Brebières

commune française du département du Pas-de-Calais From Wikipedia, the free encyclopedia

Brebières est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Brebiérois. La commune est membre de la communauté de communes Osartis Marquion.

Faits en bref Administration, Pays ...
Brebières
Brebières
La mairie.
Blason de Brebières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Intercommunalité cc Osartis Marquion
Maire
Mandat
Lionel David
2026-2032
Code postal 62117
Code commune 62173
Démographie
Gentilé Brebiérois
Population
municipale
5 283 hab. (2023 en évolution de +5,18 % par rapport à 2017)
Densité 489 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 15″ nord, 3° 01′ 25″ est
Altitude Min. 25 m
Max. 48 m
Superficie 10,8 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Douai
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brebières
(bureau centralisateur)
Législatives 1re circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Brebières
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Brebières
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Brebières
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Brebières
Liens
Site web villedebrebieres.fr
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La commune de Brebières (nom officiel depuis 1801), traversée par la Scarpe canalisée, est située dans le nord-est du département du Pas-de-Calais, dans l'Artois, elle est limitrophe du département du Nord. Elle se situe à km, à vol d'oiseau, au sud de la commune de Douai. C’est une commune de type ceinture urbaine, appartenant à l’unité urbaine de Douai-Lens, avec une population de 5 283 habitants au dernier recensement de 2023.

Dans les années 1960, un grand village mérovingien est découvert près de la Scarpe et, en 2008, des fouilles archéologiques révèlent un important site occupé par des Gaulois et des Celtes entre le IIe siècle av. J.-C. et le Ve siècle av. J.-C..

À la suite de la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.

Le patrimoine architectural de la commune comprend l'ancien château de la Bucquière qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques.

Géographie

Localisation

Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Brebières, commune de l'Artois limitrophe du département du Nord, est située, à vol d'oiseau, à 5 kilomètres au sud-ouest de Douai (aire d'attraction) et à 18 kilomètres au nord-est d'Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calaiset préfecture du Pas-de-Calais)[1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes, dont deux, Cuincy et Lambres-lez-Douai, situées dans le département du Nord. Les communes limitrophes sont Corbehem, Cuincy, Gouy-sous-Bellonne, Lambres-lez-Douai, Noyelles-sous-Bellonne, Quiéry-la-Motte et Vitry-en-Artois.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 10,8 km2 ; son altitude varie de 25 à 48 m[2].

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].

La commune est traversée par deux cours d'eau :

