Génocide guatémaltèque

From Wikipedia, the free encyclopedia

Exhumation du site d'une fosse commune à Compalapa, Chimaltenango (2005).

Le génocide guatémaltèque, ou parfois appelé génocide maya[1] ou holocauste silencieux[2] (en espagnol Genocidio guatemalteco, Genocidio maya, Holocausto silencioso) est l'ensemble constitué du massacre, de la disparition forcée, de la torture et de l'exécution sommaire de civils mayas lors d'opérations de contre-insurrection menées par des militaires du Guatemala[3],[4],[5],[6]. Les événements ont été rapportés notamment par Human Rights Watch[7].

La répression atteint un niveau génocidaire dans les provinces du nord, où l'Armée de guérilla des pauvres (EGP) est présente. Les militaires auraient ainsi participé à 626 massacres[8], l'armée reconnaissant la destruction de 440 villages mayas entre 1981 et 1983, durant l'apogée des événements. Une étude de la Juvenile Division of the Supreme Court de révèle que plus de 200 000 enfants ont perdu au moins un parent. On estime entre 45 000 et 60 000 victimes de 1980 à 1985[9].

L'ancien dictateur Efraín Ríos Montt (1982-1983) a été reconnu coupable en 2013 pour son rôle dans la phase la plus intense du génocide[10] et condamné à 80 ans de prison pour crimes de génocide et crimes contre l'humanité à l'encontre du peuple maya ixil. Toutefois, cette peine a été annulée[11] et son nouveau procès n'était pas terminé au moment de sa mort en 2018[12]. La sentence, prononcée en 2019, reconnaît l'existence d'un génocide mais innocente le seul accusé encore en vie, José Mauricio Rodriguez Sanchez. La brutalité de ce conflit et son caractère fratricide ont durablement divisé la société maya ixil[13].

Bibliographie

Related Articles

Wikiwand AI