Corbehem

commune française du département du Pas-de-Calais From Wikipedia, the free encyclopedia

Corbehem est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Corbehemois. La commune est membre de la communauté de communes Osartis Marquion.

Faits en bref Administration, Pays ...
Corbehem
Corbehem
La mairie.
Blason de Corbehem
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Intercommunalité CC Osartis Marquion
Maire
Mandat
Dominique Bertout
2020-2026
Code postal 62112
Code commune 62240
Démographie
Population
municipale
2 258 hab. (2023 en évolution de −4,56 % par rapport à 2017)
Densité 868 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 10″ nord, 3° 03′ 39″ est
Altitude Min. 28 m
Max. 36 m
Superficie 2,6 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Douai
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brebières
Législatives 1re circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Corbehem
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Corbehem
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Corbehem
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Corbehem
Liens
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    La commune de Corbehem (nom officiel depuis 1801), traversée par la Scarpe canalisée, est située dans le nord-est du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département du Nord. Elle se trouve à km, à vol d'oiseau, au sud-ouest de la commune de Douai. C’est une commune de type ceinture urbaine selon l'Insee, appartenant à l’unité urbaine de Douai-Lens, avec une population de 2 258 habitants au dernier recensement de 2023, elle connait un pic de population en 1975 avec 2 611 habitants.

    L'économie principale de la commune a longtemps été la sucrerie et la papèterie acquise par Ferdinand Béghin (fils d'Henri Béghin, industriel du sucre) au sortir de la Première Guerre mondiale, l'ensemble ferme définitivement en 2014.

    À la suite de la Première Guerre mondiale et des destructions subies, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.

    Géographie

    Localisation

    Localisée dans l'extrême sud-est du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département du Nord, Corbehem est une commune traversée par la Scarpe canalisée et située, à vol d'oiseau, à km au sud-ouest de la commune de Douai (aire d'attraction) et à 20 km au nord-est de la commune d’Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais)[1].

    Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes, dont trois, Courchelettes, Férin et Lambres-lez-Douai, dans le département du Nord. Les communes limitrophes sont Brebières, Courchelettes, Férin, Gouy-sous-Bellonne et Lambres-lez-Douai.

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 2,6 km2 ; son altitude varie de 28 à 36 m[2].

    Hydrographie

    Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].

    La commune est baignée par la Scarpe canalisée, d'une longueur de 67 km, qui prend sa source dans la commune d'Arras et se jette dans L'Escaut canalisé au niveau de la commune de Mortagne-du-Nord dans le département du Nord[4]. La Scarpe canalisée constitue, au niveau de la commune, la limite entre la Scarpe-Supérieure et la Scarpe Moyenne[5],[6].

    La commune se trouve au confluent de cette rivière avec le canal de la Sensée (élément de la liaison à grand gabarit Dunkerque-Escaut), d'une longueur de 8,18 km, qui prend sa source dans la commune d'Arleux et se jette dans La Scarpe canalisée au niveau de la commune et qui est à l'origine du canal de dérivation de la Scarpe (également partie de la liaison à grand gabarit) qui traverse l'agglomération de Douai et du canal ancien de la ̈Scarpe qui passe au centre de la ville de Douai[7].

    Par ailleurs, elle est traversée par le Filet de Noyelles, cours d'eau naturel non navigable de 4,66 km, qui prend sa source dans la commune de Noyelles-sous-Bellonne et se jette dans la petite Sensée au niveau de la commune de Courchelettes[8], et par la dérivation de la Scarpe, d'une longueur de 6,31 km[9].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 718 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 5 km à vol d'oiseau[16], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records station DOUAI (59) - alt : 26 m, lat : 50°23'22"N, lon : 3°04'01"E
    Records établis sur la période du au
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 1,5 1,5 3,3 5,1 8,5 11,4 13,2 13 10,4 7,8 4,5 2,1 6,9
    Température moyenne (°C) 4 4,5 7,2 10,1 13,5 16,5 18,6 18,4 15,3 11,5 7,3 4,5 11
    Température maximale moyenne (°C) 6,4 7,4 11,2 15,1 18,5 21,6 23,9 23,9 20,1 15,2 10,1 6,9 15
    Record de froid (°C)
    date du record
    −20,5
    08.01.1985
    −12,5
    07.02.1991
    −11
    13.03.13
    −4,5
    11.04.03
    −1,5
    05.05.1996
    1
    02.06.1962
    4,1
    17.07.1971
    0,8
    17.08.1966
    0
    19.09.1977
    −6
    30.10.1997
    −9,5
    23.11.1998
    −12,5
    29.12.1996
    −20,5
    1985
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    15
    01.01.22
    19,5
    24.02.21
    24,8
    31.03.21
    28
    20.04.1968
    31,3
    27.05.05
    36
    27.06.11
    40,8
    25.07.19
    36,6
    12.08.24
    35,5
    15.09.20
    29
    01.10.11
    20,5
    07.11.15
    16,2
    31.12.22
    40,8
    2019
    Précipitations (mm) 57,8 51,4 52,5 41,9 56,6 63,3 68,1 68,1 60,9 64,4 71 73,2 729,2
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    19,4
    01.01.03
    25,8
    07.02.24
    35
    05.03.12
    35
    26.04.03
    52
    30.05.16
    40,5
    24.06.1969
    77,1
    03.07.05
    67
    25.08.1990
    45,2
    20.09.14
    52,4
    10.10.13
    32
    13.11.10
    28,8
    02.12.00
    77,1
    2005
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    Source : « Fiche 59178001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    6,4
    1,5
    57,8
     