  • la Scarpe canalisée, d'une longueur de 67 km, qui prend sa source dans la commune d'Arras et se jette dans L'Escaut canalisée au niveau de la commune de Mortagne-du-Nord dans le département du Nord[4] ;
  • le Filet de Noyelles, d'une longueur de 4,66 km, qui prend sa source dans la commune de Noyelles-sous-Bellonne et se jette dans la petite Sensée au niveau de la commune de Courchelettes[5].
Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Brebières[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 712 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 6 km à vol d'oiseau[12], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 3].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station DOUAI (59) - alt : 26 m, Situation : lat : 50°23'22"N, lon : 3°04'01"E (à 6,6 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
15
1.1.2022
19,5
24.2.2021
24,8
31.3.2021
28
20.4.1968
31,3
27.5.2005
36
27.6.2011
40,8
25.7.2019
36,6
12.8.2024
35,5
15.9.2020
29
1.10.2011
20,5
7.11.2015
16,2
31.12.2022
40,8
2019
Maximale moyenne 6,4 7,4 11,2 15,1 18,5 21,6 23,9 23,9 20,1 15,2 10,1 6,9 15
Moyenne 4 4,5 7,2 10,1 13,5 16,5 18,6 18,4 15,3 11,5 7,3 4,5 11
Minimale moyenne 1,5 1,5 3,3 5,1 8,5 11,4 13,2 13 10,4 7,8 4,5 2,1 6,9
Record de froid
date du record
−20,5
8.1.1985
−12,5
7.2.1991
−11
13.3.2013
−4,5
11.4.2003
−1,5
5.5.1996
1
2.6.1962
4,1
17.7.1971
0,8
17.8.1966
0
19.9.1977
−6
30.10.1997
−9,5
23.11.1998
−12,5
29.12.1996
−20,5
1985
Précipitations
Hauteur (mm) 57,8 51,4 52,5 41,9 56,6 63,3 68,1 68,1 60,9 64,4 71 73,2 729,2
≥ 1 mm (jours) 11,8 10,6 10,5 9 9,7 9,1 9,2 9,3 9,1 11,1 13,1 13,3 125,8
≥ 5 mm (jours) 4,2 3,7 3,5 2,9 3,9 4,1 4,3 4,4 4,1 4,4 4,8 5,5 49,8
≥ 10 mm (jours) 1,2 1 1,1 0,8 1,4 2,3 2,3 2,1 1,6 1,6 2 2 19,3
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
19,4
1.1.2003
25,8
7.2.2024
35
5.3.2012
35
26.4.2003
52
30.5.2016
40,5
24.6.1969
77,1
3.7.2005
67
25.8.1990
45,2
20.9.2014
52,4
10.10.2013
32
13.11.2010
28,8
2.12.2000
77,1
2005
Fermer
Source : « Fiche 59178001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, edité le : 06/05/2026 dans l'état de la base (consulté le )
6,4
1,5
57,8
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
7,4
1,5
51,4
fév.
11,2
3,3
52,5
mars
15,1
5,1
41,9
avril
18,5
8,5
56,6
mai
21,6
11,4
63,3
juin
23,9
13,2
68,1
jui.
23,9
13
68,1
août
20,1
10,4
60,9
sep.
15,2
7,8
64,4
oct.
10,1
4,5
71
nov.
6,9
2,1
73,2
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Milieux naturels et biodiversité

La commune est surtout entourée de zones d'agriculture intensive, et de zones industrielles et urbaines (à l'est). Elle a souffert de lourdes séquelles physiques et environnementales lors des deux guerres mondiales.

La renaturation des friches industrielles et des terrils et des cavaliers miniers situés dans le proche bassin minier sont aussi devenu un atout environnemental, avec notamment l'inscription d'une partie des milieux renaturés dans la trame verte du bassin minier dont le prolongement est le parc de la Deûle et la trame verte de Lille-LMCU qui déclineront ou complèteront localement le Réseau écologique paneuropéen dans le cadre de la trame verte et bleue nationale à la suite du Grenelle de l'environnement.

La commune qui en 2008 disposait d'environ 8 personnes pour la gestion de 40 ha d'espaces verts a depuis l'an 2000 engagé une démarche de gestion différenciée, notamment pour entretenir l'ancienne voie ferrée transformée en coulée verte et améliorer ses fonctions de corridor biologique. On y pratique en particulier le désherbage thermique[15].

Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : les bassins de Brebières et bois du grand marais. Cette ZNIEFF bénéficie de zones humides et est situé à une altitude de 32 à 35 m). Ces zones humides sont souvent artificielles (bassins de décantation, fossés…) mais néanmoins garnis de vasières et roselières eutrophes abritant une richesse ornithologique. Selon le ministère chargé de l'Environnement, ces sites jouent un rôle important pour le « stationnement migratoire, nidification, hivernage d’Anatidés »[16].

Carte de la ZNIEFF sur la commune.

Espèces faunistiques et floristiques

L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[17].

Urbanisme

La place des Héros.

Typologie

Au , Brebières est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[Insee 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[Insee 2],[Insee 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[Insee 3]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[Insee 4],[Insee 5].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (67,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17,1 %), zones urbanisées (17 %), zones agricoles hétérogènes (5,7 %), forêts (2,6 %), prairies (2,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,3 %), eaux continentales[Note 8] (1 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement

En 2022[Note 9], le nombre total de logements dans la commune était de 2 317, alors qu'il était de 2 140 en 2016 et de 2 043 en 2011[Insee 6] , soit une progression du nombre total de logements de 13,4 % depuis 2011.

