Laignelet

From Wikipedia, the free encyclopedia

Laignelet
Laignelet
L'église Saint-Martin.
Blason de Laignelet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Intercommunalité Fougères Agglomération
Maire
Mandat
Rémi Balluais
2026-2032
Code postal 35133
Code commune 35138
Démographie
Population
municipale
1 234 hab. (2023 en évolution de +6,1 % par rapport à 2017)
Densité 83 hab./km2
Population
unité urbaine
43 066 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 18″ nord, 1° 08′ 55″ ouest
Altitude Min. 104 m
Max. 231 m
Superficie 14,83 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Fougères
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fougères-2
Législatives Sixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Laignelet
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Laignelet
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Voir sur la carte topographique d'Ille-et-Vilaine
Laignelet
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
Voir sur la carte administrative de Bretagne (région administrative)
Laignelet
Liens
Site web http://www.laignelet.fr

Laignelet [lɛɲlɛ] est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de 1 234 habitants[Note 1].

Présentation

Laignelet est une commune du pays de Fougères. Son centre-bourg est situé à km de Fougères (ville de 20 000 habitants).

Carte de la commune de Laignelet et des communes avoisinantes.

Après une croissance démographique continue, la commune connaît depuis plus de 15 ans une évolution significative avec plus de 1 200 habitants. Sa superficie est de 1 484 hectares dont 600 hectares de forêt domaniale. Son territoire vallonné et bocager, offre un cadre de vie agréable.

Après la réalisation d'un espace culturel, des commerces de proximité (boulangerie épicerie, salon de coiffure), la municipalité a obtenu la création d'une école publique en 2006. La construction de cet établissement scolaire permet d'accueillir plus de 120 enfants. De plus, en association avec les communes de Landéan et de Le Loroux, un accueil de loisirs à taille humaine a ouvert ces portes en 2009 pour l'ensemble des enfants de ces trois communes.

Un établissement pour personnes âgées, la résidence Sainte-Anne, a ouvert en [2].

La commune s'est dotée aussi d'une salle multi-activité et d'un plateau multisport.

Aujourd'hui, la commune est desservie par la rocade Est de Fougères, les jeunes familles y trouvent un lieu de vie appréciée.

De plus, des liaisons douces (vélo, pieton) sont en cours de réalisation pour faciliter les accès à Fougères en complément de la desserte de transport en commun (bus).

Communes limitrophes de Laignelet
Landéan Le Loroux
Fougères Laignelet
Beaucé Fleurigné

Relief

Le finage de Laignelet est en pente douce vers l'ouest : les points les plus élevés sont à l'Est, presque partout au-dessus de 200 mètres d'altitude (le point le plus élevé, 231 mètres, est dans l'angle Sud-Est du territoire communal à la limite avec , au niveau d'une antenne ; le point le plus bas (104 mètres) est dans l'angle sud-ouest de la commune dans la vallée de la Grande Rivière, à l'endroit où ce cours d'eau quitte la commune ; le bourg est vers 180 mètres d'altitude.

Hydrographie

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Nançon, le ruisseau de Groslay[3], le ruisseau de la Grande rivière[4], le ruisseau de la Libronnière[5], le ruisseau de la Nolière[6] et le ruisseau de la Pichonnais[7],le ruisseau du Fouloux[8],[9],[Carte 1].

Le Nançon, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune de Landéan et se jette dans le Couesnon à Fougères, après avoir traversé six communes[10].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Laignelet[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[13]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[14]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 957 mm, avec 14,2 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fougères à 4 km à vol d'oiseau[17], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 939,1 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,2 °C, atteinte le [Note 3].

La forêt de Fougères

La forêt de Fougères est, malgré son nom, située dans les communes de Landéan et de Laignelet, et pas du tout dans la commune de Fougères.

Les incendies étaient fréquents en forêt de Fougères : par exemple le un incendie se déclare au lieu-dit Maison-Neuve : « M. Arthur Lecler, maire de Laignelet, qui fut prévenu de ce sinistre, organisa de suite des secours et partit avec les ouvriers de la verrerie. Grâce à la rapidité de leur marche et à leur zèle, le feu fut éteint en deux heures » écrit La Gazette de Bretagne[20].

Transports

Bien que très proche de Fougères et notamment de la partie nord de sa rocade routière, la commune de Laignelet n'est traversée que par une seule route d'une certaine importance : la D 806 (ancienne Route nationale 806) qui, vers l'ouest, rejoint et même constitue la dite rocade (mais hors des limites communales de Laignelet) et côté est se dirige vers Le Loroux et, en Mayenne, poursuit jusqu'à Gorron.

Laignelet n'a aucune liaison routière directe vers le nord en raison de la présence de la forêt de Fougères et seules des routes secondaires la desservent en direction du sud.

