Droits LGBT au Mali

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Sanction2 à 7 ans d'emprisonnement
Protection contre les discriminations Non
Droits LGBT au Mali
Image illustrative de l'article Droits LGBT au Mali
Dépénalisation des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe  Non
Sanction 2 à 7 ans d'emprisonnement
Protection contre les discriminations  Non
Identité de genre  Non
Service militaire  Non
Don de sang  Non
Interdiction des thérapies de conversion  Non
Partenariat  Non
Mariage  Non
Adoption  Non

Les droits des personnes LGBTQ au Mali ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population. Les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont illégales.

Jusqu'en 2024 et l'adoption du nouveau code pénal malien, les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe en privé, entre adultes consentants, ne sont pas explicitement interdites[1]. L'article 179 du code pénal punit l'exhibition sexuelle d'amendes et de prison. Il est parfois utilisé pour réprimer l'expression en public d'affection entre personnes du même sexe[réf. nécessaire]. Il existe néanmoins un certain dissensus sur la question, des sources maliennes indiquant que les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe auraient déjà été interdites. En 2009, des organisations féminines en faveur d'un nouveau code de la famille, plus égalitaire, se voient notamment accusées de vouloir favoriser la tolérance envers l'homosexualité, voire la création d'un mariage entre personnes de même sexe. Bien que le texte en question ne comporte pas de telles dispositions, cet argument fait mouche[2].

Une loi visant à criminaliser les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe est annoncé le par le ministre de la Justice dans le cadre de l'élaboration d'un nouveau code pénal[1]. Le , un nouveau Code pénal ou figure la criminalisation de l'homosexualité est voté par 132 voix en faveur et 1 voix contre[3]. Il entre en vigueur le [4].

Reconnaissance légale des couples de même sexe

Les couples de même sexe ne disposent d'aucune reconnaissance légale.

En effet, la nouvelle constitution de la 4e république du Mali datant du expose clairement en son chapitre 1 article 9 que « le mariage est l'union entre un homme et une femme ».

Adoption

L'adoption homoparentale n'est pas autorisée. L'article 522 du Code des personnes et de la famille, interdit aux homosexuels d'adopter des enfants :

« En aucun cas, un homosexuel n’est admis à adopter un enfant sous quelque régime que ce soit[5]. »

Climat hostile

En raison de la mentalité dominante et des croyances religieuses, Les personnes soupçonnées d'homosexualité ou de transidentité font face à des attaques corporelles et sont généralement considérées comme étant immorales[6],[7],[8],[9]. Les termes couramment utilisés pour les désigner sont de l'ordre de l'injure[10]. En 2023, les Maliens sont majoritaires à refuser l'idée d'avoir pour voisin une personne homosexuelle[11].

Du fait de ce climat particulièrement hostile, les homosexuels sont extrêmement discrets, tandis que même leur famille est susceptibles d'exercer des violences physiques ou psychologiques à leur encontre[12],[13].

Les discours publics violemment homophobes sont nombreux, y compris de la part de personnalités de tout premier plan. Dans l'arène politique, faire état de son opposition ferme à l'homosexualité est une stratégie électorale[14].

L'homosexualité est perçue ou présentée comme relevant d'une pratique importée de l'étranger qui aurait corrompu la société malienne[3],[15],[16]. En , le chef de la junte Assimi Goïta se félicite d'ailleurs de l'adoption du nouveau code pénal criminalisant l'homosexualité, y voyant un moyen de « préserver les valeurs culturelles et sociales » du pays en protégeant ses mœurs face à « des influences extérieures »[17].

Références

Bibliographie

Annexes

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