Parmi ces 2 317 logements, 94,6 % étaient des résidences principales, (soit 2 191 logements), 0,3 % des résidences secondaires et 5,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 88,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 11,0 % des appartements[Insee 7].

Sur les 2 191 résidences principales, 72,9 % sont occupées par des propriétaires, 26,1 % par des locataires et 1,0 % par des personnes logées gratuitement[Insee 8].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Brebières en 2022 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,3 %) par rapport au département (6,6 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (5,2 %) inférieure à celle du département (7,2 %) et de la France entière (8 %).

Davantage d’informations Typologie, Pas-de-Calais ...
Le logement à Brebières en 2022
Typologie Brebières[Insee 7] Pas-de-Calais[Insee 9] France entière[Insee 10]
Résidences principales (en %) 94,6 86,2 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,3 6,6 9,7
Logements vacants (en %) 5,2 7,2 8
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Voies de communication et transports

Voies de communication

La commune est desservie par la D 950 (ex-RN 50) qui relie Arras à Douai et la frontière entre la Belgique et la France.

Transports

La gare de Brebières-Sud, située sur la ligne de Paris-Nord à Lille, est desservie par des trains TER Hauts-de-France qui effectuent des missions entre les gares : d'Achiet et de Douai ; d'Arras et de Douai ou Lille - Flandres.

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Berbiariæ en 871 ; Berbera en 1038 ; Berbere en 1081 ; Bierberiæ en 1096 ; Berbire au XIIe siècle ; Berberia en 1208 ; Breberia en 1228 ; Brebiere en 1242 ; Berbiere en 1264 ; Brebiere en 1289 ; Brebyère en 1311 ; Brebieres lez Douay en 1507 ; Brebierre au XVIIIe siècle[19] ; Brébiére en 1793 et Brebières depuis 1801[2].

Selon Ernest Nègre, le nom viendrait du pluriel de l'adjectif latin *vervicaria (casa) « cabane à brebis », qui a donné en ancien français *berchière « bergerie »[20].

Histoire

Fouilles archéologiques

L'occupation du lieu par les êtres humains est bien ancienne puisque : En 2008, la nouvelle ZAC des Béliers de 60 hectares fait l'objet de fouilles et révèle un important site occupé par des Gaulois et des Celtes. 17 hectares ont été fouillés et trois sites confirment cette présence :

  • le premier site révèle trois enclos agricoles d'époque gauloise datant du IIe siècle av. J.-C., composés chacun de cinq bâtiments ;
  • le deuxième, un enclos entouré de deux fossés concentriques datant du Ier siècle av. J.-C. Une activité métallurgique est prouvée par des résidus de fonte de fer. On trouve également des perles en pâte de verre, de la céramique et des ossements d'animaux et humains ;
  • le troisième site appartient à l'époque celtique, vers le Ve siècle av. J.-C., avec cinq bâtiments et à proximité une concentration de fosse ayant servi à chauffer ou à cuire[21],[22].

Dans les années 1960, un grand village mérovingien est découvert près de la Scarpe qui traverse le village. De nombreuses céramiques sont trouvées comme des céramiques sans décor (90 pour cent des céramiques trouvées) sûrement utilisées quotidiennement, des céramiques tournées, des cruches, des bols et des plats[23]. La construction de bâtiments en 2003 permet de trouver des objets similaires et de terminer de repérer le village.

Période médiévale

En 1722, Maximilien-Charles Payen est seigneur de Brebières, la Bucquière (située sur Brebières), et baron de Lallocue. Il bénéficie du titre de comte pour la terre de la Bucquière. Celle-ci, située en Artois, relève de la terre de Brebières. Elle possède un beau château, environné de fossés avec une grande basse-cour, elle-même environnée de fossés, deux cents arpents , en terres labourables et bois. La terre de Brebières, qui relève de celle de Lens, dispose de toute la justice seigneuriale. 40 fiefs en relèvent. Elle contient une ancien château, presque démoli par les guerres et 16 mesures de terre, bois et prairies etc.

Le bénéficiaire de cette élévation a servi plusieurs années en Italie, Allemagne, Flandre , au service de son roi, en tant que lieutenant de cavalerie au régiment d'Humières et de capitaine au régiment de dragons d'Artois puis comme premier capitaine. Il a montré une grande valeur au combat, en particulier à la bataille de Neerwinden, où, ayant mis pied à terre à la tête de l'escadron placé sous ses ordres, il a forcé l'épée à le main les retranchements de l'ennemi. Il est el fils de Gilles-François Payen, seigneur de la Bucquière, grand-bailli de Douai et de Jeanne-Françoise de Brias[24].

Première Guerre mondiale

La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[25].

Seconde Guerre mondiale

Passage de troupes britanniques le , pendant la drôle de guerre.

XXIe siècle

Le parc éolien de Brebières, comprenant trois éoliennes, est autorisé en 2026[26].

Politique et administration

Découpage territorial

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais[Insee 11].

Commune et intercommunalités

Brebières était membre de la communauté de communes Osartis, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des prescriptions du schéma départemental de coopération intercommunale approuvé par le préfet du Pas-de-Calais le [27], cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former la communauté de communes Osartis Marquion, dont est désormais membre la commune. Cette communauté de communes Osartis Marquion regroupe 49 communes et totalise 42 814 habitants en 2022[Insee 11].

Circonscriptions administratives

La commune faisait partie depuis 1793 du canton de Vitry-en-Artois[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur du canton de Brebières[Insee 11].

Circonscriptions électorales

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais [28].

Élections municipales et communautaires

Tendances politiques et résultats

Lors du premier tour des élections municipales le , vingt-neuf sièges sont à pourvoir ; on dénombre 3 966 inscrits, dont 2 026 votants (51,08 %), aucun vote blanc et 1 958 suffrages exprimés (96,64 %). Quatre listes s'affrontent au premier tour, et à l'issue de celui-ci, aucun siège n'a été pourvu :

  • la liste menée par Jean-Pierre Moreau recueille 411 voix (20,99 %) ;
  • la liste étiquetée divers droite menée par Lionel David recueille 486 voix (24,82 %) ;
  • la liste étiquetée divers gauche menée par Jocelyne Cieslak recueille 464 voix (23,70 %) ;
  • la liste étiquetée divers gauche menée par Nicolas Cicoria recueille 597 voix (30,49 %)[29].

Élections municipales de 2026

Davantage d’informations Sièges à pourvoir, Liste élue ...
Nombre de sièges[30]
Sièges à pourvoirListe élue
Conseil municipal[31]
29
29
Conseil communautaire
9
9
Fermer

Lors du premier tour des élections municipales du , on dénombre 4 184 inscrits, dont 2 154 votants (51,48 %), 224 votes blancs (10,40 %), 63 votes nuls (2,92 %) et 1 867 suffrages exprimés (86,68 %)[30].

La liste menée par le maire sortant Lionel David (liste DVD) étant la seule à se présenter, elle est élue dès le premier tour[30].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[32]
Période Identité Étiquette Qualité
1837 1841 Jules Maurice    
1877 1884 Adolphe Pilat    
1884 1885 Noël Lheurette    
1885 1888 Victor Leger   Cultivateur
1888 1891 Célestin Leduc    
1891 1896 Jules Daix    
1896 1904 Victor Leger   Cultivateur
1904 1926 Théodore Pilat[33]   Ancien sucrier
1926 1934 Adolphe Laude    
1934 1945 Gustave Lefebvre    
1945 1947 Henri Ducrocq PCF Ouvrier papetier
octobre 1947 mars 1965 Maurice Grossemy[34],[35] SFIO Boucher
Conseiller général (1947 → 1967)
mars 1965 mars 1983 Georges Lefebvre UNR-RPR Marchand de grains
mars 1983 juillet 2020 Jean-Pierre Hecquet[36] PS Retraité de la fonction publique
Vice-président de la CC Osartis Marquion (2014 → 2020)
Suppléant de la députée Catherine Génisson (1997-2007)
juillet 2020 en cours
(au 3 avril 2026)
Lionel David DVD[37] Médecin
Vice-président de la CC Osartis Marquion (2026 → )[38]
Élu pour le mandat 2020-2026[39]
Réélu pour le mandat 2026-2032[40]
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Équipements et services publics

Espaces publics

La commune est labellisée « 1 fleur » au concours des villes et villages fleuris[41].

Enseignement

La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

Elle administre l'école maternelle Saint-Exupéry et l'école élémentaire Curie-Pasteur[42].

Justice, sécurité, secours et défense

La commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants d'Arras[43].

Population et société

Démographie

Les habitants de la commune sont appelés les Brebiérois[44].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[46].

En 2023, la commune comptait 5 283 habitants[Note 10], en évolution de +5,18 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0091 2071 1741 2891 3701 3441 3941 4371 472
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5301 6811 7101 7621 7991 8801 7421 8101 831
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8501 8201 8421 2451 6161 8852 0262 1072 468
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 4244 2384 2854 3074 3244 4244 8784 8934 908
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
5 1695 283-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2022, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,9 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24 % la même année, alors qu'il est de 25,8 % au niveau départemental.

En 2022, la commune comptait 2 478 hommes pour 2 732 femmes, soit un taux de 52,44 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,59 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges de la commune en 2022 en pourcentage[Insee 12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
0,9 
5,2 
75-89 ans
7,7 
16,5 
60-74 ans
17,2 
21,4 
45-59 ans
19,9 
20,6 
30-44 ans
19,7 
16,4 
15-29 ans
16,0 
19,5 
0-14 ans
18,7 
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Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[48]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 
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Sports et loisirs

En , voit s'ouvrir le « padel family club », un complexe comprenant onze terrains de padel et trois de badminton et de pickleball. Il est construit dans un ancien entrepôt de 4 800 m2 dans la zone d’activités Horizons 2000. À cette date, sa taille et ses équipements en font un des plus grands complexes de padel au nord de Paris[49].

Vie associative

La commune dispose d'une importante vie associative, dans le sport, la chasse, la pêche, l'aide sociale, la mémoire, la culture ainsi que d'autres associations[50].

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2021[Note 11], la commune compte 2 172 ménages fiscaux[Note 12], regroupant 5 291 personnes[Insee 13].

Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

  • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 22 660 , supérieur à celui du département du Pas-de-Calais (20 720 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 13],[Insee 14],[Insee 15] ;
  • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 12 %, de 18,4 % au niveau du département et de 14,9 % au niveau de la métropole[Insee 16],[Insee 17],[Insee 18] ;
  • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 53 %, de 44,1 % au niveau du département et de 53,4 % au niveau de la métropole[Insee 13],[Insee 14],[Insee 15].

Emploi

Taux de chômage
201220172023
Commune[Insee 19]8,6 %9,7 %6,7 %
Département[Insee 20]11,4 %12,0 %9,9 %
France métropolitaine[Insee 21]9,6 %10,3 %8,6 %

En 2022[Note 9], la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 3 264 personnes, parmi lesquelles on compte 76,8 % d'actifs (70,1 % ayant un emploi et 6,7 % de chômeurs) et 23,2 % d'inactifs[Note 13],[Insee 19]. En 2022, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département et inférieur à celui de la France métropolitaine.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Douai, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[Insee 22]. Elle compte 1 869 emplois en 2022, contre 1 658 en 2016 et 1 931 en 2011. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 2 302, soit un indicateur de concentration d'emploi de 81,2 et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 59,8 %[Insee 23].