Urbanisme

Typologie

Au , Laignelet est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle est située hors unité urbaine[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fougères, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[22]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[23],[24].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (55,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,6 %), prairies (22,2 %), zones agricoles hétérogènes (20,8 %), terres arables (12,1 %), zones urbanisées (3,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2 %)[25]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Agnello au XIe siècle, de Agniculo en 1516, de Laigneio en 1578[26].

Le nom correspond au latin agnellus, à l'ancien français aignel (agneau)[27].

Histoire

De Saint-Martin-des-Bois à Laignelet

L'église de Laignelet est consacrée à saint Martin. Rien de plus normal puisque Saint-Martin-des-Bois[Note 5] fut le premier nom de Laignelet[28].

Premiers habitants des lieux, des ermites vivaient dans la forêt autour d'une église consacrée à saint Martin, mais située plus à l'est, vers Landéan, au point culminant de la forêt. Vers la fin du XIe siècle, Raoul Ier de Fougères donna cette église aux moines de l'abbaye d'Évron et la transféra dans un cimetière du nom d'Agnelet (elle est mentionnée au XIe siècle sous le nom de ecclesia de Agnello, « l'église de l'agneau »), il voulait ainsi éloigner les ermites de ses terres de chasse, et il leur confia l'abbaye de Savigny, plus au nord[28].

Mieux située au bord d'une route, c'est peut-être la vraie raison de son transfert, l'église devint le centre d'une paroisse, la protection sacrée du cimetière favorisant l'apparition d'un village du nom de l'Aignelet, puis Laignelet ; l'abbaye d'Évron y fit construire un prieuré[29].

Moyen-Âge

Comme ailleurs, le territoire de Laignelet comporte d'anciennes mottes castrales, témoins de l'insécurité qui régnait dans la deuxième moitié du XIe siècle : celle de la Fontaine la Chèze et celle de Malhaire [Malhère], à 800 m du bourg, détruite aujourd'hui. Seuls des talus sont encore visibles.

Temps modernes

Le seigneur supérieur de Laignelet était le roi, en tant que baron de Fougères ; mais le seigneur de Malhaire [Malhère] ayant acheté en 1569 la plus grande portion des fiefs du prieuré de Laignelet, il bénéficia par la suite d'une partie des droits de seigneur fondateur de l'église, et il y eut son banc, son enfeu et ses armoiries. Toutefois, le seigneur du Bois-Février prétendit aux mêmes droits le siècle suivant.

La seigneurie du Hallay-Robert était la première seigneurie de Laignelet ; elle fut possédée initialement par la famille du Hallay, mais fut rachetée par la suite par la famille de Laugan qui possédait aussi le Bois-Février[30].

La seigneurie de la Fontaine-la Chèze, qui relevait de la baronnie de Fougères, fut érigée en châtellenie par lettres patentes de Charles IX, données en et en faveur de Guillaume de la Fontaine. Cette seigneurie, qui s'étendait sur 8 paroisses et comprenait 14 fiefs, disposait du droit de haute justice ; elle appartint par mariage à partir de 1604 à la famille de Volvire, seigneurs de Saint-Brice ; le manoir de la Fontaine tomba en ruines à la fin du XVIIe siècle, mais sa retenue d'eau formant un étang fut vendue comme bien national le [30].

La seigneurie de Malhère, basse justice, fur rachetée en 1673 par M. Le Tanneur[30].

Le subdélégué de Fougères écrit en 1771 : « Presque toutes les paroisses (..) sont dans la plus affreuse misère, surtout Parcé, Billé, Javené, la Chapelle-Janson, Luitré, Le Loroux, Laignelet, Lécousse, Saint-Germain-en-Coglès. Le plus grand nombre des habitants de ces paroisses sont sans ressources, nus, couchés sur la paille, malades et manquent de pain »[31].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Laignelet en 1778 :

« Laîgnelet, sur une hauteur ; à 10 lieues trois quarts à l'Est-Nord-Est de Rennes, son évêché ; et à 1 lieue de Fougères, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse relève du Roi, et compte 1 200 communiants[Note 6] : la cure est présentée par l'Abbé d'Évron au Maine. On y trouve un couvent de religieuses de l'Ordre de Sainte-Claire. Son territoire est borné à l'Ouest par la forêt de Fougères : c'est un pays montagneux [sic, accidenté], couvert de bois, et fertile en toutes sortes de grains ; on y fait du cidre, et les landes y font rares. Jadis il y avait, dans cette paroisse , une verrerie qui est oisive depuis sept à huit ans. Ses maisons nobles sont : le Maihaire, situé entre deux étangs; le Bray, les Bretonnieres, la Tuchenerie et Beaujardieres[32]. »

L'église paroissiale Saint-Martin remontait pour partie au XIVe siècle, mais avait fait l'objet de nombreuses restaurations, notamment au XVIe siècle ; elle se composait d'une seule nefterminée par une abside de construction plus récente. En 1781 trois confréries existaient dans l'église de Laignelet : celle du Rosaire, celle de la Rédemption des captifs et celle du Repos pour l'âme des captifs. Plusieurs autres édifices religieux existaient dans la paroisse : l'église conventuelle du couvent des Urbanistes[33] et la chapelle Saint-Gorgon se trouvaient dans le faubourg Roger, contigu à Fougères, la chapelle frairienne Saint-Jean-Baptiste de la Cour-Gelée et la chapelle Saint-André de la Fontaine, qui dépendait du manoir du même nom[28].

Le registre paroissial de 1785, dans sa partie consacrée aux sépultures, contient l'annotation suivante : « Dans l'année 1785, nous avons éprouvé une sécheresse effrayante ; la terre ne produisait aucune herbe ; le foin s'est vendu plus que cent-cinquante livres le millier dans le temps de la récolte ; on a été obligé de nourrir les bestiaux avec des feuilles d'arbres ; le beurre en pot a valu plus de vingt sols la livre, en coin ; on l'a vendu trente-six sols la livre. Nous avons été près de dix mois sans eau. Le dix-huit juillet la pluie a commencé à tomber, et cette pluie a fait lever les bleds noirs, qui, quoique semés depuis six semaines. n'avoient point encore développé leur germe. L'année fut abondante pour les grains »[34].

Révolution française

Le manoir de Malhaire [Malhhère] et ses biens furent vendus comme biens nationaux le [30].

Le , on écrit que le sieur Guillaume Duval[Note 7], recteur de la paroisse depuis 1787, était très aimé de ses ouailles, mais il ne voulut pas prêter serment à la Constitution civile du clergé et un sieur Desrues fut élu à sa place, mais il fut détesté dans sa paroisse parce que prêtre constitutionnel et quitta rapidement la paroisse. Le les paroissiens de Laignelet se plaignent, dans une lettre envoyée au district de Fougères qu'ils n'ont personne pour baptiser les nouveaux-nés, administrer les mourants et inhumer les trépassés ; ils souhaitent vivement le retour de leur recteur Duval, mais les responsables du district refusent si celui-ci ne prête pas le serment de fidélité exigé[35]. Guillaume Duval demeura caché pendant la Terreur, mais il fut assassiné dans la forêt de Fougères le 22 pluviôse an VII ()[36]. Sa biographie détaillée et les circonstances de son assassinat sont décrites dans un ouvrage publié en 1929[37].

Le combat de Laignelet se déroule le : il aurait opposé 140 chouans, commandés par Joseph Boismartel, dit Joli-Cœur à 250 soldats républicains, lesquels auraient mis les chouans en déroute. Ce combat, probablement peu meurtrier, est mal connu, la source principale étant les Mémoires de Toussaint du Breil de Pontbriand.

Le XIXe siècle

Laignelet dans la première moitié du XIXe siècle

Plan cadastral de Laignelet (1811, tableau d'assemblage).

Le bourg de Laignelet n'avait encore qu'une faible importance au début du XIXe siècle comme le montre le plan cadastral de 1811. C'est l'essor de la verrerie qui provoqua la croissance du bourg dans la seconde moitié du XIXe siècle et les premières décennies du XXe siècle[38].

En 1827, la Congrégation des Sœurs Adoratrices de la Justice de Dieu ouvre à Laignelet « dans une humble mansarde occupée par Anne Boivent, qui tenait une petite école dans cette paroisse » ; cette congrégation religieuse fut approuvée par Mgr de Lesquen, évêque de Rennes le , qui lui permit de se développer dans tout son diocèse. Le la congrégation s'établit dans l'Abbaye de Rillé qui venait dêtre rachetée par des missionnaires diocésains[39].

La limite communale entre Laignelet et Fougères a été source de maintes contestations : Fougères a, à plusieurs reprises au fil du temps, convoité et parfois annexé des parties du territoire de Laignelet ; une autre situation cocasse donna lieu à une procédure juridique qui alla jusqu'à la Cour de Cassation en 1830 : une moitié de la rue de la Forêt et la rue du Parc faisaient partie de la ville de Fougères, mais des maisons construites dzns ces rues étaient sur le territoire de la commune de Laignelet à laquelle les habitants concernés payaient la contribution foncière et celle des portes et fenêtres ; mais ils payaient à Fougères la patente, la contribution mobilière et dépendaient de cette ville pour les actes d'état-civil et la religion. Un habitant de ces lieux, Julien Cottin, ayant fait l'objet d'une condamnation devant le tribunal de simple police du canton de Fougères pour avoir promené son chien dans ces rues sans muselière, alors que celle-ci était obligatoire à Fougères, mais pas à Laignelet, alla en justice jusqu'à la Cour de Cassation pour tenter de faire annuler sa condamnation, laquelle trancha que la loi de Fougères devait s'appliquer[40].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Laignelet en 1843 :

