Saisir (Jaubert)
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| Saisir op. 88 | |
| Genre | Cycle de mélodies |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 5 |
| Musique | Maurice Jaubert |
| Texte | Jules Supervielle |
| Langue originale | français |
| Effectif | soprano, harpe, piano et ensemble de cordes |
| Durée approximative | env. 13 min |
| Dates de composition | 1940 |
| Publication | Éditions Billaudot |
| Création | Nancy |
| Interprètes | Marthe Bréga, soprano Ensemble dir. Frédéric Geispieler |
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Saisir est un cycle de mélodies pour soprano, harpe, piano et ensemble de cordes op. 88, achevé par Maurice Jaubert en 1940, créé en 1953.
En 1928, est publié le recueil de poèmes titré Saisir de Jules Supervielle, un des collaborateurs de Maurice Jaubert. Ce dernier en choisit cinq pour constituer ce cycle du même nom[1], achevé sur le front (où il est capitaine du génie, affecté en « région est »), à Richeling (Moselle), le [2].
Le compositeur écrit alors : « Nous sommes ces jours-ci encore plus séparés du monde. Il souffle un vent sauvage (...) Il y a de rageuses bourrasques de pluie (...) Nous sommes une fois de plus privés de lumière car les poteaux télégraphiques souffrent de cette rage destructrice – et même les tuiles de nos toits » (lettre à son épouse du 14 mars 1940)[2].
C'est l'ultime composition de Jaubert (une dizaine de jours auparavant, il termine ses Trois Psaumes pour le temps de guerre) qui meurt pour la France à Baccarat (Meurthe-et-Moselle) le 19 juin 1940 (suivi le lendemain, coïncidence tragique, par son jeune collègue Jehan Alain). Entretemps en avril, lors d'une brève permission, il revoit une dernière fois à Nice son épouse (depuis 1926), la cantatrice Marthe Bréga[3]. Celle-ci (restée veuve à son décès en 1990), lors de son concert d'adieux, le à Nancy, créé le cycle Saisir, accompagnée par un ensemble sous la direction de Frédéric Geispieler[2].
Le , France Culture radiodiffuse un concert durant lequel Saisir est interprété par Jocelyne Chamonin (soprano), Lily Laskine (harpe), Nadine Desouches (piano) et l'orchestre de chambre de l'ORTF, sous la direction de Pierre-Michel Le Conte[2].
La partition est publiée aux éditions Billaudot[4].
Structure
Ce cycle de mélodies[5] comprend les cinq poèmes de Jules Supervielle suivants :
- Saisir
- Ce souvenir
- Grands yeux dans ce visage
- Vous avanciez vers lui
- Un visage à mon oreille
Sa durée d'exécution est de treize minutes environ.
L'ensemble de cordes est constitué de 4 violons, 2 altos, 2 violoncelles et contrebasse, accompagnant la soprano, la harpe et le piano[6].