     
     
    7,4
    1,5
    51,4
     
     
     
    11,2
    3,3
    52,5
     
     
     
    15,1
    5,1
    41,9
     
     
     
    18,5
    8,5
    56,6
     
     
     
    21,6
    11,4
    63,3
     
     
     
    23,9
    13,2
    68,1
     
     
     
    23,9
    13
    68,1
     
     
     
    20,1
    10,4
    60,9
     
     
     
    15,2
    7,8
    64,4
     
     
     
    10,1
    4,5
    71
     
     
     
    6,9
    2,1
    73,2
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Paysages

    Paysage de Corbehem.

    La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[19]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[20].

    Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[20].

    Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[20].

    Milieux naturels et biodiversité

    Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

    Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : les bassins de Brebières et bois du grand marais. Cette ZNIEFF associe de vastes zones en eau (bassins de décantation) avec vasières et roselières et des végétations forestières dégradées par la plantation massive de peupliers[21].

    Carte de la ZNIEFF sur la commune.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Corbehem est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[23],[24]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[24]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[25],[26].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (61,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (72,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (32,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (28,3 %), terres arables (19,7 %), zones agricoles hétérogènes (11,1 %), forêts (7,9 %)[27]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Voies de communication et transports

    Voies de communication

    La commune est desservie par la route départementale D 45[28].

    Transport ferroviaire

    Le nord de son territoire est traversé par la ligne de Paris-Nord à Lille, et dispose d'une halte desservie par des trains TER Hauts-de-France qui effectuent des missions entre les gares : de Arras, ou Achiet, et de Douai ; d'Arras et de Lille-Flandres.

    Toponymie

    D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Corbelhan en 1081 ; Corbelhem en 1105 ; Corbehem en 1289 ; Corbehan en 1297 ; Corbeham en 1306 ; Corbehan en 1307 ; Courbehem en 1515 ; Corbehein en 1720[29] ; Corbehem en 1793 ; Corbihem et Corbehem depuis 1801[2].

    La forme flamande est Corbeham[30].

    Histoire

    Révolution française

    En prémisse à la Révolution française, dans leur cahier de doléances[31], plaintes et remontrances, les habitants, corps et communautés de Corbehem réunis en assemblée le , demandent :

    • 32 députés du tiers-état, élus par les communautés de campagne, pour représenter la province d'Artois ;
    • des suffrages comptés par tête et (non) par ordre ;
    • une justice rendue gratuitement ;
    • un impôt pour tous, y compris les nobles et les ecclésiastiques ;
    • la suppression des corvées ;
    • la suppression des fiefs dans les familles roturières ;
    • que chaque communauté puisse défricher ou conserver ses communes, marais ou pâturages ;
    • que l'on oblige les États de distribuer les quatre cents mille livres accordées à l’assemblée générale à chacun des habitants dont les récoltes ont été grêlées le treize juillet dernier, à proportion des pertes qu’ils ont essuyées, selon les estimations faites par les experts envoyés de la part desdits États.

    XIXe siècle

    La ligne de chemin de fer Paris - Lille a été mise en service en 1846. En 1907 est créé un embranchement vers Lens qui a fonctionné de 1907 à 1955 (pour les voyageurs).

    La commune s'industrialise dès 1838, avec la création de la distillerie Lefebvre en 1838, attirée par la voie d'eau de la Scarpe. De nombreuses autres entreprises industrielles s'installent ensuite sur la commune : raffinerie de sucre, chaudronnerie, potasserie, malterie[32],[33]...

    Un embranchement particulier est établi en 1883 pour relier la ligne de chemin de fer à l'embranchement industriel établi par M. Paul Paix et Cie[34].

    Première Guerre mondiale

    La commune a subi des destructions pendant la Première Guerre mondiale[35],[36],[37],[38],[39].

    Elle est décorée de la croix de guerre 1914-1918 le , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[40],[41].

