C’est fin 1911 que fut lancée la construction de cet appareil utilisant les éléments de construction de l’Avro E. On retrouvait en particulier les longerons inférieurs de fuselage, utilisés cette fois également pour former les longerons supérieurs, donnant au fuselage un aspect symétrique très profilé. Le train d’atterrissage à patin central et voie étroite était également identique à celui de l’Avro 500, mais l'’Avro F était un monoplan à aile médiane, un réseau de câbles d’acier tenus par un pylône situé au-dessus du fuselage et le châssis de l'atterrisseur assurant la tenue du porte-à-faux et le contrôle du gauchissement. Le pilote accédait à l’intérieur de l’appareil par une trappe située au-dessus du fuselage, dont le revêtement était assuré dans la partie avant par des panneaux transparents de celluloïd. De chaque côté du fuselage un hublot circulaire pouvait également être ouvert pour permettre au pilote de passer sa tête, opération probablement peu aisée dans un espace aussi restreint : au plus large, le poste de pilotage n’offrait que 60 cm.