« Laignelet (sous l'invocation de saint Martin) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : la Fourairie, le pâtis de la Barre, la Vigne, la Parcherie, la Bretonnière, le Halais, Lomée, la Foucherais, la Courgelée. Superficie totale 1 725 hectares 4 ares, dont (..) terres labourables 848 ha, prés et pâturages 153 ha, bois 15 ha, verfers et jardins 48 ha, landes et incultes 31 ha, étangs 3 ha (..) ; 588 ha pour partie de la forêt de Fougères : cette forêt a en tout 1 660 ha (..). Moulins : 3 (de Malhère,de Grolay, d'Avion). Cette commune est traversée du sud-sud-ouest à l'est-nord-est par la route royale de Caen à Redon n°177,et par la route de Fougères à Goron (Gorron) qui la limite dans une partie du sud. La belle verrerie de MM. Leclerc, dite verrerie de Fougères, est en Laignelet, à l'entrée sud de la forêt de Fougères ; cet étabissement a pour annexes les verreries de la Balue et de la Haye d'Iré. Petits étangs de Malhère, de Vilbœuf, de Grolay. Géologie : schiste argileux. On parle le français [ en fait le gallo][41]. »

La Tourgue (Victor Hugo)

La Tourgue en 1835 (dessin de Victor Hugo, 1876, illustrant son roman Quatrevingt-treize).

« Le voyageur qui, il y a quarante ans, entré dans la forêt de Fougères du côté de Laignelet, en ressortait du côté de Parigné, faisait sur la lisière de cette profonde futaie une rencontre sinistre. En débouchant du hallier, il avait brusquement devant lui la Tourgue. (...) Ce qu'on avait sous les yeux, c'était une haute tour ronde, toute seule au coin du bois comme un malfaiteur... » (Quatrevingt-treize, 3e partie, livre II, chapitre IX, II) ». En fait, comme l'ont montré des érudits locaux, il n'y a jamais eu de « Tourgue » dans la forêt de Fougères. Mais l'imagination de l'écrivain a conçu cet édifice sinistre pour les besoins de son roman et il s'est amusé à le dessiner avec toutes les ressources de son art pour en faire une apparition de cauchemar[42].

Une activité liée à la forêt : sabotiers et verriers

Sabotiers en forêt de Fougères.
La verrerie.
Sabotiers en forêt de Fougères.

Les hêtres de la forêt constituèrent une matière première de premier choix pour de nombreux sabotiers, mais c'est surtout à ses verriers que Laignelet dut sa renommée : des terrains sablonneux, la forêt, les fougères, dont les cendres sont riches en soude, constituaient des éléments particulièrement intéressants pour l'élaboration du verre. La verrerie de la Bellovière nait vers 1640 « sous le règne de Louis XIII. Les Mézenge, Bigaglia, etc.. l'exploitaient en même temps que celles de Bazouge-du-Désert, en forêt de Glaine, et de Sains, près de Domfront (..). Les bois proches alimentaient les fours ». À la veille de la Révolution française, la verrerie de Laignelet était l'une des deux seules verreries importantes de Bretagne, l'autre étant celle de Javardan, aux portes de Châteaubriant. La verrerie de Laignelet « faute de combustible , assurent les chroniqueurs, ne fonctionnait que six mois l'an »[43]. La verrerie ferma pendant la Révolution française, mais réouvrit au début du XIXe siècle : le travail se faisait alternativement dans les trois points du « trépied » constitué par Laignelet, La Haie d'Iré et La Ballue (en Bazouges-la-Pérouse). Les arbres des forêts de Fougères, de la Ville-Cartier et Marcillé-Raoul fournissaient le combustible. Frette-Damicourt en était le directeur en 1824, Arthur Lecler lui succéda[44].

Les Verreries de Laignelet employèrent jusqu'à 400 ouvriers au début du XXe siècle. Son directeur d'alors, Henry Chupin, ouvert aux idées sociales de la démocratie chrétienne en vogue dans la deuxième moitié du XIXe siècle, en fit un véritable modèle de cité ouvrière au système social très particulier. « On peut vivre toute une longue vie sans sortir de la Verrerie de Laignelet » disait une brochure: des maisons rappelant les corons du Nord, abritaient la majorité des familles des ouvriers, un conseil d'usine permettait un certain dialogue entre administration et ouvriers, une Société de secours mutuel venait en aide en cas de maladie, une Société coopérative ouvrière d'alimentation pourvoyait la cité en produits à prix réduits. Les loisirs n'étaient pas en reste avec l'organisation d'une fanfare, d'une société de gymnastique, d'une troupe de théâtre, d'une bibliothèque et bien sûr on y trouvait une chapelle[45].

Verreries de Laignelet ː transformation en société anonyme (janvier 1908).

Selon un article du journal L'Ouest-Éclair de le directeur des Verreries, Henry Chupin, « est plutôt un ami, un chef aimé et obéi, qu'un patron froidement industriel (..). Il a résolu de donner une action de 500 francs aux ouvriers qui, depuis plus de trente ans, collaborent à l'expansion de l'industrie des Verreries de Laignelet »[46].

Mais la réalité était tout autre, selon une source socialiste datée de 1912 : « La Verrerie de Laignelet offre un exemple révoltant. Le patron, le sieur Chupin, emploie aux travaux les plus durs des enfants qui n'ont pas atteint l'âge légal [pour travailler, c'était alors 13 ans] et ces enfants supportent constamment une température de 1 200 degrés auprès des « ouvreaux » ([fours]). Ils sont là 150 ou 180 petits aux membres grêles, aux visages fatigués, qui, tout le jour, portent « à l'arrache » les pièces achevées. (..) L'on chercherait en vain ventilateurs, vestiaires ou lavabos. (..) Pour ce travail de forçat, certains ne gagnent que leur nourriture et 5 fr. par mois. Lorsqu'ils ne travaillent pas, ce qui arrive fréquemment par suite de maladie ou d'accident, ils ne mangent pas, car ils sont loins de leurs familles disséminées dans toute la Bretagne. Alors ils vont tendre la main auprès des paysans des environs. Quand ils sont chassés du réfectoire, ils le sont aussi du dortoir et dorment au dehors (..) »[47].

Un autre article du journal L'Ouest-Éclair publié en après les mouvements sociaux survenus écrit que « l'affaire des Verreries de Laignelet fut montée de toutes pièves par les syndicalistes de Fougères dans (..) un esprit d'intolérance sectaire », que la Verrerie emploie alors environ 350 ouvriers, que « les ouvriers sont heureux, l'usine leur est bonne », que « les ouvriers forment une masse imposante et stable, ils travaillent régulièrement, sans à-coups, de 9 à 10 heures par jour (..), l'usine est vaste et présente toutes les conditions de salubrité désirables », que « les enfants [de la Verrerie] de Laignelet sont nourris et couchés par les soins de la Verrerie »[48].

La verrerie de Laignelet

La verrerie ferma définitivement au début de la décennie 1930.

De l'ancienne à la nouvelle église

Il ne reste rien de l'église primitive de style roman, détruite à la fin du XIXe siècle pour faire place à l'édifice actuel. Elle comportait une nef romane remaniée au XVIe siècle, le chœur ayant lui, été reconstruit en 1830.

La présence de la verrerie contribua à l'augmentation de la population de la commune. Les 1 000 habitants de 1860 avaient presque doublé au début du siècle (1993 en 1911).

L'ancienne église romane jugée trop petite fut remplacée par l'édifice actuel, construit entre 1887 et 1890. Le patron de la verrerie, maire de Laignelet, n'y fut certainement pas pour rien.

Le tympan.

Ce fut la première église de l'architecte rennais Louis Hérault : église-halle (un seul toit pour trois nefs), dont la voûte bombée et les douze fins piliers évoquent le style gothique angevin. Deux chapelles (de la Vierge et de Saint-Joseph) donnent à l'église une certaine ampleur : le transept étant presque aussi long que la nef. La façade et le clocher ne furent cependant terminés qu'entre 1922 et 1926, la guerre ayant reculé l'achèvement et altéré les projets initiaux : la tour semble s'adapter moyennement à la façade de tuffeau et n'a pas été terminée (ni corniche, ni flèche). On y note la présence sur le tympan d'un Agneau de Dieu en mosaïque qui reprend le motif de l'ancienne porte principale. L'édifice a été restauré.

Le fond de l'église s'orne d'une copie d'un grand tableau (le Christ en croix) donnée par l'empereur Napoléon III en 1858 à l'occasion de sa venue à Rennes pour l'inauguration du chemin de fer, une copie d'une œuvre célèbre de Philippe de Champaigne (XVIIe siècle).

Pierre Brochard, né à Laignelet, soldat du 75e de ligne, gravement blessé à la cuisse lors d'un combat le , décéda le à Saint-Marcel près de Metz[49].

Les écoles de Laignelet

Laignelet a possédé trois écoles : une école publique (école primaire communale des Cotterets) fut construite dans le dernier quart du XIXe siècle, une école privée (école primaire) dans la premier quart du XXe siècle et une école maternelle, aussi privée, dans le deuxième quart du XXe siècle[50].

Le XXe siècle

D'importants changements territoriaux

L'avenue du Maine vers 1900.
L'avenue du Maine en 2003.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, Laignelet était une commune de 1 936 hectares dont 625 en forêt, beaucoup plus vaste qu'aujourd'hui. Son territoire s'étendait jusqu'à l'hôpital de Fougères, englobant entre autres les quartiers actuels de la Forairie et des Cotterêts.

Déjà, en 1910, l'agrandissement du cimetière de Fougères avait fait perdre à la commune plus d'un hectare. Le développement urbain de sa grande voisine l'incitait à vouloir s'étendre dans la direction de Laignelet. De 1910 à 1950, le conseil municipal eut à s'élever « contre cet envahissement » que constituaient les demandes d'annexion répétées de Fougères. Le , le Conseil municipal de Fougères demande l'extension de ses limites communales aux dépens de Laignelet, Lécousse et Beaucé. En 1940, le journal L'Ouest-Éclair écrit que « des quartiers tels que les Cotterets, la Madeleine, la Haute-Bourgère (..) prolongent dans solution de continuité apparente l'agglomération fougeraise. Leurs habitants travaillent dans les usines ou les commerces de la ville. Mais ils sont habitants de Lécousse ou de Laignelet. Et brutalement, les frontières communales franchies, les aises ne se retrouvent plus. Nous avons entendu les récriminations contre l'absence du service d'eau, ici, l'absence de gaz, là »[51]. Ces modifications territoriales n'aboutiront qu'en 1953.

Peine perdue, le , Laignelet, comme d'autres communes autour de Fougères, perdit 263 hectares 18, sa population passa de plus de 2 000 habitants en 1946, à seulement 506 au recensement de 1954. En perdant des parties déjà urbanisées, la commune reprit un caractère plus rural. Son école publique ferma en 1973, et l'école privée disparut en 1990.

Un décret du rattache à la commune de Fougères des portions des territoires des communes de Laignelet, Beaucé et Lécousse ; un autre décret daté du instauré dans ces communes une délégation spéciale le temps d'organiser de nouvelles élections municipales ; celle de Laignelet est composée de Théodore Lebosse, Pierre Duclos et Jean Delaunay[52].

La Belle Époque

En le curé de Laignelet l'abbé Geslin, est expulsé de son presbytère , désormais propriété publique depuis l'inventaire des biens d'église effectué en 1906 et qui avait donné lieu à quelques échauffourées[53] (le conseil municipal a fixé pour le louer des conditions financières jugées inacceptables par le clergé[54]) ; or ce presbytère avait été construit vers 1755 par un ancien recteur de la paroisse. Mgr Dubourg, archevêque de Rennes, décida alors que le culte serait supprimé à Laignelet à partir du [55].

Le dimanche une dernière messe est célébrée dans l'église de Laignelet avant sa fermeture sur décision de Mgr Dubourg ; l'abbé Geslin, curé de Laignelet se retire à Le Loroux et son vicaire l'abbé Loar, à Beaucé ; tous deux restent à la « disposition des malades qui les demanderaient »[56]. En 1 031 habitants de Laignelet signent une pétition disant que « la suppression du culte paroissial porte un très grave préjudice moral et commercial aux habitants de la commune » et « demandent aux autorités constituées de bien vouloir mettre fin au conflit actuel, de nous rendre nos prêtres et de rouvrir notre église au culte public »[57].

En une école laïque est inaugurée par le sous-préfet de Fougères et le maire , Franju, qui associa dans son discours l'ancien maire, Théodore Lebossé, à l'origine de la construction de la nouvelle école ; il formula l'espoir qu'une école enfantine serait bientôt ouverte dans la commune[58].

Le journal Le Franc-Parleur parisien écrit le qu'à la suite de la dure grève de la chaussure à Fougères « beaucoup d'ouvriers, qui se sont endettés, traînent la misère ; d'autres, n'ayant pu retrouver dans les fabriques de chaussures l'emploi qu'ils y trouvaient, sont retournés travailler à la terre ; plusieurs enfin ont été tout heureux d'accepter le dur métier de verrier dans les usines de Laignelet (..) Avant la grève de la cordonnerie, l'industrie verrière cherchait en vain des ouvriers pour ses usines[59].

La fête de la Saint-Laurent était célébrée chaque année par les verriers de Laignelet ; par exemple celle qui fut organisée le (messe en musique, courses de bicyclettes organisées par le « Véloce-Club de la Verrerie », banquet de plus de 300 couverts, démonstrations organisées par la Société de gymnastique et de tir « La Patrie », séance de théâtre par les jeunes gens des « Verriers de Laignelet », « illuminations féériques des maisons ouvrières de Laignelet », etc.[60] La « fanfare des Verriers de Laignelet » se produisait lors des fêtes[61].

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Laignelet.

Le monument aux morts de Laignelet porte les noms de 73 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux Georges Marçais, marsouin, mort le au Maroc ; 7 soldats sont morts en Belgique (dont Victor Fauque et Eugène Langlois, tués tous les deux dès le à Virton qui sont les deux premiers morts de la guerre de la commune) ; la plupart des autres sont morts sur le sol français (dont Victor Beucher[Note 8], Marcel Bourdon[Note 9] et Pierre Thomas[Note 10], tous trois décorés de la médaille militaire et de la croix de guerre et Alexandre Delanoë[Note 11], Jean Lebossé, Joseph Lebossé, Jean Leloutre et Henri Sautreau, tous les cinq décorés de la croix de guerre)[62].

