1749 en France
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Chronologies
Gravure réalisée à l’occasion de la visite de Louis XV au Havre en 1749. Le roi visite le port, assiste a des manœuvres et à des lancements de navires.
| 1746 1747 1748 1749 1750 1751 1752 Décennies : 1710 1720 1730 1740 1750 1760 1770 Siècles : XVIe XVIIe XVIIIe XIXe XXe Millénaires : -Ier Ier IIe IIIe |
Architecture, Arts plastiques (Dessin, Gravure, Peinture et Sculpture), (), (), (), Littérature (), Musique (Classique) et Théâtre |
Cette page concerne l’année 1749 du calendrier grégorien.
- : une lettre de cachet envoie le Sieur de Paleville au fort de Brescou et sa femme dans un couvent de Montpellier pour s’être mariés au désert[1].
- Mars : rapprochement diplomatique entre l’Autriche et la France lors d’une « conférence secrète » avec Königsegg, grand maître de la cour, Khevenhüller (de), grand chambellan, Bartenstein (de) et Kaunitz[2].
- : disgrâce du ministre de la Marine Maurepas, soupçonné de « poissonnade » contre Madame de Pompadour[3].
- : Rouillé succède à Maurepas comme secrétaire d’État de la Marine[3].
- : le Parlement de Paris enregistre l’édit de création de l’impôt du vingtième par lit de justice. Deux édits rendus à Marly en mai suppriment le dixième à partir du (sauf les 2 sols pour livre du dixième de retenue sur les pensions) et établit un nouvel impôt, le vingtième[4]. Pour rétablir l’équilibre du budget, soutenu par Louis XV malgré les protestations des privilégiés, le contrôleur général Machault d’Arnouville crée un prélèvement de 5 % sur tous les revenus de tous les biens, sans limitation de durée, pour mettre en place une plus grande égalité devant l’impôt. Le produit du vingtième est affecté à une caisse d’amortissement destinée à rembourser le capital de la dette publique, mais dès le mois de mai Machault emprunte 36 millions de livres en rentes perpétuelles à 5%[5] dont l’intérêt est prélevé sur les revenus de la nouvelle caisse[6].
- : arrivée des premiers forçats, venus de Marseille, au bagne de Brest[7].
- : Machault invite un certain nombre d’évêques à faire parvenir aux autorités une déclaration des biens, revenus et propriétés du clergé. La résistance vient du « clergé réputé étranger » (évêchés réunis au royaume après la fin du XVIe siècle). Ce clergé n’étant pas représenté dans les assemblées du clergé, Machault pense en venir à bout facilement[8]. L’évêque de Verdun refuse par mandement l’application de l’édit. Machault réplique par l’Édit de mainmorte (août), qui empêche l’extension de la propriété ecclésiastique[9].
- : émotion populaire à Lavaur à l’occasion des funérailles du négociant protestant d’Alès Claude Cabanis[1].
- : Voltaire et Émilie du Châtelet arrivent à Lunéville où ils vont séjourner quelque temps à la cour du roi Stanislas Leczinski[10].
- : Diderot est emprisonné quelques semaines à Vincennes pour ses Pensées philosophiques et sa Lettre sur les aveugles. Au bout d’un mois, il réside au château et est autorisé à recevoir des visites, notamment celle de Rousseau () (fin le )[11].
- : accord frontalier avec le canton de Genève[12].
- 1er septembre : les Français évacuent Madras et remettent la ville aux troupes britanniques de l’amiral Boscawen[13].
- 19- : visite de Louis XV au Havre[14].
- : ouverture à Rennes d’une assemblée extraordinaire des États de Bretagne au sujet du premier vingtième. Elle se situe au point de départ d’antagonismes provinciaux vis-à-vis de la nouvelle taxe du vingtième, parallèles à la contestation commerçante, issue des milieux parlementaires et cléricaux. Les députés doivent se soumettre aux commissaires du roi le [15], et obtiennent un abonnement, c’est-à-dire le versement d’une somme fixe de 900 000 livres[16].
- : le bail des fermes générales est renouvelé au profit de Jean Girardin, pour six ans, à partir du pour 101 millions de livres. Jean-Baptiste Bocquillon est substitué le à Girardin malade[17].
- : un arrêt du Conseil autorise Berryer, lieutenant général de police, à procéder à des arrestations de jeunes vagabonds dans la capitale[18].
- : création de Zoroastre, tragédie lyrique de Jean-Philippe Rameau[19].
- Suppression des droits d'’entrée sur les matières textiles et les engrais[5].
Naissances en 1749
- : Alexandre Camille Taponnier, général français.
- : Gilbert de Riberolles, homme politique français, député du tiers état de la sénéchaussée de Riom aux États généraux. († ).
- : Pierre-Simon de Laplace, mathématicien, astronome, et physicien français
- : Jean-Charles Musquinet de Beaupré, général d’Empire († ).
- : Stanislas Adélaïde, fille de Mme du Châtelet, à Lunéville.
- : Guillaume Wittouck, jurisconsulte et haut magistrat.
- : Nicolas Appert, inventeur français († )
