Filmographie de Louis de Funès

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Cet article détaille la filmographie complète de l'acteur français Louis de Funès.

Louis de Funès lors du tournage du film L'Homme orchestre en 1970

Cinéma

Longs métrages

Années 1940

Années 1950

Années 1960

De 1970 à 1982

Colorisations

Dans les années 1990, cinq de ses films ont été colorisés pour la télévision ou pour des sorties VHS : Pouic-Pouic en 1991, Faites sauter la banque ! en 1993, La Traversée de Paris en 1994, Le Gentleman d'Epsom en 1994 et La Belle Américaine à une date inconnue[4].

Courts métrages

Projets non aboutis

  • L'envie d'incarner Astérix au cinéma en prise de vues réelles[5],[6]
    Louis de Funès désire jouer Astérix dans un film[5],[7],[6]. Il rencontre les auteurs René Goscinny et Albert Uderzo — qui l'admirent — pour un déjeuner, Uderzo détaillant : « J'étais très impressionné […]. Nous avons peu parlé d'Astérix. Il nous a seulement confirmé son intérêt pour le rôle et son souhait de déclencher un film dans lequel il [le] jouerait. Après quoi, il s'est mis à raconter des souvenirs et Goscinny et moi étions tellement heureux que nous n'avons pas cherché à en savoir davantage. Finalement, ce projet n'a pas eu de suite non plus. Un tiers nous avait indiqué que Louis de Funès souhaitait jouer Astérix sans moustaches. Mais sans moustaches, Astérix ne serait plus Astérix. De toute façon, nous n'avons pas eu l'occasion d'en débattre avec de Funès »[5],[a]. Lino Ventura, déjà apparu dans Deux Romains en Gaule (1967), aurait pu interpréter Obélix dans ce projet, selon son biographe Philippe Durant[6],[8].
  • Iznogoud par René Goscinny et Pierre Tchernia
    René Goscinny pense ensuite à le mettre en scène dans la peau d'Iznogoud, un autre de ses personnages à succès[5]. Alors que le bédéiste préfère adapter ses autres oeuvres en dessins animés, il voit la prise de vues réelles plus adéquate pour Iznogoud[5],[9]. Peter Sellers ou Vittorio Gassman sont également imaginés pour le rôle-titre[9]. L'auteur écrit en 1972 avec Pierre Tchernia le scénario d'un long métrage intitulé Orient terre de contraste : Iznogoud ou un jour des Mille et une nuits, d'après les aventures du calife Haroun El Poussah, susceptible de donner une superproduction internationale[5],[9]. Tchernia raconte : « Nous avons travaillé longtemps, il fallait piocher dans les albums, réinventer des choses. Ce n'était pas une commande, c'était une collaboration amicale, on travaillait pour le plaisir. L'idée de départ, c'était un groupe de Français qui visitaient un Bagdad imaginaire et à qui on commençait à raconter l'histoire d'Iznogoud. En fait, ils étaient, sans le savoir, les personnages de l'histoire et Iznogoud s'appelait monsieur Plumeau »[9]. Sont envisagés Philippe Noiret dans le rôle du calife, Jacques Dufilho ou Jean-Pierre Marielle en Dilat Laraht, Michel Galabru en sultan Pullmankar et Zergout le magicien par Woody Allen, Rufus ou Michel Serrault[9],[10]. Un devis commandé aux studios de la Victorine à Nice démontre le coût exorbitant du projet, finalement abandonné vers 1975[9],[5].
  • Merci Patron avec les Charlots, années 1970.
    Entre La Folie des grandeurs (1971) et Les Aventures de Rabbi Jacob (1973), Louis de Funès rencontre en 1972 le jeune Christian Fechner, producteur à succès des Charlots, tous de grands admirateurs de l'acteur. Un film inspiré de leur célèbre chanson Merci Patron est mis en projet : Louis de Funès incarnerait ledit patron et les Charlots ses ouvriers, qui finissent notamment par le séquestrer, comme cela se faisait beaucoup à l'époque[11]. Il côtoierait ainsi des vedettes comiques issues de la nouvelle génération.
    Les déclarations sont contradictoires et floues autour du projet. D'après le journaliste Gilles Botineau, le film devait être réalisé par Jean Girault et scénarisé par son acolyte Jacques Vilfrid, fidèles collaborateurs funésiens[12]. Selon Bertrand Dicale, biographe de Louis de Funès, Michel Audiard devait en écrire les dialogues[13],[12]. Selon Jean-Guy Fechner, frère du producteur et Charlot lui-même, c'est Claude Zidi, déjà derrière les premiers films des Charlots qui devait le réaliser[14]. Les Charlots rencontrent leur futur partenaire dans les coulisses de la reprise d'Oscar, au théâtre du Palais-Royal[13],[15],[16]. Le projet est finalement abandonné, en raison des nombreux autres projets des uns et des autres — le ou les réalisateurs envisagés, de Funès, les Charlots — surchargeant leurs emplois du temps respectifs[14]. Selon Jean-Guy Fechner et Jean Sarrus, les Charlots auraient été ensuite impliqué dans les premières versions du scénario de L'Aile ou la Cuisse,[11]. De toute façon, la bande se brouille en 1976 avec le producteur, et s'en sépare[17].
  • 1975 : Le Crocodile de Gérard Oury : projet abandonné à la suite de ses ennuis de santé[6].