Dès le un premier monument aux morts est béni dans le cimetière en mémoire des morts pour la France de la guerre[63].

L'entre-deux-guerres

Le monument aux morts de Laignelet, en granite, a la forme d'un pilier commémoratif posé sur un socle constitué de trois marches et surmonté d'un obélisque orné d'une palme et d'une croix latine; une plaque posée sur la partie avant du socle porte l'inscription « LAIGNELET À SES ENFANTS MORTS POUR LA DÉFENSE DE LA PATRIE 1914-1918 ». Une plaque en labradorite posée à sa base a été rajoutée par la suite, portant les noms des morts de la Seconde Guerre mondiale[64].

En le maire de Laignelet prend un arrêté interdisant la circulation des chiens dans la commune en raison de cas de rage[65].

Le la tour de l'église paroissiale est inaugurée et une nouvelle cloche bénie[66].

À la suite d'un cas de rage signalé à Landéan un arrêté préfectoral réglemente la circulation des chiens jusqu'au prochain inclus sur les communes de Landéan, Le Loroux, Louvigné-du-Désert, Laignelet, La Bazouges-du-Désert, Parigné et Saint-Germain-en-Coglès[67].

Les grèves étaient fréquentes à la verrerie de Laignelet : par exemple en 250 ouvriers et ouvrières cessent le travail pour protester contre le renvoi du secrétaire du syndicat professionnel des verriers (syndicat affilié à la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens, Chaperon, décidé sous le prétexte fallacieux d'« insuffisance professionnelle » (il travaillait dans l'usine depuis 28 ans), par le directeur et propriétaire de l'usine, Henri Chupin, pourtant patron catholique et malgré la tentative de médiation de Mgr Charost, archevêque de Rennes[68]. Le journal Le Poilu de France écrit le que « l'usine de Laignelet de la Société industrielle de Verrerie vient d'être remise à feu[69].

La création de la « Verrerie ouvrière catholique », une société coopérative, par des verriers grévistes aboutit le à l'allumage d'un four, mais la société créée disparut rapidement[70].

En le siège social des « Verreries de Laignelet », qui était jusque-là à Laignelet, est transféré 56, rue Laffite, à Paris[71]. Mais les verreries ferment en 1930. La liquidation judiciaire de la « Société des verreries de Laignelet » survient en [72].

Dans la décennie 1930 la crise économique frappe durement les ouvriers de la région de Fougères : le journal L'Ouest-Éclair du évoque « les nombreux verriers chômeurs et chaussonniers en grève » habitant Laignelet (86 chômeurs recensés en à Laignelet[73]) ; l'intervention de Pierre Laval, alors ministre du travail, en faveur du « Fonds municipal de chômage de Laignelet »[74] ; le le conseil municipal de Laignelet est contraint, la charge financière étant trop lourde pour la commune, de baisser le taux de l'allocation versée aux chômeurs[75] ; et le même journal du écrit que « les enfants dont les parents sont au chômage complet dépassent 400, répartis tant à Fougères qu'à Laignelet, Lécousse et Beaucé »[76]. En 1938 le journal L'Ouest-Éclair écrit qu'« à l'orée de la forêt de Fougères le quartier de la Verrerie de Laignelet présente désormais un spectacle affligeant : l'usine morte aura peine à réchauffer ses fours et les longues lignes de la Cité des Verriers n'ont jamais paru si désolées. Plus d'une centaine de foyers ont animé ce coin et l'ont presque complètement déserté »[77].

La Seconde Guerre mondiale

Rapport d'activité du groupe FFI de Laignelet en juillet et août 1944.

Le monument aux morts de Laignelet porte les noms de 17 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi les victimes, François Fouquet, soldat mort de maladie le  ; François Dreux, Gustave Ermine et Pierre Farard, morts au printemps 1940 lors de la bataille de France ; Alphonse Carnet, mort le lors du naufrage du sous-marin Morse ; François Cheminel et Paul Lanier, résistants FFI, tous deux fusillés le à Lignières-la-Doucelle (Mayenne) ; Auguste Foyer[Note 12] , résistant FFI, mort [78], mort au combat le à Châtillon-sur-Chalaronne (Ain) ; Louis Bellis[Note 13], domicilié à la Verrerie en Laignelet, adjoint de Louis Piétri (responsable FTPF de la région de Fougères), fusillé par les Allemands le à Saint-Jacques-de-la-Lande[79] ; Paul Béchet[80], lieutenant FFI, exécuté par des miliciens le à Laignelet ; Fernand Derrien[81], organisateur d'un groupe de résistants FTPF à Laignelet, mort en action de combat le à La Selle-en-Coglès ; les circonstances des décès des autres victimes ne sont pas précisées[62].

D'autres résistants ont survécu à la guerre, par exemple Raymond Hénault[82] (né le à Laignelet) et Jean Hubert[83].

