Lécousse
commune française d'Ille-et-Vilaine
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Lécousse est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 3 530 habitants[Note 1] (les Lécoussois).
| Lécousse | |||||
La mairie de Lécousse | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Fougères-Vitré | ||||
| Intercommunalité | Fougères Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Anne Perrin 2026-2032 |
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| Code postal | 35133 | ||||
| Code commune | 35150 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lécoussois | ||||
| Population municipale |
3 530 hab. (2023 |
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| Densité | 319 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
43 066 hab. (2010[1]) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 22′ 06″ nord, 1° 12′ 58″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 62 m Max. 181 m |
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| Superficie | 11,06 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Fougères (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Fougères (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Fougères-1 | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.lecousse.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Situation

Lécousse est une commune située en périphérie ouest de Fougères, dans la partie nord-est du département d'Ille-et-Vilaine. Lécousse fait partie de l'arrondissement de Fougères-Vitré et de la communauté de communes Fougères agglomération .depuis sa création le .
Relief
La moitié nord du finage de Lécousse est constituée pour l'essentiel d'un plateau compris entre 150 et 180 mètres d'altitude, le point le plus haut (181 mètres) étant à l'emplacement du château d'eau, à l'ouest du bourg. La moitié sud du territoire communal est moins élevée, comprise le plus souvent entre 100 et 120 mètres d'altitude. Le bourg est en situation assez élevée vers 140 mètres d'altitude.
Les points les plus bas sont en périphérie communale, souvent constituée de vallées : principalement celle du Nançon (qui sort de la commune à 62 mètres d'altitude et sert de limite communale sud, séparant Lécousse de Javené ; plusieurs de ses affluents servent aussi de limite communale :le Ruisseau de Marvaise au nord sépare la commune de Saint-Germain-en-Coglès, etcelui du Gué Pérou et un peu le Nançon côté nord-est avec Parigné, Laignelet et Fougères, le Ruisseau de Vaugarny à l'ouest avec Romagné.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Nançon, le ruisseau de la Chaumoie[4], le ruisseau de Marvaise[5], le ruisseau de Vaugarny[6], le ruisseau du Gué pérou[7] et le ruisseau du Pont sec[8],[9],[Carte 1].
Le Nançon, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune de Landéan et se jette dans le Couesnon à Fougères, après avoir traversé six communes[10]. Les caractéristiques hydrologiques du Nançon sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,674 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 10,1 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 12,3 m3/s, atteint le [11].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[14]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[15]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 924 mm, avec 1,4 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fougères à 2 km à vol d'oiseau[18], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 939,1 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,2 °C, atteinte le [Note 4].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
15,6 13.01.1993 |
19,4 23.02.1990 |
23 19.03.05 |
27,6 30.04.25 |
30,5 27.05.05 |
37,6 18.06.22 |
39,1 18.07.22 |
37,2 05.08.03 |
33,7 09.09.23 |
29,4 09.10.23 |
19,8 02.11.1970 |
17,5 31.12.22 |
39,1 2022 |
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| Maximale moyenne | 8,1 | 9,1 | 12,3 | 14,9 | 18,3 | 21,3 | 23,3 | 23,4 | 20,6 | 16,3 | 11,4 | 8,3 | 15,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 5,7 | 6,1 | 8,5 | 10,6 | 14 | 16,9 | 18,6 | 18,6 | 16,2 | 12,9 | 8,6 | 5,8 | 11,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 3,2 | 3 | 4,7 | 6,4 | 9,7 | 12,4 | 13,8 | 13,9 | 11,7 | 9,4 | 5,8 | 3,2 | 8,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−15,2 08.01.1985 |
−10,6 08.02.1991 |
−6,8 01.03.05 |
−4,2 04.04.22 |
−1 07.05.1979 |
3 05.06.1989 |
6,2 12.07.00 |
3,9 31.08.1986 |
2,7 30.09.21 |
−1,6 14.10.1992 |
−5,7 22.11.1993 |
−9 29.12.1996 |
−15,2 1985 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 95,8 | 76,4 | 67,6 | 64,9 | 70,7 | 60,4 | 63,6 | 61,7 | 69,2 | 93,4 | 104,1 | 111,3 | 939,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
53,7 19.01.1995 |
43,5 12.02.1976 |
36,9 11.03.13 |
29,6 22.04.1996 |
37,1 30.05.1981 |
48,9 03.06.1971 |
69,5 27.07.01 |
73,3 04.08.1970 |
45,6 13.09.1993 |
53,3 02.10.21 |
37,5 15.11.1974 |
33 22.12.20 |
73,3 1970 |
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Transports
Les transports ont longtemps été difficiles comme l'illustre cet extrait de Quatrevingt-treize, roman de Victor Hugo : « Tout est chemin creux, dans le bocage et, entre toutes, la route de Javené à Parigné par Lécousse. De plus tortueuse. C'est plutôt un ravin qu'un chemin (..). Elle est murée à droite et à gauche par des haies. Pas de meilleur endroit pour une embuscade »[21].
