Affaire Lyhanna

affaire criminelle française From Wikipedia, the free encyclopedia

L'affaire Lyhanna est une affaire criminelle survenue en France en 2026. Elle concerne la disparition puis la mort de Lyhanna, une collégienne de 11 ans à Fleurance (Gers). L'affaire suscite une importante couverture médiatique nationale ainsi que des interrogations sur le suivi de précédents signalements visant le principal suspect.

TitreAffaire Lyhanna
Fait reprochéDisparition suivie de décès d'une mineure (enquête en cours)
Chefs d'accusationNon déterminé
AuteursInconnu (Principal suspect : Jérôme Barella)
Faits en bref Titre, Fait reproché ...
Affaire Lyhanna
Titre Affaire Lyhanna
Fait reproché Disparition suivie de décès d'une mineure (enquête en cours)
Chefs d'accusation Non déterminé
Auteurs Inconnu (Principal suspect : Jérôme Barella)
Pays Drapeau de la France France
Ville Fleurance (Gers)
Nature de l'arme Non déterminé
Type d'arme Non déterminé
Date
Nombre de victimes 1 (Lyhanna)
Jugement
Statut Enquête en cours
Tribunal Non applicable à ce stade
Fermer

Les faits

Disparition

Le , Lyhanna disparaît à Fleurance après avoir quitté son établissement scolaire. D'importantes opérations de recherche sont engagées par les autorités. Selon la procureure de la République d'Auch, un témoin indique avoir vu la jeune fille après sa sortie du collège dans le véhicule d'un homme de 41 ans, rapidement identifié par les enquêteurs grâce à l'exploitation des images de vidéosurveillance de la ville[1].

Le , Jérôme Barella est mis en examen pour enlèvement et séquestration de mineur de moins de 15 ans et placé en détention provisoire[2].

Découverte du corps

Le , un corps est découvert à Puycasquier, dans une zone rurale du Gers près d'un silo agricole d'une coopérative pour laquelle le principal suspect a travaillé auparavant. Le lendemain, le parquet d'Auch annonce que les analyses génétiques permettent de l'identifier comme étant celui de Lyhanna. L'enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes de son décès[3].

Profil du suspect et antécédents judiciaires

Jérôme Barella, né en 1985 et résidant à Montestruc-sur-Gers, est placé en garde à vue le , puis mis en examen pour enlèvement et séquestration de mineur de moins de 15 ans et placé en détention provisoire avant que la procédure ne soit requalifiée en meurtre[2].

Les investigations menées sur son profil mettent en lumière plusieurs antécédents et signalements. En 2017, un signalement est effectué par la gendarmerie concernant une relation avec une mineure de 17 ans, classé sans suite car qualifié de relation consentie au regard de la loi. En 2021, il est démis de ses fonctions au sein d'un établissement scolaire de Lectoure en raison de comportements jugés inappropriés. En 2022, une plainte pour viol sur une enfant de 7 ans est déposée à son encontre, classée sans suite en comme infraction insuffisamment caractérisée. En , une plainte pour des viols présumés commis entre 2024 et 2025 sur une mineure de 12 ans, amie de ses filles, est enregistrée[4]. Cette procédure est toujours en cours au moment de la disparition de Lyhanna et le suspect n'a jamais été entendu pour ces faits[5], l'instruction de la plainte étant retardée par des questions de compétences territoriales entre parquets[6]. En , à la suite de la médiatisation de l'affaire, d'autres signalements pour agressions présumées antérieures sont transmis aux parquets des Côtes-d'Armor et du Tarn-et-Garonne[7].

Réactions institutionnelles, controverses et hommages

Controverses

La révélation des plaintes antérieures restées en attente suscite de vives critiques de la part des associations de protection de l'enfance et de représentants politiques quant aux délais judiciaires[8],[9]. Malgré le fichier Cassiopée rassemblant ces signalements, les magistrats seraient dépassés par le nombre d'affaires similaires[10]. De très nombreuses négligences ont cependant ralenti le traitement judiciaire du dossier[11],[7]. Selon Le Monde, le gouvernement, fragilisé, met en cause la responsabilité de la justice en reconnaissant un « échec ». Les conférences des procureurs généraux et des procureurs de la République estiment que « d'éventuelles responsabilités ne peuvent être mentionnées et encore moins de prochaines sanctions » sans le résultat des inspections. Elles soulignent que les magistrats font face à une masse importante d'affaires et le caractère variable des priorités du gouvernement en fonction de l'actualité[12].

Réactions institutionnelles

Le président de la République Emmanuel Macron évoque publiquement l'existence d'un « dysfonctionnement » institutionnel[13]. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, annonce l'ouverture immédiate d'une enquête administrative conjointe confiée à l'Inspection générale de la Justice et à l'Inspection générale de la Gendarmerie nationale afin d'analyser la gestion de ces procédures[14].

Hommages

Une marche blanche en hommage à la victime est prévue par la municipalité de Fleurance le dimanche [15]. Des associations féministes et enfantistes organisent des rassemblements dans de nombreuses villes de France pour le lundi pour exiger de la justice la priorité des traitements des violences faites aux femmes et aux enfants[8],[16],[12].

Articles connexes

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI