Maggy Willemsen
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Marguerite Willemsen |
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| Maîtres |
Georges Comhaire, Jean Debattice (d), Henri Brasseur |
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| Distinction |
Prix Marie (d) |
Maggy Willemsen, née le à Grivegnée et morte le à Liège, est une dessinatrice, peintre et graveuse belge.
Fille de Léon Willemsen, transporteur, et de Marie Marini, Maggy Willemsen passe son enfance à Liège. Elle étudie à l'Académie royale des beaux-arts de Liège, où elle est l'élève de Jean Debattice, Georges Comhaire et Henri Brasseur[1],[2],[3],[4],[5]. Elle commence sa carrière artistique comme artiste graphique[1],[6]. Elle reçoit les conseils du graveur Jean Dols et elle expose dans la galerie de ce dernier à Liège en 1965, 1966 et 1967[4].
Elle enseigne durant plusieurs années la gravure à l'Académie royale des beaux-arts de Liège ; elle expose régulièrement, surtout en Belgique, entre 1965 et 1996 ; elle dessine 3 timbres pour la poste belge en 1984 ; et elle développe une œuvre graphique où « elle met en scène un monde fantastique et féminin à l'atmosphère feutrée et angoissante »[1],[3].
La santé de l'artiste se dégrade à partir de 2017 et elle doit entrer en maison de repos en 2019 à Liège, où elle meurt le [7].
Œuvre
Style et techniques artistiques
Elle a réalisé de nombreuses peintures, gravures et dessins[1],[2]. Elle développe une technique originale, la peinture sur cuivre gravé[1],[3].
Au début de sa carrière artistique, elle réalise principalement des gravures à l'eau-forte et à la pointe sèche dans un style fantastique inspiré par Jérôme Bosch, Pieter Brueghel l'Ancien et par des artistes liégeois contemporains tels que Jean Debattice et Jean Dols[8]. Elle continue à graver tout au long de sa carrière, « jouant sur tous les registres »[9], bien que la majorité de ses planches, et de son œuvre en général, restent toujours teintés d'onirisme ou d'inspiration surréaliste[4]. En 1975, Marcel Hicter décrit son style artistique en ces termes[4] : « Car il faut compter avec votre propre "illuminisme" ; votre passion pour les mages, les devins, les magiciens, les ambiguïtés "zodiacales", vos faiblesses pour les chercheurs de la Pierre philosophale sont à l'opposé de mes structures mentales mais, vieil étudiant des Métamorphoses d'Apulée, du temps que j'écrivais, je faisais aussi du "fantastique". »
À partir de 1970, elle se centre davantage sur la peinture, surtout la peinture sur cuivre gravé[1]. Elle effectue en 1969 les illustrations de l'œuvre Le Verger d'Ombres de Jean-Marie de Ronchêne[10]. Plusieurs de ses œuvres illustrent et sont commentées en détail dans l'essai Saisir sa vie d'André-Marie Masson[11].
Elle s'inspire habituellement d'œuvres littéraires concrètes, telles que Les fureurs héroïques de Giordano Bruno, Contes fantastiques en dialecte wallon de Jean-Denys Boussart (wa), mais aussi de diverses œuvres de Thomas Owen, Jacques Sternberg, Marguerite Yourcenar, et Vladimir Maïakovski, et enfin de compositions musicales de Iannis Xenakis[3],[4],[5],[12].
Catalogue et musées
Des œuvres de Maggy Willemsen sont présentes dans les collections du Musée d'art wallon (La Boverie)[13],[14], du Cabinet des Estampes et des Dessins de Liège[1],[4],[5], du Musée de la Vie wallonne[15] et de la Province de Liège[16],[17], mais aussi au Ministère de la Culture (Belgique)[1],[4],[5], à la bibliothèque Albertine de Bruxelles[1],[4],[5], à l'administration communale de Flémalle[1] et à l'université de Liège[1],[4],[5].
Expositions
Expositions personnelles
- 1965 : Maggy Willemsen, novembre-décembre, Galerie Jean Dols, Liège[4],[5],[6],[8],[18].
- 1966 : Maggy Willemsen, du 17 au , Galerie Jean Dols, Liège[4],[5],[18].
- 1967 : Galerie Jean Dols, Liège[4],[5],[18].
- 1968 : Galerie Huysmans, Liège[4],[5].
- 1969 : Galerie de l'étuve, Liège[4],[5] ; Maggy Willemsen - Peintures, Gravures et Dessins, du au , Galerie Racines, Bruxelles[4],[5].
- 1970 : Galerie de l'étuve, Liège[4],[5].
- 1971 : Galerie de l'Archange, Bruxelles[4],[5].
- 1973 : Planète Sternberg, mai, Cercle royal des Beaux-Arts, Liège[4],[5] ; Galerie de l'Archange, Bruxelles[4],[5].
- 1975 : Cercle royal des Beaux-Arts, Liège et Verviers[4],[5] ; Les Fureurs Héroïques de Giordano Bruno et La Genèse, mars, Société des Beaux-Arts, Liège[5].
- 1976 : Galerie l'angle aigu, Bruxelles[5] ; Galerie Crals, Liège ; BP Building, Anvers[1],[5].
- 1977 : Maggy Willemsen - Les héroïnes de Thomas Owen, du au , Galerie Horizons, Bruxelles[5].
- 1978 : Galerie d'art Saint Remy, Liège[5].
- 1979 : Galerie Horizons, Bruxelles[5].
- 1980 : Galerie Présences, Knokke[1] ; Maggy Willemsen - Peintures et dessins - Les "ambiguës" de Thomas Owen, du 13 au , Galerie d'art Saint Remy, Liège[5] ; Maggy Willemsen, du 1er au , Galerij A.S.L.K., Anvers[1].
- 1981 : Galerie Horizons, Bruxelles ; Contrôle Data, Bruxelles.
- 1983 : Maggy Willemsen - De l'horizon d'une femme à l'horizon de tous, du 11 au , Centre Samuel Donnay, Flémalle[19].
- 1984 : Cercle royal des Beaux-Arts, Verviers[1].
- 1985 : Galerie l'Estampille, Bruxelles ; Cercle royal des Beaux-Arts, Liège.
- 1986 : Centre Rops, Bruxelles et Namur.
- 1989 : Maggy Willemsen, février, Centre Rops, Bruxelles[20].
- 1994 : Maggy Willemsen, du 9 au , Centre Rops, Bruxelles.
- 1995 : Maggy Willemsen, du 11 au , Centre Rops, Namur.
- 1996 : Maggy Willemsen - Peintures, Dessins et Gravures, du 2 au , Cercle royal des Beaux-Arts, Liège.
- 2009 : Les œuvres de Maggy Willemsen, du 10 au , Théâtre du trianon, Liège.
Expositions collectives
Des œuvres de Maggy Willemsen ont été exposées lors de différentes expositions à Auvelais, Charleroi, Martilly, Nancy, Neerpelt, Tourinnes-la-Grosse[1],[2],[3],[4],[5] mais surtout à :