Sur ces 2 302 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 987 travaillent dans la commune, soit 86 % des habitants[Insee 24]. Pour se rendre au travail, 87,4 % des habitants utilisent une voiture, un camion ou une fourgonnette, 4,0 % les transports en commun, 6,6 % s'y rendent en deux-roues motorisé, à vélo ou à pied et 2,0 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[Insee 25].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Monument historique

  • L'ancien château de la Bucquière. Ce bâtiment fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [51].

Autres lieux et monuments

  • L'église Saint-Vaast, reconstruite après 1918.
  • La gare de Brebières-Sud.
  • Le champ d'aviation de la Brayelle
  • Le château Pilat
  • Le château Prévost
  • Le monument aux morts[52].
  • Le monument à la mémoire du capitaine Louis Gabriel Madiot, avec la citation suivante : « Ici, le 23 octobre 1910 / Le capitaine L.G. Madiot / trouve la mort dans une chute d'aéroplane / victime de la science / mort pour la Patrie / 1867-1910 ».
  • Le « Brebières British Cemetery » au lieu-dit chemin de la Brayette.
  • Le parc municipal
  • Le stade et complexe sportif

Personnalités liées à la commune

  • Louis Joseph Pilat (1735-1809), député suppléant du tiers-état aux États généraux en 1789, né et mort dans la commune.
  • Jules Maurice (1808-1876), nait à Valenciennes, mort à Versailles, maire de Brebières de 1837 à 1841.
  • Maurice Grossemy, né en 1897 à Gavrelle et mort en 1975 à Brebières, boucher.
Durant la Première Guerre mondiale, il est porté mort pour la France en 1918 mais retrouvé vivant dans un camp de prisonniers en Pologne, blessé il est pensionné à 100 %. En 1934, il est élu conseiller municipal socialiste de Brebières.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'engage dans la résistance française dans le groupe « Voix du Nord », au sein du réseau « CENTURIE ». Arrêté en , il est incarcéré à la prison Saint Gilles de Bruxelles, puis déporté en Allemagne dans les prisons de différentes villes. Le , il est transféré au camp de concentration de Buchenwald puis évacué au camp de concentration de Flossenbürg. Ce camp est évacué en avril et 14 à 15 000 prisonniers partent à pied vers le sud, plus de la moitié seront décimés. Maurice Grossemy est libéré le par les Américains dans la région de Cham.
De retour de captivité, il est élu de à 1967, conseiller général du canton de Vitry-en-Artois, maire de Brebières en 1947 et réélu en 1953 et 1959, et délégué cantonal de l’Éducation nationale en 1962.
Il est commandeur dans l'ordre national de la Légion d'honneur et est décoré de la médaille militaire, de la croix de guerre 1914-1918 avec citations, de la croix de guerre 1939-1945, de la médaille de la Résistance française, il est officier d’académie, chevalier du Mérite social et chevalier du Mérite agricole. En 2014, la commune lui rend hommage en posant une stèle à son nom au monument aux morts[53],[54],[55].

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Brebières Blason
De gueules à dix losanges d'argent accolées et aboutées, 3, 3, 3 et 1, surmontées d'un label d'azur ; au chef cousu d'azur chargé d'une roue de moulin d'or accostée de deux moutons affrontés d'argent[56].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Devise / Cri
En avant, Brebières
Détails
* Ces armes emploient le terme « cousu » dans le seul but de contrevenir à la règle de contrariété des couleurs : elles sont fautives (azur sur gueules

Les deux brebis sont le symbole de l'élevage qui fut la première richesse du village. La roue de moulin est le symbole de la première industrie qui fut ruinée par la Première Guerre mondiale, donnant naissance aux usines actuelles.
).

Adopté par la municipalité en 1920.
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Pour approfondir

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Bibliographie

Ouvrage consultable aux archives départementales du Pas-de-Calais[57] :

  • J.-P. Brémard, Brebières et ses environs, Joué-lès-Tours, Alan Sutton, 1999.

Articles connexes

Liens externes

Bases de données, dictionnaires et encyclopédies

Notes et références

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