L'après Seconde Guerre mondiale

Un soldat (Clément Depince) originaire de Laignelet est mort pour la France pendant la guerre d'Algérie[62].

Le XXIe siècle

Le renouveau

Dans les années 2000, la commune accueille plus de 50 foyers. Ce rajeunissement de la population a permis la réouverture d'une école en 2006.

En fin d'année 2005, deux nouveaux commerces ont été créés sur la commune apportant ainsi de nouveaux services aux Agnelais. Ce nouveau point d'activité dans la commune est devenu un pôle d'animation et de rencontre dans le bourg. De plus, le cadre champêtre et proche de Fougères, la proximité immédiate de la forêt sont des atouts fort convoités aujourd'hui.

La création de la zone d'activité économiques de la Massonnais en bordure de la rocade Est de Fougères permet de développement des communes situés à l'est et au nord-est de Fougères.

Ces réalisations majeures démontrent que de nouvelles ambitions peuvent naître.

Contre le « Grand Fougères »

Lors de la cérémonie des vœux 2026 de la commune, le maire André Philipot, en fin de son quatrième et dernier mandat de maire, e'est farouchement opposé aux ambitions d'annexion du « Grand Fougères »[84].

Héraldique

Blason de Laignelet Blason
D'azur au chef denché d'or[85].
Détails

Politique et administration

La mairie.
Liste des maires de Laignelet.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792   Jean Julien Mérienne[Note 14]   Cultivateur.
1795 1796 François Boudier[Note 15]   Cultivateur
1796 1800 Louis Liger[Note 16]   Cultivateur.
1800 1817 Jean Caro[Note 17]   Cultivateur
1817 1831 Jean Liger[Note 18]   Propriétaire. Cultivateur.
novembre 1831 1832 Louis Paintandre[Note 19]   Capitaine d'infanterie.
1832 1833 Théodore Caro[Note 20]   Propriétaire. Cultivateur. Fils de Jean Caro, maire entre 1800 et 1817.
avril 1833 1840 Jean Caro   Déjà maire entre 1800 et 1817.
1840 1841 Théodore Caro   Déjà maire en 1832-1833.
1841   Jean Perrin[Note 21]   Propriétaire. Cultivateur.
juillet 1855 1869 Georges Lecler[Note 22]   Patron de la verrerie.
octobre 1870 1872 Ernest Lecler[Note 23]   Patron de la verrerie.
mars 1872 1896 Arthur Lecler[Note 24]   Patron de la verrerie. Conseiller d'arrondissement.
juin 1896 1907 Théodore Lebossé[Note 25]   Cultivateur.
avril 1907 1908 Jean Baptiste Franju[Note 26]   Entrepreneur des travaux publics. Décédé en cours de mandat (janvier 1908)[86].
juillet 1908 1929 Auguste Bertin[Note 27]   Cultivateur.
mai 1929 1935 Pierre Duclos[Note 28]   Cultivateur.
mai 1935   Gaston Brugnon   Assureur Mouleur.
mai 1945 1953 Théodore Lebossé[Note 29]   Cultivateur.
mai 1953   François Le Loutre   Cultivateur.
mars 1959 mars 1965[87]
(décès)
Joseph Dandin   Cultivateur
avril 1965 octobre 1978
(décès)
Joseph Montembault    
décembre 1978 mars 2001 Henri Tiercin[Note 30] SE Retraité de l'agriculture.
mars 2001 20 mars 2026 André Philipot[88] SE Chargé de développement local
20 mars 2026 en cours Rémi Balluais[89] LFI Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[90]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[91].

En 2023, la commune comptait 1 234 habitants[Note 31], en évolution de +6,1 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1078191 0051 0601 0841 0651 0021 1051 167
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1941 0019201 1051 1141 2291 3501 3451 369
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7021 8651 9931 8741 9662 0281 8842 036506
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
5184796016417277898538711 135
2018 2023 - - - - - - -
1 1661 234-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[92] puis Insee à partir de 2006[93].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Avec la nouvelle rocade Est, des entreprises se sont installées sur la zone d'activités de la Massonnais (garage, expertise comptable, station de lavage, ambulancier, ...).

Lieux et monuments

La commune ne compte aucun monument historique. Parmi les éléments notables du patrimoine communal, on peut noter :

  • l'église Saint-Martin, construite en 1888 par Louis Hérault à l'emplacement d'une ancienne église priorale datant du XIe[94] ;
  • la forêt de Fougères qui couvre environ 600 ha, soit 35 % du territoire de la commune.
  • le manoir de Malhaire, construit à l'emplacement d'une ancienne motte féodale occupant elle-même le site d'un éperon barré, date de 1702, mais a été largement modifié au XIXe siècle[95] ;
  • le manoir de la Fontaine[96].

Activité et manifestations

Personnalités liées à la commune

Jumelages

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI