Joseph Bonvoisin

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Joseph Bonvoisin
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Joseph Bonvoisin, né le à Liège et mort le à La Roche-en-Ardenne, est un peintre, dessinateur et graveur belge. Il est aussi professeur à l'Académie royale des beaux-arts de Liège de 1931 à 1960.

En 1910, Joseph Bonvoisin, alors âgé de 14 ans, commence à étudier la gravure sur armes chez Landroux, place St-Christophe[1],[2],[3],[4]. Il finit ses études en 1913 et entre à l'Académie des beaux-arts de Liège[1],[2],[5],[6]. Il s'engage comme volontaire quand la Première Guerre mondiale éclate durant l'été 1914, mais est réformé pour raisons de santé et passe en Angleterre[1],[5]. Il y suit des cours à la Birmingham School of Art (en) de 1914 à 1917[1],[2],[3],[4],[6]. Il réside ensuite à Paris et étudie à l'École des beaux-arts de 1917 à 1919[1],[2],[3],[5].

Il est de retour à Liège dès 1919 et reprend ses cours à l'Académie des beaux-arts de Liège, où il est l'élève d'Émile Berchmans, de François Maréchal et d'Adrien de Witte[1],[2]. Il est professeur de dessin et de nu à l'Académie des beaux-arts de Liège de 1931 à 1960[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7], et ajoute à son programme un cours de dessin décoratif et de gravure au burin à partir de 1938[1],[3].

Il voyage en Italie en 1947 et y peint des paysages[3]. Il se concentre davantage sur la peinture à partir de 1940[3].

Il est inhumé au cimetière de Robermont à Liège[8].

Œuvre

Style et techniques artistiques

Joseph Bonvoisin est un peintre et graveur de paysages, de figures, de nus, de portraits et de sujets allégoriques et religieux[2],[3],[9]. Il se passionne pour la gravure au burin[1],[2], arrivant « à recréer avec vitalité les gris et les profondeurs, puis y fixe un corps nu dans un environnement onirique ou dresse un arbre aux lourdes palmes dans la lumière »[1]. Il représente en diverses occasions le Christ dans ses gravures, « transposant son sacrifice sur le plan de la solitude humaine, douloureuse et anonyme »[1].

Au sujet de l'œuvre peint de Joseph Bonvoisin, Jacques Parisse commente[6]: « Il a été entre 25 et 40 ans un peintre constructeur à mi-chemin du cubisme, dont la France en ce temps connaissait de remarquables adeptes, et de l'expresionnisme tel que le développait en ce temps-là la puissante École de Laethem-Saint-Martin. Nourri de ces courants, Joseph Bonvoisin, homme de raison et de mesure mais d'une grande sensibilité au monde et aux hommes, allait "construire" une série d'œuvres peintes en leur donnant la marque de sa personnalité tout à la fois réaliste et portée à la réflexion par le biais du symbole, plus exactement de la représentation symbolique. » Jules Bosmant récupère et défend cette opinion dans un article repris par Rita Lejeune et Jacques Stiennon dans l'ouvrage La Wallonie. Le Pays et les Hommes. Lettres - arts - culture tome III en 1979[10].

Catalogue et musées

Des œuvres de Joseph Bonvoisin ont été acquises par la ville de Liège (musée des Beaux-Arts, musée d'Ansembourg et cabinet des Estampes), la province de Liège[11],[12], l'université de Liège[13](musée Wittert[14]), la Bibliothèque royale de Belgique à Bruxelles, le cabinet des estampes du musée du Louvre et de nombreuses collections particulières[1].

Il exécute en 1942 un retable de 5 mètres sur 2,20 mètres pour la chapelle de l'Ambachtschool à Brée[1],[2]. Il travaille pendant deux ans et finalise en 1956 une peinture murale de 32 m2 pour la basilique Notre-Dame de Chèvremont sur le thème Glorification du travail par saint Joseph[1],[2]. Léon Koenig estime qu'il a réalisé 80 planches au burin[1].

Expositions

Liste des expositions établie d'après Paul Caso[1] et Jacques Parisse[6].

  • Expositions personnelles à Liège en 1924, 1925, 1926, 1929, 1935, 1942, 1943 et 1951. Il expose au Cercle des Beaux-Arts de Liège en 1924 et 1925[2].
  • Expositions de groupe à Prague, Rome, Bombay, Le Caire (avec La gravure originale belge) ; à Montevideo en 1948 Graveurs belges pour le Ministère de l'Instruction publique d'Uruguay ; Un siècle de gravure belge au Cabinet des Estampes de Paris en 1946 ; et exposition avec le groupe Le Trait en 1954.
  • Expositions personnelles et collectives depuis 1961 :

Prix et distinctions

Réception critique

Notes et références

Annexes

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