Cantate pour le temps pascal

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GenreCantate
Nb. de mouvements8
Langue originalefrançais
Cantate pour le temps pascal
op. 47
Genre Cantate
Nb. de mouvements 8
Musique Maurice Jaubert
Langue originale français
Effectif soprano, ténor, baryton-basse, chœurs et orchestre
Durée approximative env. 22 min
Dates de composition 1931-1935
Publication
Éditions Billaudot
Création
Salle Pleyel, Paris
Interprètes Marthe Bréga (soprano)
Jean Planel (ténor)
Pierre Froumenty (baryton-basse)
Chorale Yvonne Gouverné
Orchestre de la Société philharmonique de Paris
Charles Munch (dir.)

La Cantate pour le temps pascal pour soprano, ténor, baryton-basse, chœurs et orchestre op. 47, composée par Maurice Jaubert entre 1931 et 1935, a été créée en 1938.

Cette cantate pour le temps pascal, faisant s'alterner en huit brefs mouvements (le plus long n'atteint pas cinq minutes) les solistes et le chœur, a été écrite par Maurice Jaubert de 1931 à 1935 (la même année 1935, il achève son autre cantate sacrée, Nativité, op. 46). Elle est créée à la salle Pleyel (Paris) le , par la soprano Marthe Bréga (son épouse depuis 1926), le ténor Jean Planel, le baryton-basse Pierre Froumenty, la chorale Yvonne Gouverné et l'orchestre de la Société philharmonique de Paris, sous la direction de Charles Munch.

Parmi les critiques fort contrastées de cette création, on peut en relever deux positives. Dans Les Heures de Paris du , Paul Le Flem écrit : « Avec des moyens à la fois sobres, incisifs, portant, dans la technique, la frappe de notre temps et aussi la décision du film sonore, le musicien développe la pathétique atmosphère du drame prépascal ».

Et dans Esprit de , René Leibowitz tient ces propos : « La facture robuste de cette cantate, et certains passages tels que le ravissant air de soprano, constituent des promesses qu'un jour sans doute Jaubert saura tenir »[1]. Cette prophétie de Leibowitz ne se réalisera pas : à peine plus de deux ans après, le , Maurice Jaubert meurt pour la France sur le « front de l'est », à Baccarat (Meurthe-et-Moselle).

La singularité de ce concert du est d'avoir programmé deux autres créations mondiales, Le Bardit des Francs (1926) d'Albert Roussel (œuvre créée en 1928, mais recréée en 1938 dans sa version pour chœur d'hommes et orchestre) et la Symphonie no 1 « Sinfonia dialectica » (1930) d'Arthur Lourié, outre le Te Deum de Dettingen de Georg Friedrich Haendel[2].

Le , Jean Martinon dirige les solistes (dont Jacqueline Brumaire), la même chorale Yvonne Gouverné et l'orchestre national de la RTF, lors d'un concert-hommage à Jaubert, comprenant entre autres la Cantate pour le temps pascal (concert radiodiffusé, reporté en CD : voir « discographie » ci-après).

La partition est publiée aux éditions Billaudot[3].

Structure

La Cantate pour le temps pascal est en huit mouvements :

  1. Les Outrages
  2. La Neuvième Heure
  3. Les Prodiges
  4. Les Sept Douleurs
  5. La Mise au tombeau
  6. Nocturne
  7. Le Témoin angélique
  8. Alleluia

Sa durée d'exécution est de ving-deux minutes environ.

L’Alleluia final (sur un thème grégorien) a fait l'objet d'une réduction par le compositeur pour soprano, petit ensemble vocal et piano op. 47a[4].

Discographie

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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