    La reconstruction est menée notamment par la Société coopérative de reconstruction de Corbehem.

    Entre-deux-guerres

    Les frères Joseph et Henri Beghin, qui exploitent la sucrerie de Thumeries, rachètent de multiples usines détruites lors de la Première Guerre mondiale, ainsi que des champs et des habitations. Ils construisent la sucrerie en 1920 à l'emplacement de l'ancienne distillerie Lefebvre, puis la cartonnerie en 1926. Les deux premières usines à papier sont mises en service en 1928 et 1929, destinées principalement au papier journal[42]. Au début des années 1930, le site comporte une sucrerie, une distillerie, deux machines à carton et 3 machines à papier. Dès 1934, l'usine se dote d'une centrale électrique, dont les chaudières alimentent également en vapeur les rouleaux sécheurs des machines à papier[43],[32],[44],[45].

    Seconde Guerre mondiale

    Trente glorieuses et temps actuels

    Ferdinand Béghin, fils d'Henri, reprend les installations Béghin et assure son développement. La sucrerie devient la plus importante du groupe. La cartonnerie sert à la fois à l'emballage du sucre, avec la machine no 1 et la production vendue à d'autres entreprise (machine no 2. En 1957 est mise en service la machine no 4. En 1961, l'usine est la première papèterie de France, essentiellement destinée à la production de papier journal. En 1963, elle est l'une des premières à produire papier couché, notamment utilisé par les magazines, activité qui deviendra la principale de l'entreprise à partir des années 1980. Compte tenu de l'importante consommation énergétique de l'entreprise, une deuxième centrale est mise en service en 1963, puis une troisième centrale à gaz dans les années 1980, sans pour autant permettre à l'usine d'être autosuffisante en énergie, qui est alors l'un des 10 premiers clients nationaux d'EDF[32].

    L'usine commence à décliner à partir des années 1970, avec l'arrêt de la machine à carton no 1 en 1979, de la distillerie en 1983, et de la sucrerie, devenue trop petite, en 1986.puis l'arrêt de la cartonnerie en 1997. Il ne subsiste plus que la papeterie, qui change à plusieurs reprises de dénomination pour devenir, en 1998, Stora Enso. La machine no 5 est mise en service en 1990, et remplace les machines no 1 et 2 qui sont alors arrêtées[46]. Cette machine no 5 est alors la plus grande du monde[32]. L'industrie du papier couché étant devenue excédentaire au niveau mondial, les machines no 3 et 4 sont arrêtées, malgré un important conflit social en 2006, et ne subsiste que la machine no 5[32].

    En 2006, le groupe finlandais Stora Enso annonce un plan de réduction mondial des effectifs. Pour éviter le licenciement, ses salariés français fondent les Géants du papier solidaire. En septembre 2006, le fonds d'investissement Green Recovery propose de racheter deux machines à papier à Corbehem[47], mais le projet est bloqué à la dernière minute[48].

    La papèterie ferme en 2014[49].

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais.

    Commune et intercommunalités

    Corbehem était membre de la communauté de communes Osartis, créée à la fin de 1999 sous le nom de communauté de communes Scarpe-Sensée .

    Celle-ci fusionne avec sa voisine pour former, le la communauté de communes Osartis Marquion dont est désormais membre la commune. Cette communauté de communes Osartis Marquion regroupe 49 communes et totalise 42 814 habitants en 2022.

    Circonscriptions administratives

    La commune faisait partie depuis 1793 du canton de Vitry-en-Artois[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Brebières.

    Circonscriptions électorales

    Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 2012 de la première circonscription du Pas-de-Calais.

    Élections municipales et communautaires

    Lors du premier tour des élections municipales le , dix-neuf sièges sont à pourvoir ; on dénombre 1 512 inscrits, dont 777 votants (51,39 %), 8 votes blancs (1,03 %) et 749 suffrages exprimés (96,40 %). La liste Corbehem avenir menée par le maire sortant Dominique Bertout recueille 562 voix (75,03 %) et ainsi dix-sept sièges au conseil municipal contre deux pour la liste Corbehem ensemble menée par Éric Morelle avec 187 voix (24,97 %)[50].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
        André Evrard Républicain Conseiller général de Vitry-en-Artois (1886 → 1913)
        Jules Evrard RG Fils du précédent
    Conseiller général de Vitry-en-Artois (1913 → 1928)
    1947   Jean Desmons   Ancien combattant
    octobre 1948 mars 1971 Marcel Flodrops SFIO  
    mars 1971 mars 1983 Claude Paquet (1928-2021) SE Responsable SAV de la SEUM, maire honoraire
    mars 1983 mars 2008 Maurice Herbaut (1930-2014) DVG Employé de la métallurgie, maire honoraire
    mars 2008 en cours
    (au 26 mai 2020)
    Dominique Bertout DVG Chargé d'affaires
    Vice-président de la CC Osartis Marquion (2014 → )
    Réélu pour le mandat 2014-2020[51]
    Réélu pour le mandat 2020-2026[52],[53],[54]
    Fermer

    Équipements et services publics

    Espaces publics

    La commune est labellisée « 2 fleurs » au concours des villes et villages fleuris[55].