Bénéficiant de la proximité de Fougères, Lécousse est désormais très bien desservi par voie routière : la commune est traversée par la D 798 (ancienneroute nationale 798), la Route nationale 12 (qui relie la commune à l'autoroute A84 (Autoroute des estuaires) en direction de Rennes, la D 155 (ancienne Route nationale 155 qui relie la commune à cette même autoroute A84 en direction du Mont-Saint-Michel et de la Normandie et au-delà cette riute va jusqu'à Saint-Malo), la D 17 en direction de Saint-Germain-en-Coglès; toutes ces routes viennent de Fougères.
Grâce à la rocade sud de Fougères (RN 12 en direction de l'est) Lécousse dispose aussi de liaisons routières modernes avec le sud (en direction de Vitré via la D 798 et l'est (en direction de Mayenne).
Urbanisme
Typologie
Au , Lécousse est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle appartient à l'unité urbaine de Fougères[Note 5], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[23],[24]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fougères, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[24]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[25],[26].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,9 %), prairies (33,2 %), zones urbanisées (18 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,9 %), terres arables (3,8 %), forêts (0,1 %)[27]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Attestations anciennes
de Excussâ (XIe siècle)[28],[29] ; ce nom reste énigmatique.
Cussa (1141)
Exussa (XIIe siècle)
L'Escousse (XVe siècle)[30].
Étymologie
La signification du toponyme reste obscure. Les attestations anciennes, qu'il devait ignorer, puisqu'il ne les mentionne pas, ne permettent pas de confirmer l'interprétation suggérée par Albert Dauzat[31] : le domaine des Écossais (la Scottia).
Deux autres hypothèses existent : peut-être du latin ecclesia ("église") ou encore du latin excussa ("dépouillée", "diminuée"), l'ancienne paroisse alors dénommée "Saint-Martin-des-Champs" ayant été démembrée (au XIIe siècle la paroisse Saint-Sulpice [en Fougères actuellement] est détachée de Lécousse)[32].
Histoire
Antiquité
À l'époque gauloise, Lécousse faisait oartie du territoire des Riedones ; des vestiges de villas gallo-romaines ont été trouvés au lieu-dit Marvaize[32].
Une voie romaine à Aleth allant de Jublains à Aleth passait par le "Chemin de la Pierre Blanche" et par le "chemin des Rochelettes" en Lécousse[33].
Moyen-Âge
Entre le Ve siècle et le Xe siècle la paroisse s'appelait probablement Saint-Martin-des-Champs (celle de Laignelet s'appelant Saint-Martin-des-Bois. La paroisse est antérieure à Fougères[34]
En 1143, Lécousse est formé du bourg de l'Echange (Eschange). Le reste des terres est donné aux chanoines qui construisent l'abbaye de Rillé en Fougères.
La paroisse de L’Escousse dépendait de la seigneurie du Châtellier, mais les barons de Fougères en dévirent par la suite les seigneurs[30]. Vers 1090, l'église paroissiale fut donnée à l'abbaye de Pontlevoy par un nommé Morand, lors de son admission dans cette abbaye ; il ajouta à ce don celui des dîmes et de tout ce qu’il possédait dans la paroisse[34]. Le prieuré de Saint-Pierre d'Igné a probablement été fondé au XIIe siècle par les moines de l'abbaye de Pontlevoy qui possèdaient alors des biens considérables dans les environs de Fougères ; le prieur percevait les deux tiers des dîmes de la paroisse[35]. Ils conservèrent l'église de Lécousse jusqu'à la Révolution française[36].
