et homme politique français. Il a la singularité d’avoir été appelé sous les drapeaux comme homme du rang, 2e classe, en 1936 et d’avoir terminé sa carrière militaire en 1976 comme officier général à quatre étoiles (général de corps d’armée).
- 24 mars à Saint-Avold : Jean Delrez, décédé le à Thionville, est un homme politique français.
- à Remiremont : Georges Jeanperrin, décédé le à Tours, militaire et résistant français, Compagnon de la Libération. Jeune officier Saint-cyrien affecté en Afrique au début de la seconde guerre mondiale, il décide de se rallier à la France libre en 1940 et participe aux combats en Afrique, au Proche-Orient, en Italie et en France. Après le conflit, il poursuit sa carrière militaire et combat en Indochine et en Algérie.
- à Nancy : Jean Simonin, mort le à Verrières-le-Buisson, homme politique français dont la carrière s’est construite à partir de ses mandats d’élu local à Verrières-le-Buisson dans le département français de l’Essonne. Membre du Rassemblement pour la République, il était maire de Verrières-le-Buisson, conseiller général du canton de Bièvres, président du conseil général de l'Essonne et sénateur de l’Essonne.
- à Saint-Maurice-sur-Moselle : Jacques Georges, mort le dans le même village, sportif et responsable du football français.
- à Remiremont : André Wogenscky, mort le à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines), architecte français, disciple de Le Corbusier.
- à Thaon-les-Vosges : Marcel Hoffer, mort le [12] à Épinal, homme politique français.
- à Metz : Camille Hilaire, mort le à Fourges[13] peintre, lithographe, vitrailliste, tapissier et mosaïste français.
- à Bains-les-Bains : François Michel (1916-2004), musicien et musicologue français. Il est l'auteur d'une encyclopédie de la musique qui fait toujours référence, a dirigé une revue littéraire, un atlas historique, et publié un livre de Mémoires qui s'arrête à 1951.
- à Metz : Helmut Sinn, pilote et un entrepreneur allemand.
- à Auboué : Jean Bertrand, mort le , homme politique français.
- à Charmes : Marcel Martin, mort le à Charmes, est un homme politique français.
- à Montigny-les-Metz en Lorraine : Oskar Denger[14], auteur allemand[15].
- au Val-d'Ajol : Georges Kempf, mort le à Ingwiller (Bas-Rhin), est un pasteur, écrivain et rédacteur de presse religieuse français[16].