  • Le Cactus (1977) de Georges Lautner, sur un scénario de Luis Rego et Jean-Luc Voulfow et des dialogues de Michel Audiard[18],[19]
    Avec Le Cactus, Louis de Funès devait retrouver Georges Lautner, faiseur de succès tout au long des années 1970, qui l'avait dirigé dans Des pissenlits par la racine (1964) et Les Bons Vivants (1965)[18]. Le film est annoncé en mars 1976 pour un tournage en septembre de la même année, avec l'équipe habituelle de Lautner, et une sortie en salles en février 1977[18]. D'après Luis Rego, « Le Cactus était le titre provisoire d'un projet, une sorte de coquille vide. On donne un titre, on a l'acteur principal et on lance un appel d'offres avec plusieurs metteurs en scène sur le coup et les producteurs leur payent l'écriture d'un synopsis ou d'un scénario ». Rego est invité au château de Clermont pour lire son scénario, mais Louis de Funès est finalement peu enthousiaste et distrait à la lecture, et le projet s'arrête là[12]. Rego explique que, de plus, son scénario montrait les enfants du personnage de de Funès vivre « une vie de bohème et de défonce typique des années 1970 » et comportait « une scène avec des filles aux seins nus », ce qui correspond peu aux films habituels de la vedette[20].
    L'histoire était celle d'un chef d'entreprise redoutable qui tente de faire le bien autour de lui, notamment auprès des ouvriers de son usine[12],[18]. Sa bienveillance est incomprise, au vu de sa position de patron et de son caractère d'avant[18]. Il se fait alors passer our mort pour accomplir ses desseins incognito, cachés derrière divers déguisements improbables[18]. Le Cactus aurait donc pu donner un rôle à contre-emploi à de Funès, en patron devenu gentil[12].
    Outre l'insatisfaction de la vedette envers les scénarios proposés, le projet est mis à mal par la faillite de la société de production Les Films La Boétie d'André Génovès[18]. Lautner raconte : « Je me suis trouvé convoqué par un juge d’instruction qui m'a expliqué en substance que la maison Génovès avait fait faillite parce que Louis de Funès n'avait pas aimé le scénario du Cactus. Il fallait donc que je travaille sur un autre scénario et qu'il soit accepté par de Funès ; et alors la maison serait sauvée. Évidemment, je travaillais un an sans être payé… Mon avocat lui a dit quelques mots et j'ai été libéré. J'ai alors pu commencer à travailler avec Alain Delon sur Mort d'un pourri »[18]. Désireux de travailler avec Lautner, Delon lui a envoyé cet avocat pour casser ce contrat impossible à honorer[21].
  • L'Animal (1977) de Claude Zidi. Christian Fechner désirait confier à Louis de Funès le rôle de l'imprésario du cascadeur incarné par Jean-Paul Belmondo, finalement tenu par Charles Gérard[22].
  • Une pie dans l'poirier de Robert Dhéry, annoncé après L'Aile ou la Cuisse par Christian Fechner pour 1978[23],[24],[25].
    Près de dix ans après Le Petit Baigneur, des retrouvailles entre Robert Dhéry, ses Branquignols et Louis de Funès. Dhéry a connu entretemps l'échec du film Vos gueules, les mouettes !. Le producteur Christian Fechner annonce le projet en pour l'année suivante[23]. Il coécrit le scénario avec Pierre Tchernia[25]. Louis de Funès doit incarner un moine souffre-douleur. L'acteur refuse finalement le scénario, pas assez abouti à son goût. Une pie dans l'poirier est abandonné[26].
  • 1983 : Papy fait de la résistance de Jean-Marie Poiré : Louis de Funès devait jouer le rôle de papy[27] ou du demi-frère d'Adolf Hitler[28]. En raison de sa mort, les rôles sont joués par Michel Galabru et Jacques Villeret.
  • Ayant côtoyé de nombreux médecins à cause de ses problèmes cardiaques, l'acteur désire adapter le roman Les Morticoles de Léon Daudet, paru en 1894, parlant d'une contrée imaginaire gouvernée par des médecins, dans un film qu'il verrait bien réalisé par Georges Lautner ou Robert Hossein[29]. Il en parle beaucoup avec le cardiologue qui le suit sur ses derniers tournages[30].
  • Un film réalisé par Patrice Leconte, dont il a apprécié Viens chez moi, j'habite chez une copine[31].
  • Un nouveau film avec Coluche, après leur bonne entente sur L'Aile ou la Cuisse[32],[31]
  • Un film avec Chantal Goya, vers la fin de sa vie[31]
    La chanteuse pour enfants raconte : « Ensemble, on avait (…) un beau projet. C'est lui qui avait imaginé un dessin animé où il aurait été ma bonne conscience. Un Jiminy Cricket qui, assis sur mon épaule, m'aurait dit : “Fais pas si, fais comme ça…” Malheureusement, il est parti trop tôt »[33].
  • L'envie d'un film avec Thierry Le Luron.
    Louis de Funès et Thierry Le Luron évoquent leur envie de tourner ensemble dans son émission Les Lurons d'Europe 1 en octobre 1982, lors de la promotion du Gendarme et les Gendarmettes. Ils imaginent que Le Luron pourrait jouer le fils de Louis de Funès[34].


Télévision

Téléfilms

Doublage

Collaborations

Notes et références

Voir aussi

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