Fichier anthropométrique des anarchistes
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| Type |
collection de photographies policières |
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| Principaux photographes |
Le fichier anthropométrique des anarchistes ou plus précisément les photographies anthropométriques des anarchistes sont un ensemble de centaines de photographies policières concernant des anarchistes en France prises par Alphonse Bertillon et son service entre la fin des années 1880 et les années 1890.
En date de 2025, les photographies sont divisées entre les fonds du Metropolitan Museum of Art (MET) et des Archives de la préfecture de police de Paris. L'ensemble de la collection du MET est accessible et libre de droits.
Il s'agit à la fois de documents précieux pour l'histoire de l'anarchisme en France, l'histoire du développement des pratiques policières mais aussi d'œuvres d'art. Elles figurent parmi les premières photographies d'identification policières de l'histoire.
Histoire
Dans les dernières décennies du XIXe siècle, la police française suit une série d'évolutions qui la poussent dans la direction de la naissance de la police scientifique[1]. L'un des éléments marquants de ces évolutions est l'arrivée d'Alphonse Bertillon à la préfecture de police de Paris en 1879. Celui-ci développe progressivement un système de fichage, le bertillonage, aussi appelé l'anthropométrie judiciaire[1]. Ce système de fichage nouveau se fonde sur la prise d'un certain nombre de mesures et de photographies de la personne concernée - cela devant favoriser la reconnaissance des accusés ou personnes fichées[1].
En parallèle à ces développements, les anarchistes développent la stratégie de la propagande par le fait dans cette même temporalité[2],[3] et un certain nombre d'entre eux s'engage dans des actions de nature terroriste visant les personnalités politiques ou financières qu'ils considèrent responsables de la répression importante qu'ils subissent[2],[3].
La conjonction de ces deux dynamiques, et d'autres facteurs, en particulier pendant la période que la presse appelle l'Ère des attentats (1892-1894), donne à Bertillon des attributions et une crédibilité grandissantes pour ficher les anarchistes selon ses innovations[1],[3]. Entre 1889 et 1894, ce sont des centaines d'anarchistes en France qui sont fichés lors de leur arrestation ou de rafles de la police, souvent en étant libérés peu après dans ce cas[1]. Elles figurent parmi les premières photographies d'identification policières de l'histoire[1].
Situation présente
En date de 2025, les photographies sont divisées entre le Metropolitan Museum of Art (MET) à New York (417) et les Archives de la préfecture de police de Paris (462) au dossier Yb 28[4]. Depuis 2017, le MET autorise l'utilisation et la diffusion de ses œuvres tombées dans le domaine public, qui concernent l'ensemble de sa collection anthropométrique des anarchistes[5],[6].