Alain Therrien

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PrédécesseurLuc Thériault
Élection21 octobre 2019
Réélection20 septembre 2021
Alain Therrien
Fonctions
Leader parlementaire du Bloc québécois

(5 ans, 6 mois et 4 jours)
Prédécesseur Luc Thériault
Successeur Christine Normandin
Député à la Chambre des communes

(5 ans, 6 mois et 7 jours)
Élection 21 octobre 2019
Réélection 20 septembre 2021
Circonscription La Prairie
Législature 43e et 44e
Groupe politique Bloc québécois
Prédécesseur Jean-Claude Poissant
Successeur Jacques Ramsay (en) (La Prairie—Atateken)
Député à l'Assemblée nationale du Québec

(6 ans et 27 jours)
Élection 4 septembre 2012
Réélection 7 avril 2014
Circonscription Sanguinet
Législature 40e et 41e
Groupe politique Parti québécois
Prédécesseur Nouvelle circonscription
Successeur Danielle McCann
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Verdun (Québec, Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti québécois
Bloc québécois
Diplômé de Université du Québec à Montréal
Profession Économiste

Alain Therrien, né le à Verdun (Québec), est un économiste, enseignant et homme politique canadien.

Il est député pour le Parti québécois à l'Assemblée nationale du Québec de la circonscription de Sanguinet de 2012 à 2018.

Il est député de la circonscription de La Prairie à la Chambre des communes pour le Bloc québécois de 2019 à 2025.

Études

Alain Therrien est détenteur d'un baccalauréat et d'une maîtrise en sciences économiques de l'Université du Québec à Montréal.

Carrière politique

Therrien est défait à deux reprises par la libérale Liza Frulla lors des élections générales québécoises de 1994 et de 1998 dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys avant d'être élu député de la circonscription de Sanguinet lors des élections générales québécoises de 2012 qui voit le Parti québécois de Pauline Marois être porté au pouvoir, sans toutefois réussir à aller chercher une majorité de sièges. Therrien est subséquemment nommé adjoint parlementaire au ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur de à , puis adjoint parlementaire au ministre des Finances et de l'Économie de à lors d'un remaniement ministériel[1].

Il est réélu lors des élections générales québécoises de 2014, mais le Parti québécois n'est pas reporté au pouvoir, et c'est le Parti libéral du Québec, dirigé par Philippe Couillard, qui reprend les rênes de la province avec une majorité de sièges. Il ne réussit pas à se faire élire à nouveau lors des élections générales québécoises de 2018 et doit ainsi céder la députation de Sanguinet à la future ministre de la santé, Danielle McCann, de la Coalition avenir Québec.

Alain Therrien décide de retenter sa chance, cette fois lors des élections fédérales canadiennes de 2019 sous la bannière du Bloc québécois et réussit son pari. Il remporte la députation de la circonscription de La Prairie avec 41,76 % d'appui, devançant ainsi le candidat libéral Jean-Claude Poissant qui récolte 36,56 % du vote de cette circonscription de l'est de la Montérégie. Admis cette fois-ci à la Chambre des communes du Canada, Therrien occupe pour le Bloc québécois le rôle de leader parlementaire, menant les travaux législatifs de son parti au sein de la chambre[2].

Controverse

Le , Therrien est qualifié de « raciste » par Jagmeet Singh (Nouveau Parti démocratique) à la Chambre des communes, après que le Bloc québécois et son leader parlementaire, Therrien, aient empêcher le consentement unanime sur une motion visant à lutter contre le racisme et la discrimination systémiques à la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Singh est renvoyé de la Chambre des communes après avoir refusé de s'excuser. Après la session, Singh témoigne que Therrien a également fait un geste méprisant vers lui[3]. Le Bloc québécois quant à lui précise que, puisque le comité de la sécurité publique et nationale devait se pencher sur la question du racisme systémique à la GRC quelques jours plus tard, le refus de consentement visait à éviter d'imposer au comité des conclusions avant qu'il n'ait terminé ses travaux[4]. À la suite de ces événements, le site journalistique PressProgress, une filiale de la Broadbent Institute (nommé en l'honneur de l'ancien chef du NPD: Ed Broadbent) une institution qui se décrit elle-même comme étant un think thank social-démocrate[5], publie un article sur une publication du député de La Prairie, apparu sur le site de réseautage Facebook sur sa page officielle. Dans cet article[6], il y est décrit comment Therrien, après avoir ouvertement critiqué une motion similaire avancé par Québec solidaire lorsqu'il siégeait comme député provincial de Sanguinet qui visait à dénoncer l'islamophobie, a par la suite partagé sur les médias sociaux des liens vers des articles du controversé blogueur André Lamoureux, partisan du Rassemblement pour la laïcité[7] et de la Coalition Laïcité Québec[8]. Les articles d'André Lamoureux nient entre autres la présence d'islamophobie au Québec tout en entretenant des visions anti-islam, anti-immigration et anti-intégrisme religieux[9],[10],[11],[12]. L'article qu'Alain Therrien avait partagé décrivait en particulier comment Lamoureux conçoit que l'islamophobie est un concept frauduleux et un détournement idéologique et craint que l'intégrisme islamique ne s'installe au Québec et nuise à la liberté d'expression[13]. Dans une capture d'écran produite par PressProgress, on peut y voir Alain Therrien en recommander la lecture en le qualifiant de « texte très solide ». Le chef du NPD a toujours refusé de s'excuser pour son insulte à l'endroit d'Alain Therrien[14], et a même reçu l'appui du premier ministre Justin Trudeau[15].

Résultats électoraux

Notes et références

Annexes

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