    Enseignement

    La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

    Elle administre l'école primaire Pierre et Marie Curie[56].

    Justice, sécurité, secours et défense

    La commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire d’Arras et du tribunal pour enfants d'Arras[57].

    Population et société

    Démographie

    Les habitants sont appelés les Corbehemois[58].

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[59]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[60].

    En 2023, la commune comptait 2 258 habitants[Note 8], en évolution de −4,56 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    268249274283334303360352387
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    6006206777477678509311 0091 026
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 0531 1021 1239141 2281 4711 6921 5921 607
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    1 8702 0942 6112 3682 3462 3182 2242 2242 221
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    2 3442 2722 258------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[61].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,5 %, soit légèrement en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,1 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 1 144 hommes pour 1 195 femmes, soit un taux de 51,09 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,5 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[62]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,4 
    90 ou +
    2,7 
    5,7 
    75-89 ans
    10,8 
    12,7 
    60-74 ans
    15,6 
    20,2 
    45-59 ans
    17,4 
    20,3 
    30-44 ans
    20,9 
    16,2 
    15-29 ans
    14,7 
    24,5 
    0-14 ans
    17,9 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[63]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,6 
    5,9 
    75-89 ans
    9,1 
    17 
    60-74 ans
    18,4 
    20 
    45-59 ans
    19,1 
    18,9 
    30-44 ans
    18 
    18,2 
    15-29 ans
    16,2 
    19,5 
    0-14 ans
    17,5 
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    Économie

    L'entreprise de construction Colas Nord-Picardie inaugure en mai 2009 une usine d'enrobement sur l'ancien site de Stora Enso, certains ouvriers du groupe finlandais y étant embauchés[64].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Le château d'eau.
    • L'église Notre-Dame construite sur l'initiative de l'abbé Deplantay, curé de Corbehem, vers 1896, aux frais du banquier Louis Dupont, qui habitait le village[65], reconstruite dans les années 1920 en conservant les parties qui ont échappé aux destructions de la Première Guerre mondiale. L'église, de style néo-gothique est principalement en briques. Au-dessus du portail se trouve une statue de la Vierge à l'Enfant, sous laquelle se trouvent les lettres « AM » entrelacées, pour « Ave Maria »[66]. Elle contient des fonts baptismaux de 1530 en grès[67] et un buffet d'orgue, également de style néo-gothique, en chêne teinté, composé de quatre tourelles et de trois plates-faces[68].
    • Le monument aux morts d'Henri-Émile Rogerol[69].
    • La gare de Corbehem.
    • Le manoir des Cèdres, qui appartient à la famille Lefebvre, créateur de la distillerie au début du XIXe siècle. En ruines à la fin de la Première Guerre mondiale, le manoir est reconstruit en 1924 et doté d'une belle façade Art déco agrémentée de bow-windows colorés et d’une verrière réalisée par le maître-verrier lillois Pierre Turpin[70]

    Géants de processions et de cortèges

    Jean de Corbehem, en visite à Roclincourt en 2011.

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Corbehem Blason
    De gueules à neuf flammes d'or ordonnées 4, 3 et 2 ; au chef du même chargé d'une aigle de sable[72].
    Ornements extérieurs
    Croix de guerre 1914-1918
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
    Fermer

    Pour approfondir

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    Bibliographie

    • Marc de Ferrière Le Vayer, Les cinq vies de Corbehem : de Béghin à Stora Enzo, l'aventure d'une usine, Douai, Pagine éditions, , 191 p. (ISBN 978-2-912208-02-6).
    • Marc de Ferrière Le Vayer et Jean-Claude Daumas (dir.), Le capitalisme familial : logique et trajectoire : Actes de la journée d'études de Besançon du 17 janvier 2002, Besançon, Presses universitaires franc-comtoises, coll. « Série historique », , 254 p. (ISBN 978-2-84867-036-2, lire en ligne), « Les Béghin, du sucre au papier L'échec d'une certaine forme de capitalisme (1870-1977) », p. 77-95 [lire en ligne (page consultée le 6 juillet 2018)] sur Google books.

    Ouvrage consultable aux archives départementales du Pas-de-Calais[73] :

    • J.-P. Brémard, Brebières et ses environs, Joué-lès-Tours, Alan Sutton, 1999.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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