Ô mes frères perdus
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Ô mes frères perdus op. 79 | |
| Genre | Cantate |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 2 |
| Musique | Maurice Jaubert |
| Texte | Paul Éluard |
| Langue originale | français |
| Effectif | chœur d'hommes et piano à quatre mains (orchestration Raymond Alessandrini, 1990) |
| Durée approximative | env. 9 min |
| Dates de composition | 1938 |
| Dédicataire | Rafael Alberti (1er mvt Novembre 1936) Gustavo Pittaluga (2e mvt Sans âge) |
| Publication | inédit |
| Création | Radio France (France Culture), Paris |
| Interprètes | Ensemble vocal Stéphane Caillat (chœur d'hommes) Piano à quatre mains Dir. Stéphane Caillat |
| modifier |
|
Ô mes frères perdus est une cantate pour chœur d'hommes et piano à quatre mains op. 79, composée par Maurice Jaubert en 1938, créée en 1973.
En 1938, Maurice Jaubert apporte le rare soutien d'un musicien français à la république espagnole[1], menacée par la guerre d'Espagne alors en cours, lorsqu'il met en musique deux poèmes de Paul Éluard dénonçant cette guerre, sous forme d'une cantate pour chœur d'hommes et piano à quatre mains, titrée Ô mes frères perdus. Elle est en deux mouvements, Novembre 1936 et Sans âge, le premier dédié à Rafael Alberti[2], le second à Gustavo Pittaluga[3].
Le compositeur meurt pour la France le 19 juin 1940, sans avoir eu le temps, ainsi qu'il l'envisageait, d'orchestrer l'œuvre. En 1990, suite à la demande de sa famille (sa veuve Marthe Bréga qui décède la même année, leur fille unique Françoise qui disparaît en 1991 et les deux enfants de cette dernière), le « collègue » de Jaubert (lui-aussi auteur de musiques de films) Raymond Alessandrini réalise cette orchestration. Auparavant, le à Radio France (Paris), la cantate fait l'objet d'une création[4] radiophonique sur France Culture, dans sa version originale, par le chœur d'hommes de l'ensemble vocal Stéphane Caillat, accompagné d'un piano à quatre mains, sous la direction du fondateur de l'ensemble, Stéphane Caillat[5].
La partition est actuellement inédite[6]. De plus, il n'existe pas de version discographique disponible.
Comme en écho à cette cantate, d'une durée d'exécution de neuf minutes environ, Maurice Jaubert achèvera son avant-dernière œuvre fin février 1940 sur le « front de l'est », ses Trois Psaumes pour le temps de guerre.