Charles Delchevalerie
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| Enseignant Académie royale des beaux-arts de Liège | |
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| Rédacteur en chef La Vie wallonne (d) | |
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Charles Jules Joseph Delchevalerie |
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Charles Delchevalerie, né le à Couillet (Belgique) et mort le à Liège, est un écrivain, essayiste, journaliste et critique d'art belge. Il est aussi l'un des fondateurs du musée de la Vie wallonne en 1913.
Charles Jules Joseph Delchevalerie naît à Couillet le [1], une section de la ville belge de Charleroi, fils de Joseph Delchevalerie, comptable industriel, et d'Anna-Elisabeth Kever[2],[3]. Il passe son enfance dans son village natal, qui est alors un lieu mi-campagnard mi-industriel, et fait ses études primaires à l'école communale jusqu'en cinquième année[4]. À ce moment, il est envoyé, avec une de ses sœurs, par son père à Eschweiler en Allemagne pour apprendre des langues étrangères[5]. À son retour, il poursuit ses études à l'école primaire de Marcinelle, commune où la famille a déménagé entretemps[5].
Il entre ensuite à l'athénée de Charleroi, et développe une véritable passion pour la lecture[6]. Ses intérêts sont des plus variés ; il lit des journaux mais aussi des romans comme Quentin Durward, Richard Cœur de Lion et La prisonnière d'Édimbourg de Walter Scott[6]. La famille déménage à nouveau, cette fois à Liège, à la suite de la mort de son père en 1886[7],[8]. Il achève ses humanités à l'Athénée royal Charles Rogier[7].

Il commence des études universitaires à la faculté de Philosophie et Lettres de l'université de Liège mais abandonne assez rapidement pour entamer sa carrière de journaliste et d'écrivain[9],[8]. Il collabore régulièrement avec différents journaux belges comme Le Jour, Le Soir ou L'Express[10],[8]. En , il fonde la revue Floréal avec Paul Gérardy[11],[12],[13] puis, en , l'hebdomadaire artistique Flamberge[14], mais les deux publications sont des aventures de courte durée[15],[8],[16],[17].
Pour voir une de ses créations perdurer, il faut attendre 1920 et la fondation de la revue La Vie Wallonne[1],[17],[18]. La revue s'édite jusqu'en , la Seconde Guerre mondiale interrompant la publication qui, grâce au soutien de Joseph-Maurice Remouchamps, reprend sous forme trimestrielle à partir de 1947[19],[17].
Charles Delchevalerie est également cofondateur en 1909 des Amitiés françaises[1], membre titulaire de la Société de langue et de littérature wallonnes de 1912 jusqu'à son décès[1], l'un des fondateurs du musée de la Vie wallonne en 1913[20],[8] (où il est membre de la Commission administrative pratiquement jusqu'à son décès)[21], membre de l’Assemblée wallonne de 1912 à 1914 puis de 1919 à 1940[1], vice-président de la section liégeoise de l’Association des Amis de l’Art wallon[1],[20] et professeur d'histoire de l'art à l'Académie royale des beaux-arts de Liège à partir de 1933[22].
Il épouse Jeanne Marie Léonie Dasoul en [23], avec qui il a une fille, Claire Élisabeth Charlotte Léonie Delchevalerie, en [24]. Charles Delchevalerie meurt le à Liège[1],[4],[25] et il est inhumé au cimetière de Robermont[26].
Œuvre (sélection)
Ouvrages


- Décors, Liège, A. Miot et Jamar, , 60 p. (OCLC 7059680, lire en ligne
). - La maison des Roses trémières : mémoires intimes de Jacques Fabien, naturaliste, Liège, Imprimerie Bénard, , 52 p. (OCLC 7051988, lire en ligne
). - Images fraternelles, Liège, Éditions de Wallonia, , 137 p. (OCLC 64561261, lire en ligne
). - Croquis londoniens, Bruxelles, La Patrie belge, , 120 p. (OCLC 717438330, lire en ligne
). - À César Franck, 1822-1890, 25 novembre 1922 : hommage des musiciens français à la ville où il est né, Liège, Imprimerie Bénard, , 45 p. (OCLC 842166287).
- Adrien de Witte : peintre, dessinateur et graveur. Catalogue de son œuvre précédé d'une notice par Charles Delchevalerie, Liège, Imprimerie Bénard, , 94 p. (OCLC 31671709, lire en ligne
). - Autour du Perron : images liégeoises, Bruxelles, L'Églantine, , 203 p. (OCLC 20909299, lire en ligne
). - "Petite France de Meuse...", Liège, G. Thone, , 27 p. (OCLC 42261358, lire en ligne
). - Aristide Capelle, peintre de la Haute-Lesse, Liège, Éditions de la Vie Wallonne, , 15 p. (OCLC 1400450141, lire en ligne
). - Images de Liège (Brochure-Programme, Série Française no 28. Offert par le Commissariat Général de Tourisme de Belgique), Bruxelles, Institut National Belge de Radiodiffusion, , 43 p. (OCLC 68694992).
- Le météore, et quelques autres histoires, Bruxelles, La Renaissance du Livre, , 172 p. (OCLC 26734198, lire en ligne
). - Monographies de l'art belge : Adrien de Witte, Anvers, De Sikkel, , 43 p. (OCLC 459141599, SUDOC 024182931, lire en ligne
).
Articles de presse
- « Octave Pirmez : Étude biographique et critique », Wallonia, Liège, H. Vaillant-Carmanne, vol. IX, nos 1-2, (OCLC 1401746360).
- « Un artiste liégeois : Auguste Donnay », Wallonia, Liège, Imprimerie M. Thone, vol. IX, no 13, (OCLC 1401745844).
- « Littérateurs français de Wallonie : Hubert Krains », Wallonia, Liège, Imprimerie industrielle et commerciale, no 10, , p. 313-320 (OCLC 1400701098).
- « Henri Simon : Poète lyrique », La Vie Wallonne, Liège, Georges Thone, vol. 2e année, no 1, (OCLC 1401750658).
- « Le peintre Léon Philippet… l'impressionnisme sans le savoir », La Wallonie, .
Prix et distinctions

- De 1930 à 1940 : Président de la Commission administrative du musée de la Vie wallonne[20].
- De 1933 à 1935 : Président de la section Liège-Luxembourg de l'Association générale de la Presse belge[20].
- 1938 : Prix biennal de Littérature de la province de Liège[20].
- 1947-1948 : Président de la Commission administrative du musée de la Vie wallonne[20].
Décorations
Officier de l'ordre de Léopold (Belgique)[25].
Officier de l'ordre de la Couronne en 1930 (Belgique).
Commandeur de l'ordre de Léopold II (Belgique)[25].
Chevalier de la Légion d'honneur (France)[25].
Officier de l'Instruction publique (France)[25].
Officier de l'ordre de l'Étoile noire (Porto-Novo)[25].
