Quiéry-la-Motte

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Quiéry-la-Motte
Quiéry-la-Motte
Le monument aux morts
et l'église Saint-Martin.
Blason de Quiéry-la-Motte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Intercommunalité Communauté de communes Osartis Marquion
Maire
Mandat
Frédéric Humez
2026-2032
Code postal 62490
Code commune 62680
Démographie
Gentilé Quiérysiens
Population
municipale
702 hab. (2023 en évolution de −4,75 % par rapport à 2017)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 21′ 59″ nord, 2° 58′ 44″ est
Altitude Min. 26 m
Max. 64 m
Superficie 8,93 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Douai
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brebières
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Quiéry-la-Motte
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Quiéry-la-Motte
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Quiéry-la-Motte
Liens
Site web www.quierylamotte.fr

Quiéry-la-Motte est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Quiérysiens. Sa population est de 702 habitants au recensement de 2023. La commune est membre de la communauté de communes Osartis Marquion.

Localisation

Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département du Nord, Quiéry-la-Motte est un bourg rural situé, à vol d'oiseau, à km à l'ouest de la commune de Douai (aire d'attraction) et à 16 km au nord-est de la commune d’Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais)[1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes, dont deux, Esquerchin et Cuincy, dans le département du Nord. Les communes limitrophes sont Brebières, Cuincy, Esquerchin, Hénin-Beaumont, Izel-lès-Équerchin et Vitry-en-Artois.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 8,93 km2 ; son altitude varie de 26 à 64 mètres[2].

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie[3].

Elle est drainée par la rivière l'Escrebieux, d'une longueur de 11,68 km, qui prend sa source dans la commune d'Izel-lès-Équerchin et se jette dans le canal de la Scarpe au niveau de la commune de Flers-en-Escrebieux dans le département du Nord[4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Quiéry-la-Motte[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 696 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 7 km à vol d'oiseau[11], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[14]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[15].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[15].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[15].

Milieux naturels et biodiversité

Espace protégé et géré

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[16].

Dans ce cadre, le territoire de la commune fait partie d'un espace protégé : le domaine de la Chaumière d’une superficie de 66,908 ha. Terrain géré (location, convention de gestion) par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France[17].

Espèces faunistiques et floristiques

L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[18].

Urbanisme

Typologie

Au , Quiéry-la-Motte est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[Insee 1]. Elle est située hors unité urbaine[Insee 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[Insee 2]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[Insee 3],[Insee 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (85,5 %), prairies (5,2 %), zones urbanisées (5,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,7 %), forêts (0,6 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

Transports

La commune disposait d'une gare sur l'ancienne ligne de Lens à Corbehem mise en service en 1910 et fermée en 1994.

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Chirei entre le Xe et le XIe siècle ; Cheri en 1125 ; Chiri en 1137 ; Cirici en 1140 ; Ciri en 1145 ; Sirici (1154) ; Keri de 1154 à 1159 ; Kyri en 1181 ; Kieri en 1212 ; Kyeri en 1281 ; Queri en 1299 ; Ciry au XIVe siècle ; Quiéry-juxta Yzer au XVIIe siècle ; Quiéry-la-Mothe au XVIIIe siècle[20] ; Quiéry la Motte en 1793 ; Quiery et Quiéry-la-Motte depuis 1801[2].

Selon Maurits Gysseling, le nom proviendrait d'un anthroponyme gallo-romain, Carius[21].

La Motte, attestée sous les formes Mota en 1096 et La Motte en 1409, est une section de la commune[22].

La forme picarde est Chiéry-l'Motte.

Histoire

Avant la Révolution française, Quiéry est le siège d'au moins une seigneurie. Au XVIIIe siècle, une est détenue par la famille de Quellerie. Charles-Philippe de Quellerie, écuyer, seigneur de Chanteraine, Quiéry, Boursies, du Forestel, ancien officier au régiment d'Issenghien, époux de Marie-Françoise de Marmet de Valcroissant, est d'abord retrouvé. Lui succède son fils François-Emmanuel de Quellerie de Chanteraine, chevalier, seigneur de Chanteraine, Quiéry, Boursies, Vadencourt, Courchelettes, créé comte de Quellerie de Chanteraine en 1769, chevalier d'honneur à la cour du Parlement de Flandres de 1764 au . Il épouse par contrat passé à Douai le , Marie-Françoise Cardon de Rollancourt, dame de Rollancourt, Rongy, née de Jean-Louis de Rollancourt, chevalier, seigneur de Rollancourt, trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Lille, chef du magistrat de Douai. et de Marie- Anne-Antoinette de La Bauvette de Warnicamps[23].

On trouve également un Louis-François Rolin de la Motte, écuyer, seigneur de Quiéry, lequel épouse vers 1740 Ursule Aulent[24].

Première Guerre mondiale

La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[25].

Politique et administration

La mairie.

Découpage territorial

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais[Insee 5].

Commune et intercommunalités

La commune est membre de la communauté de communes Osartis Marquion qui regroupe 49 communes et totalise 42 814 habitants en 2022[Insee 5].

Circonscriptions administratives

La commune est rattachée au canton de Brebières[Insee 5].

Circonscriptions électorales

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la deuxième circonscription du Pas-de-Calais[26].

Élections municipales et communautaires

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 2020 Jean-Luc Leroux   Ancien cadre de l’industrie
Réélu pour le mandat 2014-2020[27],[28],[29]
28 mai 2020 en cours
(au 24 mars 2026)
Frédéric Humez   Agriculteur[30],[31]
Réélu pour le mandat 2026-2032[32],[33]

Équipements et services publics

Population et société

Démographie

Les habitants sont appelés les Quiérysiens[34].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[36].

En 2023, la commune comptait 702 habitants[Note 5], en évolution de −4,75 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
432422457472503494501544508
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
493503535497499493474488476
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
526530508400457438458558487
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
563568673701769775748744736
2017 2022 2023 - - - - - -
737711702------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,7 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 366 hommes pour 367 femmes, soit un taux de 50,07 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[Insee 6]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ou +
1,4 
3,3 
75-89 ans
5,2 
19,5 
60-74 ans
21,6 
25,0 
45-59 ans
22,0 
17,1 
30-44 ans
18,0 
16,3 
15-29 ans
14,4 
18,6 
0-14 ans
17,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[38]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 

Économie

Entreprises et commerces

Agriculture

La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[39]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 6] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 2].

1988200020102020
Exploitations13101011
SAU[Note 7] (ha)6326148701 080

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 13 lors du recensement agricole de 1988[Note 8] à 10 en 2000 puis à 10 en 2010[41] et enfin à 11 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 15 %. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 632 ha en 1988 à 1 080 ha en 2020[Carte 4]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 49 à 98 ha[41],[Carte 4].

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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