Jeanne d'Arc (Jaubert)
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| Jeanne d'Arc op. 61 | |
| Genre | Symphonie concertante |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 3 |
| Musique | Maurice Jaubert |
| Texte | Charles Péguy |
| Langue originale | français |
| Effectif | soprano et orchestre |
| Durée approximative | env. 32 min |
| Dates de composition | 1936-1937 |
| Dédicataire | Marthe Bréga |
| Publication | Éditions Billaudot |
| Création | Théâtre des Champs-Élysées, Paris |
| Interprètes | Marthe Bréga, soprano Orchestre, dir. Maurice Jaubert |
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Jeanne d'Arc est une symphonie concertante pour soprano et orchestre op. 61, composée par Maurice Jaubert en 1936-1937, sur un texte de Charles Péguy, créée en 1937.
En 1936-1937, Maurice Jaubert (1900-1940) écrit sa symphonie concertante Jeanne d'Arc, basée sur le « mystère lyrique » éponyme de Charles Péguy (comme Jaubert, mort pour la France, mais en 1914), achevé en . L'œuvre, dédiée à son épouse (depuis 1926), la soprano Marthe Bréga, est spécialement composée pour elle[1].
Elle est créé à Paris, au Théâtre des Champs-Élysées, le , par Marthe Bréga et un orchestre sous la direction du compositeur. Dans la salle, est présente Françoise Jaubert (née en 1927), fille unique du couple[1] (qui deviendra plus tard la secrétaire générale de l'Association Maurice Jaubert).
Le critique musical Henri Davenson rend compte de la création en ces termes (extrait) : « Je ne puis dire ici tout le charme de ce long monologue aux effets mouvants et dociles à l'inspiration du poète (...) L'orchestre que Jaubert lui-même a dirigé avec une sobre élégance a su soutenir sans l'absorber la voix de la soliste »[1],[2].
Actuellement, la seule version disponible de Jeanne d'Arc provient d'un concert radiodiffusé du , par Jacqueline Brumaire (soprano) et l'orchestre nationale de la RTF, sous la direction de Jean Martinon (reporté sur CD en 2017 : voir la rubrique « discographie » ci-après).
En 1987, Françoise Jaubert écrit : « Ce qui présente le plus de difficultés, c'est de faire exécuter ses œuvres de grand orchestre. Espérons que, sans attendre l'an 2000 (que je crains de ne pas voir !), le cinquantième anniversaire de sa mort, en 1990, nous aidera en ce sens »[3]. Ses propos sont prémonitoires à plus d'un titre, à commencer par sa disparition prématurée en , à 63 ans. Quant aux compositions avec grand orchestre de son père (on peut citer également Le Jour, « poème chorégraphique » pour cinq voix solistes et orchestre de 1931), elles attendent toujours leur programmation en concert et un nouvel enregistrement au disque.
La partition est publiée aux éditions Billaudot[4].
Structure
La symphonie concertante Jeanne d'Arc est en trois mouvements :
- À Domrémy
- Les Batailles
- Rouen
Elle est instrumentée pour 3 flûtes, piccolo, 3 clarinettes, clarinette basse, 3 hautbois, cor anglais, 3 bassons, contrebasson, 3 trompettes, 3 trombones, tuba (sans cors), percussions, harpe, célesta et cordes (sans contrebasses)[1], accompagnant la voix de soprano.
Sa durée d'exécution est de trente-deux minutes environ (dans la version discographique qui suit).
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- François Porcile, Maurice Jaubert, Bleu nuit éditeur, coll. « Horizons », (ISBN 978-2-35884-077-4).