A l’époque à laquelle la paroisse de"L’Escousse fut donnée à l’abbaye de Pont-le-Voy, elle avait une importance tout autre que celle qu’elle a de nos jours, puisqu’ellle comprenait les deux paroisses de Saint-Léonard (désormais en Fougères) et de Rillé ; la paroisse de Saint-Sulpice formait alors une enclave dans son territoire[34].
Temps modernes
Charles Jean fabriquait vers 1740 des « papiers et parchemins blancs » au moulin du Guélandry[37].
Cinq chapelles existaient dans la paroisse[30] : une se trouvait à Bliche le long de la route de Rennes ; la chapelle Saint-Joseph à Montaubert ; la chapelle Saint-Mathurin dans le faubourg de Savigny (toutes les trois disparues) ; une chapelle au manoir de la Forêt ; la chapelle Saint-Jacques à la Garenne (construite en 1651 par Germain Goret, seigneur de la Courtillière ; devenue une maison d'habitation en 1976)[34].
Vers 1680 les fiefs de la paroisse étaient : la Forêt [Forest], basse, moyenne et haute justice[Note 8], disposant du droit de prééminence dans l'église paroissiale en tant que seigneur fondateur (en 1680 Joachim de Beaucé, abbé de Pontlevoy); la Ménagère et la Garenne (à Germain Goret, seigneur de Courtelle) ; la Guillerie, basse justice, à Jacques Tranchant) ; Perousel, la Hamelinaye, la Burlais, les Haute et Basse Chavarie et la Tangouyère (à la seigneurie de Larchapt, en Romagné) ; le Bourg de l'Escousse, basse justice (dépendance du prieuré d'Igné) ; Bourg de Savigny [Savigné], haute, moyenne et basse justice (à l'abbaye de Savigny)[38]. L'abbaye Saint-Pierre de Rillé, qui avait de nombreuses possessions dans la paroisse, disposait aussi des droits de haute, moyenne et basse justice[34].

Le subdélégué de Fougères écrit en 1771 : « Presque toutes les paroisses (..) sont dans la plus affreuse misère, surtout Parcé, Billé, Javené, la Chapelle-Janson, Luitré, Le Loroux, Laignelet, Lécousse, Saint-Germain-en-Coglès. Le plus grand nombre des habitants de ces paroisses sont sans ressources, nus, couchés sur la paille, malades et manquent de pain »[39].
Selon Henri Sée, en 1774, le nombre des journaliers et domestiques à Lécousse était de 385 sur une population totale qui s'élevait alors à 1 025 habitants[40].
Jean-Baptiste Ogée écrit ainsi Lécousse en 1778 :
« Lecousse : sur un coteau ; à 9 lieues trois quarts au Nord -Est de Rennes, son évêché et à une demi-lieue de Fougères, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse relève du Roi et compte 900 communiants[Note 9]. L'Abbé de Saint-Florent de Saumur en présente la cure. Son territoire est fertile en grains et cidre ; c'est un pays couvert [de bocage] , coupé de vallons, et très exactement cultivé : on n'y voit point de landes. Ses maisons nobles : le château de Montaubert, la Martinaye, et la Métairie[41]. »
Au faubourg de Savigné, qui fait aujourd’hui partie de la ville de Fougères, mais qui dépendait autrefois du bourg de Lécousse, il exista une chapelle de Saint-Mathurin, détruite depuis longtemps[42].
Révolution française

Pierre-Vincent Bouchet [Bouschet], curé, et N. Auger, vicaire de Lécousse, refusèrent en 1791 de prêter serment à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtres réfractaires; tous deux émigrèrent à Jersey en 1792. Piere-Vincent Bouchet redevint curé de Lécousse après le Concordat de 1801[43].
La paroisse de Lécousse est supprimée en 1791 (rattache à Fougères) et son église fermée entre 1792 et 1797[32].
Paul Jérôme du Pondavice[Note 10], qui vivait au Manoir en Lécousse, âgé de 28 ans, fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Rennes « pour s'être joint aux Vendéens » et guillotiné le lendemain 15 germinal an II () à Fougères[44].
Le XIXe siècle

Marie Anne Françoise de Saint-Germainde-Larchapt fit don par testament du aux pauvres des paroisses de Romagné, Lécousse, Saint-Sulpice et Saint-Léonard de Fougères, etc.. de rentes annuelles[45].

La commune de Lécousse a perdu une partie de son territoire au profit de celle de Fougères par l'ordonnance royale du et une autre partie par le décret du comme l'indique le plan cadastral ci-contre.
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Jean-Baptiste Ogée, décrivent ainsi Lécousse en 1843 :
« Lécousse (sous l'invocation de saint Martin) : commune formeée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale ; chef-lieu de perception. (..) Principaux villages : la Chaumière, la Porcherie, la Guiberdière, Montaubert, la Bardoulais, le Pont, la Hamelinais, la Basse-Pilais. Maison principale : le Manoir. Superficie totale 1 392 hectares 46 ares, dont (..) terres labourables 1 000 ha, prés et pâturages 181 ha, bois 12 ha, verfers et jardins 30 ha, landes et incultes 24 ha (..). C'est en cette commune, et à environ 2 500 mètres de Fougères, sur la route de cette ville à Saint-Malo, que se trouve, à Garenne, le point le plus élevé de l'arrondissement de Fougères ; il est à 200 mètres au-dessus du niveau de la mer. Cette commune est traversée de l'ouest à l'est par la grande route de Rennes à Fougères ; du nord-ouest au sud-est par la route de Saint-Malo à Fougères ; du sud au nord par la route de Vitré à Saint-James. Elle est limitée à l'est, dans sa partie nord, puis traversée du nord au sud, par la rivière de Nançon, qui se perd dans le Couesnon au pont Saint-Julien. Cette rivière sert de limite au sud. Géologie : schiste argileux. On parle le français [en fait le gallo][46]. »
La presse nationale relate un important incendie survenu à Lécousse le qui détruisit deux vastes bâtiments, dû probablement à la fermentation de foin entreposé dans l'un d'eux[47].
Une école communale de filles, tenue par trois religieuses de la Congrégation des Sœurs Adoratrices de la Justice de Dieu (qui s'occupent aussi des soins aux malades pauvres), est ouverte à Lécousse en 1851[48].
- Carte de la commune de Lécousse vers 1860.
Charles Malard[Note 11], capitaine au 36e régiment de ligne, fut tué le lors de la bataille de Châteauneuf, en Torçay (Loir-et-Cher) et inhumé dans le cimetière de Lécousse[49]. Prosper Masson[Note 12], soldat du 7e de ligne fut fait prisonnier pendant la Guerre de 1870 et resta 5 mois en Allemagne. Il participa ensuite dans la colonne Thibaudier à la lutte contre l'insurrection en Algérie (Révolte de Mokrani). Il reçut en la médaille commémorative de la guerre de 1870[50].
L'explosion d'une machine à battre (mue par une machine à vapeur) fit 4 morts et 2 blessés graves à Lécousse le ; l'explosion fut attribuée à un manque d'eau dans la chaudière[51].
Le XXe siècle
La Belle Époque
L'inventaire des biens d'église se déroula à Lécousse et dans les trois paroisses de Fougères le . « 300 gendarmes ont été réquisitionnés, un bataillon du 70e de ligne arrivera cette nuit par train spécial et tout le 10e escadron du train des équipages sera sur pied. Deux commissaires de police de Rennes; MM. Queutier et Jacquinot, viendront aider M. Munsch, de Fougères, car l'inventaire aura lieu dans les quatre églises à 8 heures du matin. Lorsque ces lignes paraîtront les églises seront cernées par la troupe et les gendarmes » écrit le journal L'Ouest-Éclair du [52].
Le Journal officiel publie le un décret attribuant au bureau de bienfaisance de Lécousse les biens placés sous séquestre et ayant appartenu à la fabrique de l'église[53].
- Lécousse : l'entrée du bourg au début du XXe siècle (carte postale).
- Lécousse : le bourg et l'église au début du XXe siècle (carte postale).
- Lécousse ː l'église paroissiale Saint-Martin au début du XXe siècle (carte postale).
- Lécousse ː l'église paroissiale Saint-Martin et le cimetière l'entourant au début du XXe siècle (carte postale).
- La mairie de Lécousse au début du XXe siècle (carte postale).
- Lécousse ː la rue au début du XXe siècle (carte postale).
- Lécousse ː la ferme de la Basse-Poste au début du XXe siècle (carte postale).
- Lécousse ː église Saint-Martin, tronc hexagonal (début XXe siècle).
La Première Guerre mondiale


Le monument aux morts de Lécousse porte les noms de 67 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 13 sont morts en Belgique dont 8 dès l'année 1914 (parmi eux 6 sont morts le même jour, le dont 4 à Virton : Ernest Péronneau, Alexandre Roussel, Amand Roussel et Amand Vannier ; le cinquième Pierre Lebreton à Aiseau-Presles) ; la plupart des autres sont morts sur le sol français (parmi eux par exemple le sous-lieutenant Marie Marthe Henri Gillet de Chalonge, mort des suites de ses blessures le à Sommedieue (Meuse), chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la Croix de guerre ; Francis Allain, zouave, mort des suites de ses blessures le à Verdun, décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; Victor Houalet et Georges Chartrain ont aussi été décorés de la Croix de guerre[54].
Un article de Joseph Pellen décrit "Les Poilus de Lécousse dans la Grande Guerre"[55]. Des Médailles militaires furent attribuées à des soldats morts pour la France parfois plusieurs années après la fin de la guerre, ce fut par exemple le cas pour Joseph Brasset, François Boismartel et Louis Chartrain en [56].
L'Entre-deux-guerres
Le monument aux morts de Lécousse est inauguré le [57].
Le le Conseil municipal de Fougères demande l'extension de ses limites communales aux dépens de Laignelet, Lécousse et Beaucé. Selon un procès-verbal d'enquête publique, « il est particulièrement indispensable d'étendre les limites communales [de Fougères] dans la direction de la route de Rennes, pour englober l'agglomération de Bliche. La commune de Lécousse se trouvera sans doute sensiblement diminuée, mais son territoire formera encore un ensemble suffisamment compact pour permettre une administration facile »[58]. En 1940 le journal L'Ouest-Éclair écrit que « des quartiers tels que les Cotterets, la Madeleine, la Haute-Bourgère (..) prolongent dans solution de continuité apparente l'agglomération fougeraise. Leurs habitants travaillent dans les usines ou les commerces de la ville. Mais ils sont habitants de Lécousse ou de Laignelet. Et brutalement, les frontières communales franchies, les aises ne se retrouvent plus. Nous avons entendu les récriminations contre l'absence du service d'eau, ici, l'absence de gaz, là »[59]. Toutefois les avis étaient variables : « Avouons que ces pseudo-citadins , qui ont choisi l'autre côté de la frontière fougeraise, n'en éprouvent qu'un regret mitigé : la feuille de contributions n'a pas le même poids en Lécousse ou en L'Écartelée ! »[60]. Ces modifications territoriales n'aboutiront qu'en 1953.
Une épidémie de fièvre aphteuse sévit à Lécousse en 1926[61].
- Lécousse ː l'église paroissiale Saint-Martin vers 1930 (carte postale).
- Lécousse ː la Place de l'église côté ouest vers 1930 (carte postale).
- Lécousse ː l'arrivée par la route de Fougères vers 1930 (carte postale).
En 1929 le cardinal Charost remit la médaille diocésaine à M. Fontaine, sacristain à Lécousse depuis plus de 45 ans. Le père et le grand-père de M. Fontaine avaient déjà rempli les mêmes fonctions à l'église de Lécousse, totalisant avec lui un service de 150 années environ dans la paroisse[62].
Dans la décennie 1930 la crise économique frappe durement les ouvriers de la région de Fougères : le journal L'Ouest-Éclair du que « les enfants dont les parents sont au chômage complet dépassent 400, répartis tant à Fougères qu'à Laignelet, Lécousse et Beaucé »[63].
En octobre et une mission fut organisée à Lécousse : « de magnifiques cérémonies ont réuni des auditoires que l'église avait peine à contenir » écrit le journal L'Ouest-Éclair[64].
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de Lécousse porte les noms de 6 parsonnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale : parmi les victimes Albert Bertel, soldat mort le à Ostricourt (Nord) lors de la Bataille de France ; Émile Peltier, mort des suites de ses blessures le en Allemagne ; Bernard Tanguy, résistant FFI, mort en déportation le à Ellrich (Allemagne)[54].
En un petit hôpital de 10 lits ouvre temporairement à Lécousse[65].
L'après Seconde Guerre mondiale
Deux soldats originaires de Lécousse sont morts pour la France durant la Guerre d'Indochine (Raymond Brault et Gabriel Lambert, tous les deux en 1947)[54].
