Jean-Paul Lecoq
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7 juillet 2024
| Jean-Paul Lecoq | |
Jean-Paul Lecoq en 2018. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| En fonction depuis le (8 ans, 9 mois et 5 jours) |
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| Élection | 18 juin 2017 |
| Réélection | 19 juin 2022 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 8e de la Seine-Maritime |
| Législature | XVe, XVIe et XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | GDR (2017-2022) GDR-NUPES (2022-2024) GDR (depuis 2024) |
| Prédécesseur | Catherine Troallic |
| – (5 ans) |
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| Élection | 17 juin 2007 |
| Circonscription | 6e de la Seine-Maritime |
| Législature | XIIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | GDR |
| Prédécesseur | Denis Merville |
| Successeur | Sandrine Hurel |
| Conseiller municipal du Havre | |
| En fonction depuis le (5 ans, 8 mois et 21 jours) |
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| Élection | 28 juin 2020 |
| Maire | Édouard Philippe |
| Groupe politique | UHC |
| Conseiller départemental de la Seine-Maritime | |
| – (2 ans, 3 mois et 1 jour) |
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| Avec | Sophie Hervé |
| Élection | 29 mars 2015 |
| Circonscription | Canton du Havre-3 |
| Président | Pascal Martin |
| Groupe politique | ECR |
| Prédécesseur | Florence Martin-Péréon |
| Successeur | Alban Bruneau |
| Vice-président de la communauté de l'agglomération havraise | |
| – (16 ans, 6 mois et 5 jours) |
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| Réélection | 18 avril 2014 |
| Président | Antoine Rufenacht Édouard Philippe Luc Lemonnier |
| Successeur | Alban Bruneau |
| Conseiller régional de Haute-Normandie | |
| – (9 ans et 20 jours) |
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| Élection | 15 mars 1998 |
| Réélection | 28 mars 2004 |
| Circonscription | Seine-Maritime |
| Président | Alain Le Vern |
| Successeur | David Cormand |
| Maire de Gonfreville-l'Orcher | |
| – (22 ans et 10 jours) |
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| Élection | 18 juin 1995 |
| Réélection | 18 mars 2001 16 mars 2008 30 mars 2014 |
| Coalition | PCF-PS-EELV (2014-2017) |
| Prédécesseur | Marcel Le Mignot |
| Successeur | Alban Bruneau |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Jean-Paul Lecoq |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Le Havre (Seine-Maritime, France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PCF (depuis 1973) |
| Profession | Électricien |
| Site web | jeanpaul-lecoq.fr |
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| Maires de Gonfreville-l'Orcher | |
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Jean-Paul Lecoq, né le au Havre, est un homme politique français.
Membre du Parti communiste français (PCF), il est député de la Seine-Maritime de 2007 à 2012 et depuis 2017.
Il est maire de la commune de Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime) de 1995 à 2017, vice-président de la communauté d’agglomération du Havre (CODAH) entre 2001 et 2017 et conseiller départemental du canton du Havre-3 de 2015 à 2017. Il est également conseiller communautaire de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole.
Origines et formation
Issu d’une famille ouvrière[1], Jean-Paul Lecoq naît au Havre le [2]. Sa mère était couturière travaillant à l’usine Renault et son père chaudronnier[3].
Il suit une formation d’électricien[1]. Il commence à travailler à 14 ans comme réparateur de caisses enregistreuses pour les supermarchés Mammouth en semaine et loueur de barques et pédalos dans un parc forestier du Havre les week-end[3].
Parcours politique
Il milite à partir de 1972 au sein du mouvement des Jeunes communistes[4], puis s’engage parallèlement au Parti communiste français l’année suivante[5].
Fonctions territoriales
Il est élu pour la première fois conseiller municipal de Gonfreville-l'Orcher le et est nommé adjoint au maire chargé de la jeunesse et de la culture. Succédant à Marcel Le Mignot, il devient maire de cette ville le à 37 ans, et est réélu en 2001, 2008 et 2014 (avec 84,47 % des voix au premier tour)[6]. À la suite de son élection de député en 2017, il démissionne de sa fonction de maire et redevient conseiller municipal. Son successeur à la mairie de Gonfreville-l'Orcher est Alban Bruneau, ancien adjoint au maire chargé de la jeunesse[7].
En 2001, la Communauté d’agglomération du Havre (CODAH), dans laquelle se situe Gonfreville-l’Orcher, se constitue et propose une gouvernance géographiquement partagée à laquelle Jean-Paul Lecoq s’associe. Il en devient vice-président sous la présidence du maire du Havre de l’époque, Antoine Rufenacht, la même année[8]. Son mandat comprend la délégation aux risques majeurs et à l’environnement industriel, et se termine également à la suite de son élection en tant que député en 2017[9].
Il est élu conseiller régional de 1998 à 2007. Il devient vice-président du conseil régional de Haute-Normandie chargé de la santé entre 2004 et 2007. Il en démissionne en après avoir été élu député[8].
En 2015, il est élu conseiller départemental dans le canton du Havre III, comprenant les communes de Gainneville, Gonfreville-l'Orcher et Rogerville, ainsi que la partie sud du Havre[10].
Candidat à la mairie du Havre
Aux côtés de plusieurs organisations politiques de la gauche au Havre et d’un comité d’engagement citoyen qui se créé à cette occasion, Jean-Paul Lecoq se déclare candidat aux élections municipales du Havre en 2020[11]. Il mène ainsi la liste divers gauche « Un Havre citoyen », qui rassemble le Parti communiste français, La France insoumise, Ensemble !, Décroissance Le Havre, Génération.s et le groupe Pour une nouvelle gauche au Havre[1].
Au premier tour des municipales, la liste obtient 35,9 % des suffrages exprimés, derrière la liste emmenée par le maire sortant et Premier ministre Édouard Philippe (43,6 %)[12],[13]. Il perd le second tour, avec 41,2 % des voix face à la liste de la majorité[14].
Député
En 2007, Jean-Paul Lecoq est élu député dans la 6e circonscription de Seine-Maritime contre le député UMP sortant Denis Merville, après avoir devancé au 1er tour le socialiste Aquilino Morelle[15]. Il siège au sein du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.
La future sénatrice Céline Brulin est sa collaboratrice parlementaire de 2007 à 2012[16].
Aux élections législatives de 2012, il arrive en seconde position derrière la députée socialiste Catherine Troallic en faveur de laquelle il se désiste[17].
Candidat déclaré pour les élections législatives de 2017[18], il obtient 25,83 % des suffrages exprimés au premier tour des élections législatives, ce qui le place en ballotage favorable face à Béatrice Delamotte, candidate de La République en marche. Il est élu dans la 8e circonscription de la Seine-Maritime le à 62,70 %[19].
À l'Assemblée nationale, il intègre à nouveau le groupe de la Gauche démocrate et républicaine et redevient membre de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale[20].
Pour les élections législatives de 2022, il est réinvesti par le PCF dans la 8e circonscription de la Seine-Maritime, dans le cadre de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES)[21],[22]. Obtenant au 1er tour un des meilleurs scores de son parti, il est réélu avec 65,76 % des voix face à un candidat de la majorité présidentielle[23].
De nouveau investi aux élections législatives anticipées de 2024 sous la bannière du Nouveau Front populaire, il devance la candidate du RN Isabelle Le Coz au premier tour en obtenant 42,81 % des suffrages exprimés contre 31,32 %[24]. Il est réélu député le avec 63,1 % des voix, bénéficiant du soutien du maire du Havre, Édouard Philippe[25].
Il est candidat aux élections municipales de 2026 au Havre avec un programme notamment axé sur l’accès au soin, la gratuité du transport public et la démocratie participative[3].
Positionnement politique
Emploi et activité économique
Concernant les questions liées à l’emploi dans le bassin industriel et portuaire du Havre, il mène avec le conseil municipal de Gonfreville-l'Orcher des actions en faveur des salariés de la cimenterie Lafarge[26], de Sidel[27] et d'Isoplast[28],[29].
Il signale les problèmes de sous-effectifs au centre pénitentiaire du Havre[30],[31].
En , il envoie un courrier au Premier ministre et ancien maire du Havre Édouard Philippe lui demandant la nationalisation du groupe Lafarge afin de « préserver l’outil industriel et ses emplois en France » étant donné que « des éléments accablants mettent en lumière les liens entre le groupe industriel Lafarge et l’organisation terroriste Daech » et qu'en cas de poursuites le risque est grand d'une « dissolution de la personne morale »[32],[33].
Environnement
Le , la municipalité de Gonfreville-l'Orcher reçoit le prix Ville durable des Trophées Éco Actions de l’association Les Eco Maires pour la mise en place d’un chantier participatif visant à construire le local jeune de Gonfreville-l'Orcher avec la paille d’un agriculteur de la commune[34],[35].
Lecoq lance le débat sur la gratuité des transports scolaires au Havre avec une réunion publique organisée au Havre le [36],[37].
Droits de l'homme et affaires internationales
Jean-Paul Lecoq milite pour le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui[38]. Il se rend trois fois à New York pour porter la voix des Sahraouis au sein de l’assemblée générale de la quatrième commission de l’ONU, le [39], le [40] et le [41].
Il défend aussi les droits du peuple palestinien. Il se rend à Gaza après l'opération Plomb durci et accuse Ehoud Olmet, alors premier ministre israélien, de crime contre l’humanité[42].
Le , alors qu’il projette de se rendre à Laâyoune, la capitale du Sahara occidental, afin de constater la montée des violences sur place, les autorités marocaines l'empêchent de quitter l'aéroport de Casablanca et l'expulsent vers la France le lendemain[38].
En 2011, il embarque sur la flottille qui tente de se rendre à Gaza afin de briser le blocus[43].
En 2019, il dénonce les ventes d’armes de la France à l’Arabie Saoudite pouvant être utilisées dans la guerre au Yémen[44],[45].
Il s’engage pour le rapatriement de Laurent Fortin, placé en résidence surveillée à Shanghai après avoir été pris dans une affaire de sécurité alimentaire dans une entreprise de boulangerie en Chine[46],[47]. Il se rend en Chine fin dans le cadre du déplacement officiel du président de la République, notamment pour porter cette affaire sur place[48].
Il fait partie des deux députés votant contre la proposition de résolution portant sur la reconnaissance et la condamnation de la grande famine de 1932-1933, connue sous le nom d'« Holodomor », comme génocide, par refus « de contribuer à la politisation des enjeux de mémoire et d’histoire »[49].
En 2022 et 2023, il est l'auteur d'un projet de résolution visant à faire reconnaître la situation en Palestine comme relevant du crime d'apartheid[50],[51],[42],[52].
Synthèse des résultats électoraux
Vice-présidence de l'Assemblée nationale
| Année | Groupe | 1er tour | Issue | Adversaires | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | ||||||
| [53] | GDR | 152 | 42,11 | 5e | Retrait |
| ||
Élections législatives
| Année | Parti | Circonscription | 1er tour | 2d tour | Issue | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | |||||
| 1997[54] | PCF | 6e de la Seine-Maritime | 10 273 | 20,62 | 3e | Retrait | |||
| 2002[55] | 7 015 | 15,14 | 3e | Battu | |||||
| 2007[56] | 7 585 | 16,74 | 2e | 22 813 | 51,11 | Élu | |||
| 2012[57] | 8e de la Seine-Maritime | 10 099 | 30,26 | 2e | Retrait | ||||
| 2017[58] | 7 011 | 25,83 | 1er | 13 911 | 62,70 | Élu | |||
| 2022[59] | 12 227 | 48,75 | 1er | 15 117 | 65,76 | Élu | |||
| 2024[60] | 16 205 | 42,81 | 1er | 23 040 | 63,08 | Élu | |||
Élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
| Année | Liste | Commune | 1er tour | 2d tour | Sièges | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | CM | CC | ||||
| 1995 | PCF | Gonfreville-l'Orcher | NC | ||||||||
| 2001[61] | 3 289 | 84,48 | 1er | NC | |||||||
| 2008[62] | 3 448 | 85,64 | 1er | ||||||||
| 2014[63] | 2 911 | 84,47 | 1er | ||||||||
| 2020[64] | PCF-LFI-G·s-E!-PPLD | Le Havre | 14 646 | 35,88 | 2e | 17 604 | 41,16 | 2e | |||
| 2026[65] | PCF-PS-LÉ-G.s-PP-L'AP | 17 741 | 33,25 | 2e | 22 569 | 41,17 | 2e | ||||