Un décret du rattache à la commune de Fougères des portions des territoires des communes de Laignelet, Beaucé et Lécousse ; un autre décret daté du instauré dans ces communes une délégation spéciale le temps d'organiser de nouvelles élections municipales ; celle de Lécousse est composée d'Auguste Berthelot, Noël Frandebœuf et Albert Chemin[66]. Lécousse perd au profit de Fougères plusieurs quartiers et hameaux : la Madeleine, la route de la Roulais, le Clos Pichon, Bayette, la Sermandière, la lande des Planches, le moulin Saint-Julien, Montaubert, le quartier de Saint-James ; ces amputations donnent à Lécousse sa forme actuelle en croissant[32].
Héraldique
| Blasonnement :
Parti d'argent et de sable, à Saint Martin cavalier d'or partageant son manteau doublé d'hermine avec son épée d'argent, adextré en son chef de deux sabots de sable posés en pal adossés et rangés en barre, celui de la pointe renversé. |
Politique et administration
Liste des maires
Politique de développement durable
La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[73].
Jumelages
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[74]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[75].
En 2023, la commune comptait 3 530 habitants[Note 21], en évolution de +9,19 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Lécousse possède deux écoles :
- École primaire publique Montaubert.
- École privée Notre-Dame de Lécousse.
Économie
Lieux et monuments
La commune ne compte aucun monument historique protégé mais plusieurs bâtiments sont inventoriés.
- Église Saint-Martin (XVIe siècle[78], dédiée à saint Martin, reconstruite en partie en 1869 par Albert Béziers-Lafosse) ; l'ancienne nef devait correspondre à l'église primitive du XIe siècle et l'ancien chœur datait probablement du XIVe siècle ; l'église a été augmentée de deux transepts et d’un nouveau chœur[79]. Sous le porche de l'église se trouve une cuve baptismale en granite[36] et un tronc monolithe en granite à 6 pans, dénommé parfois à tort "bénitier"[80].
- Vue extérieure d'ensemble.
- Vue extérieure rapprochée.
- Porche méridional.
- "Bénitier" du porche sud de l'église.
- Flanc sud de la nef. Croix et pierres tombales.
- La nef.
- Autel et retable du croisillon nord (1885. scultpeur Jean-Julien Hérault).
- Statue de saint Michel terrassant le dragon.
- Vitrail de sainte Jeanne-d'Arc.
- Une croix du début du XVIe siècle se trouvait dans l'ancien cimetière entourant l'église : ckezt une croix montoise (sur le chemin du Mont-Saint-Michel)[81];
- Flanc sud de la nef. Croix montoise, vue d'ensemble.
- Croix montoise, détail : Saint-Michel terrassant le dragon.
- L'ancienne chapelle de la Garenne : elle date de 1651, mais a été réaménagée en maieon d'habitation en 1976[82].
- Plusieurs manoirs :
- Manoir de Vilherbue : il date du XVIe siècle, mais a été très remanié dans la seconde moitié du XXe siècle[83];
- Manoir de Montaubert : il date du XVIIIe siècle mais a été très remanié vers 1880. Ancienn propriété de l'abbaye de Rillé[84];
- Manoir "Le Manoir" : construit en 1598, mais très remanié depuis[85];
- Manoir "Le Manoir" : construit en 1598, mais très remanié depuis[85];
- Manoir "Le Manoir" : construit en 1598, mais très remanié depuis[85];
- Manoir "Le Manoir" : construit en 1598, mais très remanié depuis[85];
- Manoir de la Grange : il date du XVIIe siècle et a été agrandi au XIXe siècle[86];
- Manoir de la Gautrais (XVIIe siècle)[87];
- Plusieurs fermes et maisons, dont la ferme de Perousel, celle de Folleville, etc.[88].
- Le moulin à papier du Pont-aux-Ânes : situé sur la rive droite du Nançon, il fonctionnait déjà au début du XVIIe siècle[89].
Activités et manifestations
Sports
L'Association sportive Espérance Lécousse fait évoluer une équipe de football en ligue de Bretagne et deux autres en divisions de district[90].
Personnalités
- Armand Dauverné, né le à Fougères, cultivateur-propriétaire à La Rochelette en Lécousse, a publié en 1871 Huit leçons d'agriculture de chimie agricole[91].
- Menachem Gueffen (1930-2016), peintre et caricaturiste israélien, mort à Lécousse.
Bibliographie
- Marguerite Salaun, Lécousse des origines à 1914, 1989.
- Marie-Françoise Fontaine, Histoires de Lécousse, 2024, 132 pages.
