Lécousse

commune française d'Ille-et-Vilaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Lécousse est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 3 530 habitants[Note 1] (les Lécoussois).

Faits en bref Administration, Pays ...
Lécousse
Lécousse
La mairie de Lécousse
Blason de Lécousse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Intercommunalité Fougères Agglomération
Maire
Mandat
Anne Perrin
2026-2032
Code postal 35133
Code commune 35150
Démographie
Gentilé Lécoussois
Population
municipale
3 530 hab. (2023 en évolution de +9,19 % par rapport à 2017en évolution de +9,19 % par rapport à 2017)
Densité 319 hab./km2
Population
unité urbaine
43 066 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 06″ nord, 1° 12′ 58″ ouest
Altitude Min. 62 m
Max. 181 m
Superficie 11,06 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Fougères
(banlieue)
Aire d'attraction Fougères
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fougères-1
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Lécousse
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Lécousse
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Lécousse
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Lécousse
Liens
Site web www.lecousse.fr
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Géographie

Situation

Carte de la commune de Lécousse et des communes avoisinantes.

Lécousse est une commune située en périphérie ouest de Fougères, dans la partie nord-est du département d'Ille-et-Vilaine. Lécousse fait partie de l'arrondissement de Fougères-Vitré et de la communauté de communes Fougères agglomération .depuis sa création le .

Relief

La moitié nord du finage de Lécousse est constituée pour l'essentiel d'un plateau compris entre 150 et 180 mètres d'altitude, le point le plus haut (181 mètres) étant à l'emplacement du château d'eau, à l'ouest du bourg. La moitié sud du territoire communal est moins élevée, comprise le plus souvent entre 100 et 120 mètres d'altitude. Le bourg est en situation assez élevée vers 140 mètres d'altitude.

Les points les plus bas sont en périphérie communale, souvent constituée de vallées : principalement celle du Nançon (qui sort de la commune à 62 mètres d'altitude et sert de limite communale sud, séparant Lécousse de Javené ; plusieurs de ses affluents servent aussi de limite communale :le Ruisseau de Marvaise au nord sépare la commune de Saint-Germain-en-Coglès, etcelui du Gué Pérou et un peu le Nançon côté nord-est avec Parigné, Laignelet et Fougères, le Ruisseau de Vaugarny à l'ouest avec Romagné.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Nançon, le ruisseau de la Chaumoie[4], le ruisseau de Marvaise[5], le ruisseau de Vaugarny[6], le ruisseau du Gué pérou[7] et le ruisseau du Pont sec[8],[9],[Carte 1].

Le Nançon, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune de Landéan et se jette dans le Couesnon à Fougères, après avoir traversé six communes[10]. Les caractéristiques hydrologiques du Nançon sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,674 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 10,1 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 12,3 m3/s, atteint le [11].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Lécousse[Note 3].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[14]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[15]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 924 mm, avec 1,4 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fougères à 2 km à vol d'oiseau[18], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 939,1 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,2 °C, atteinte le [Note 4].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station FOUGERES (35) - alt : 74 m, lat : 48°20'13"N, lon : 1°12'45"O (à 3,4 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
15,6
13.01.1993
19,4
23.02.1990
23
19.03.05
27,6
30.04.25
30,5
27.05.05
37,6
18.06.22
39,1
18.07.22
37,2
05.08.03
33,7
09.09.23
29,4
09.10.23
19,8
02.11.1970
17,5
31.12.22
39,1
2022
Maximale moyenne 8,1 9,1 12,3 14,9 18,3 21,3 23,3 23,4 20,6 16,3 11,4 8,3 15,6
Moyenne 5,7 6,1 8,5 10,6 14 16,9 18,6 18,6 16,2 12,9 8,6 5,8 11,9
Minimale moyenne 3,2 3 4,7 6,4 9,7 12,4 13,8 13,9 11,7 9,4 5,8 3,2 8,1
Record de froid
date du record
−15,2
08.01.1985
−10,6
08.02.1991
−6,8
01.03.05
−4,2
04.04.22
−1
07.05.1979
3
05.06.1989
6,2
12.07.00
3,9
31.08.1986
2,7
30.09.21
−1,6
14.10.1992
−5,7
22.11.1993
−9
29.12.1996
−15,2
1985
Précipitations
Hauteur (mm) 95,8 76,4 67,6 64,9 70,7 60,4 63,6 61,7 69,2 93,4 104,1 111,3 939,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
53,7
19.01.1995
43,5
12.02.1976
36,9
11.03.13
29,6
22.04.1996
37,1
30.05.1981
48,9
03.06.1971
69,5
27.07.01
73,3
04.08.1970
45,6
13.09.1993
53,3
02.10.21
37,5
15.11.1974
33
22.12.20
73,3
1970
Fermer
Source : « Fiche 35115001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
8,1
3,2
95,8
30 mm
60 mm
90 mm
jan.
9,1
3
76,4
fév.
12,3
4,7
67,6
mars
14,9
6,4
64,9
avril
18,3
9,7
70,7
mai
21,3
12,4
60,4
juin
23,3
13,8
63,6
jui.
23,4
13,9
61,7
août
20,6
11,7
69,2
sep.
16,3
9,4
93,4
oct.
11,4
5,8
104,1
nov.
8,3
3,2
111,3
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Transports

Les transports ont longtemps été difficiles comme l'illustre cet extrait de Quatrevingt-treize, roman de Victor Hugo : « Tout est chemin creux, dans le bocage et, entre toutes, la route de Javené à Parigné par Lécousse. De plus tortueuse. C'est plutôt un ravin qu'un chemin (..). Elle est murée à droite et à gauche par des haies. Pas de meilleur endroit pour une embuscade »[21].

Bénéficiant de la proximité de Fougères, Lécousse est désormais très bien desservi par voie routière : la commune est traversée par la D 798 (ancienneroute nationale 798), la Route nationale 12 (qui relie la commune à l'autoroute A84 (Autoroute des estuaires) en direction de Rennes, la D 155 (ancienne Route nationale 155 qui relie la commune à cette même autoroute A84 en direction du Mont-Saint-Michel et de la Normandie et au-delà cette riute va jusqu'à Saint-Malo), la D 17 en direction de Saint-Germain-en-Coglès; toutes ces routes viennent de Fougères.

Grâce à la rocade sud de Fougères (RN 12 en direction de l'est) Lécousse dispose aussi de liaisons routières modernes avec le sud (en direction de Vitré via la D 798 et l'est (en direction de Mayenne).

Urbanisme

Typologie

Au , Lécousse est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle appartient à l'unité urbaine de Fougères[Note 5], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[23],[24]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fougères, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[24]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[25],[26].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,9 %), prairies (33,2 %), zones urbanisées (18 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,9 %), terres arables (3,8 %), forêts (0,1 %)[27]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Attestations anciennes

de Excussâ (XIe siècle)[28],[29] ; ce nom reste énigmatique.

Cussa (1141)

Exussa (XIIe siècle)

L'Escousse (XVe siècle)[30].

Étymologie

La signification du toponyme reste obscure. Les attestations anciennes, qu'il devait ignorer, puisqu'il ne les mentionne pas, ne permettent pas de confirmer l'interprétation suggérée par Albert Dauzat[31] : le domaine des Écossais (la Scottia).

Deux autres hypothèses existent : peut-être du latin ecclesia ("église") ou encore du latin excussa ("dépouillée", "diminuée"), l'ancienne paroisse alors dénommée "Saint-Martin-des-Champs" ayant été démembrée (au XIIe siècle la paroisse Saint-Sulpice [en Fougères actuellement] est détachée de Lécousse)[32].

Histoire

Antiquité

À l'époque gauloise, Lécousse faisait oartie du territoire des Riedones ; des vestiges de villas gallo-romaines ont été trouvés au lieu-dit Marvaize[32].

Une voie romaine à Aleth allant de Jublains à Aleth passait par le "Chemin de la Pierre Blanche" et par le "chemin des Rochelettes" en Lécousse[33].

Moyen-Âge

Entre le Ve siècle et le Xe siècle la paroisse s'appelait probablement Saint-Martin-des-Champs (celle de Laignelet s'appelant Saint-Martin-des-Bois. La paroisse est antérieure à Fougères[34]

En 1143, Lécousse est formé du bourg de l'Echange (Eschange). Le reste des terres est donné aux chanoines qui construisent l'abbaye de Rillé en Fougères.

La paroisse de L’Escousse dépendait de la seigneurie du Châtellier, mais les barons de Fougères en dévirent par la suite les seigneurs[30]. Vers 1090, l'église paroissiale fut donnée à l'abbaye de Pontlevoy par un nommé Morand, lors de son admission dans cette abbaye ; il ajouta à ce don celui des dîmes et de tout ce qu’il possédait dans la paroisse[34]. Le prieuré de Saint-Pierre d'Igné a probablement été fondé au XIIe siècle par les moines de l'abbaye de Pontlevoy qui possèdaient alors des biens considérables dans les environs de Fougères ; le prieur percevait les deux tiers des dîmes de la paroisse[35]. Ils conservèrent l'église de Lécousse jusqu'à la Révolution française[36].

A l’époque à laquelle la paroisse de"L’Escousse fut donnée à l’abbaye de Pont-le-Voy, elle avait une importance tout autre que celle qu’elle a de nos jours, puisqu’ellle comprenait les deux paroisses de Saint-Léonard (désormais en Fougères) et de Rillé ; la paroisse de Saint-Sulpice formait alors une enclave dans son territoire[34].

Temps modernes

Charles Jean fabriquait vers 1740 des « papiers et parchemins blancs » au moulin du Guélandry[37].

Cinq chapelles existaient dans la paroisse[30] : une se trouvait à Bliche le long de la route de Rennes ; la chapelle Saint-Joseph à Montaubert ; la chapelle Saint-Mathurin dans le faubourg de Savigny (toutes les trois disparues) ; une chapelle au manoir de la Forêt ; la chapelle Saint-Jacques à la Garenne (construite en 1651 par Germain Goret, seigneur de la Courtillière ; devenue une maison d'habitation en 1976)[34].

Vers 1680 les fiefs de la paroisse étaient : la Forêt [Forest], basse, moyenne et haute justice[Note 8], disposant du droit de prééminence dans l'église paroissiale en tant que seigneur fondateur (en 1680 Joachim de Beaucé, abbé de Pontlevoy); la Ménagère et la Garenne (à Germain Goret, seigneur de Courtelle) ; la Guillerie, basse justice, à Jacques Tranchant) ; Perousel, la Hamelinaye, la Burlais, les Haute et Basse Chavarie et la Tangouyère (à la seigneurie de Larchapt, en Romagné) ; le Bourg de l'Escousse, basse justice (dépendance du prieuré d'Igné) ; Bourg de Savigny [Savigné], haute, moyenne et basse justice (à l'abbaye de Savigny)[38]. L'abbaye Saint-Pierre de Rillé, qui avait de nombreuses possessions dans la paroisse, disposait aussi des droits de haute, moyenne et basse justice[34].

Carte de Cassini de la paroisse de Lécousse et de ses environs (1767).

Le subdélégué de Fougères écrit en 1771 : « Presque toutes les paroisses (..) sont dans la plus affreuse misère, surtout Parcé, Billé, Javené, la Chapelle-Janson, Luitré, Le Loroux, Laignelet, Lécousse, Saint-Germain-en-Coglès. Le plus grand nombre des habitants de ces paroisses sont sans ressources, nus, couchés sur la paille, malades et manquent de pain »[39].

Selon Henri Sée, en 1774, le nombre des journaliers et domestiques à Lécousse était de 385 sur une population totale qui s'élevait alors à 1 025 habitants[40].

Jean-Baptiste Ogée écrit ainsi Lécousse en 1778 :

« Lecousse : sur un coteau ; à 9 lieues trois quarts au Nord -Est de Rennes, son évêché et à une demi-lieue de Fougères, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse relève du Roi et compte 900 communiants[Note 9]. L'Abbé de Saint-Florent de Saumur en présente la cure. Son territoire est fertile en grains et cidre ; c'est un pays couvert [de bocage] , coupé de vallons, et très exactement cultivé : on n'y voit point de landes. Ses maisons nobles : le château de Montaubert, la Martinaye, et la Métairie[41]. »

Au faubourg de Savigné, qui fait aujourd’hui partie de la ville de Fougères, mais qui dépendait autrefois du bourg de Lécousse, il exista une chapelle de Saint-Mathurin, détruite depuis longtemps[42].

Révolution française

Lécousse ː la ferme de Gibary au début du XXe siècle (carte postale). Lieu utilisé par Honoré de Balzac dans son roman "Les Chouans".

Pierre-Vincent Bouchet [Bouschet], curé, et N. Auger, vicaire de Lécousse, refusèrent en 1791 de prêter serment à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtres réfractaires; tous deux émigrèrent à Jersey en 1792. Piere-Vincent Bouchet redevint curé de Lécousse après le Concordat de 1801[43].

La paroisse de Lécousse est supprimée en 1791 (rattache à Fougères) et son église fermée entre 1792 et 1797[32].

Paul Jérôme du Pondavice[Note 10], qui vivait au Manoir en Lécousse, âgé de 28 ans, fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Rennes « pour s'être joint aux Vendéens » et guillotiné le lendemain 15 germinal an II () à Fougères[44].

Le XIXe siècle

Plan cadastral de la commune de Lécousse (1820, tableau d'assemblage).

Marie Anne Françoise de Saint-Germainde-Larchapt fit don par testament du aux pauvres des paroisses de Romagné, Lécousse, Saint-Sulpice et Saint-Léonard de Fougères, etc.. de rentes annuelles[45].

Partie de la commune de Lécousse annexée par celle de Fougères (ordonnance royale du ), incluant notamment le faubourg de Savigné.

La commune de Lécousse a perdu une partie de son territoire au profit de celle de Fougères par l'ordonnance royale du et une autre partie par le décret du comme l'indique le plan cadastral ci-contre.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Jean-Baptiste Ogée, décrivent ainsi Lécousse en 1843 :

« Lécousse (sous l'invocation de saint Martin) : commune formeée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale ; chef-lieu de perception. (..) Principaux villages : la Chaumière, la Porcherie, la Guiberdière, Montaubert, la Bardoulais, le Pont, la Hamelinais, la Basse-Pilais. Maison principale : le Manoir. Superficie totale 1 392 hectares 46 ares, dont (..) terres labourables 1 000 ha, prés et pâturages 181 ha, bois 12 ha, verfers et jardins 30 ha, landes et incultes 24 ha (..). C'est en cette commune, et à environ 2 500 mètres de Fougères, sur la route de cette ville à Saint-Malo, que se trouve, à Garenne, le point le plus élevé de l'arrondissement de Fougères ; il est à 200 mètres au-dessus du niveau de la mer. Cette commune est traversée de l'ouest à l'est par la grande route de Rennes à Fougères ; du nord-ouest au sud-est par la route de Saint-Malo à Fougères ; du sud au nord par la route de Vitré à Saint-James. Elle est limitée à l'est, dans sa partie nord, puis traversée du nord au sud, par la rivière de Nançon, qui se perd dans le Couesnon au pont Saint-Julien. Cette rivière sert de limite au sud. Géologie : schiste argileux. On parle le français [en fait le gallo][46]. »

La presse nationale relate un important incendie survenu à Lécousse le qui détruisit deux vastes bâtiments, dû probablement à la fermentation de foin entreposé dans l'un d'eux[47].

Une école communale de filles, tenue par trois religieuses de la Congrégation des Sœurs Adoratrices de la Justice de Dieu (qui s'occupent aussi des soins aux malades pauvres), est ouverte à Lécousse en 1851[48].

Charles Malard[Note 11], capitaine au 36e régiment de ligne, fut tué le lors de la bataille de Châteauneuf, en Torçay (Loir-et-Cher) et inhumé dans le cimetière de Lécousse[49]. Prosper Masson[Note 12], soldat du 7e de ligne fut fait prisonnier pendant la Guerre de 1870 et resta 5 mois en Allemagne. Il participa ensuite dans la colonne Thibaudier à la lutte contre l'insurrection en Algérie (Révolte de Mokrani). Il reçut en la médaille commémorative de la guerre de 1870[50].

L'explosion d'une machine à battre (mue par une machine à vapeur) fit 4 morts et 2 blessés graves à Lécousse le  ; l'explosion fut attribuée à un manque d'eau dans la chaudière[51].

Le XXe siècle

La Belle Époque

L'inventaire des biens d'église se déroula à Lécousse et dans les trois paroisses de Fougères le . « 300 gendarmes ont été réquisitionnés, un bataillon du 70e de ligne arrivera cette nuit par train spécial et tout le 10e escadron du train des équipages sera sur pied. Deux commissaires de police de Rennes; MM. Queutier et Jacquinot, viendront aider M. Munsch, de Fougères, car l'inventaire aura lieu dans les quatre églises à 8 heures du matin. Lorsque ces lignes paraîtront les églises seront cernées par la troupe et les gendarmes » écrit le journal L'Ouest-Éclair du [52].

Le Journal officiel publie le un décret attribuant au bureau de bienfaisance de Lécousse les biens placés sous séquestre et ayant appartenu à la fabrique de l'église[53].

La Première Guerre mondiale

Plaques commémoratives des morts des deux guerres mondiales dans l'église paroissiale.
Le monument aux morts de Lécousse.

Le monument aux morts de Lécousse porte les noms de 67 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 13 sont morts en Belgique dont 8 dès l'année 1914 (parmi eux 6 sont morts le même jour, le dont 4 à Virton : Ernest Péronneau, Alexandre Roussel, Amand Roussel et Amand Vannier ; le cinquième Pierre Lebreton à Aiseau-Presles) ; la plupart des autres sont morts sur le sol français (parmi eux par exemple le sous-lieutenant Marie Marthe Henri Gillet de Chalonge, mort des suites de ses blessures le à Sommedieue (Meuse), chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la Croix de guerre ; Francis Allain, zouave, mort des suites de ses blessures le à Verdun, décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; Victor Houalet et Georges Chartrain ont aussi été décorés de la Croix de guerre[54].

Un article de Joseph Pellen décrit "Les Poilus de Lécousse dans la Grande Guerre"[55]. Des Médailles militaires furent attribuées à des soldats morts pour la France parfois plusieurs années après la fin de la guerre, ce fut par exemple le cas pour Joseph Brasset, François Boismartel et Louis Chartrain en [56].

L'Entre-deux-guerres

Le monument aux morts de Lécousse est inauguré le [57].

Le le Conseil municipal de Fougères demande l'extension de ses limites communales aux dépens de Laignelet, Lécousse et Beaucé. Selon un procès-verbal d'enquête publique, « il est particulièrement indispensable d'étendre les limites communales [de Fougères] dans la direction de la route de Rennes, pour englober l'agglomération de Bliche. La commune de Lécousse se trouvera sans doute sensiblement diminuée, mais son territoire formera encore un ensemble suffisamment compact pour permettre une administration facile »[58]. En 1940 le journal L'Ouest-Éclair écrit que « des quartiers tels que les Cotterets, la Madeleine, la Haute-Bourgère (..) prolongent dans solution de continuité apparente l'agglomération fougeraise. Leurs habitants travaillent dans les usines ou les commerces de la ville. Mais ils sont habitants de Lécousse ou de Laignelet. Et brutalement, les frontières communales franchies, les aises ne se retrouvent plus. Nous avons entendu les récriminations contre l'absence du service d'eau, ici, l'absence de gaz, là »[59]. Toutefois les avis étaient variables : « Avouons que ces pseudo-citadins , qui ont choisi l'autre côté de la frontière fougeraise, n'en éprouvent qu'un regret mitigé : la feuille de contributions n'a pas le même poids en Lécousse ou en L'Écartelée ! »[60]. Ces modifications territoriales n'aboutiront qu'en 1953.

Une épidémie de fièvre aphteuse sévit à Lécousse en 1926[61].

En 1929 le cardinal Charost remit la médaille diocésaine à M. Fontaine, sacristain à Lécousse depuis plus de 45 ans. Le père et le grand-père de M. Fontaine avaient déjà rempli les mêmes fonctions à l'église de Lécousse, totalisant avec lui un service de 150 années environ dans la paroisse[62].

Dans la décennie 1930 la crise économique frappe durement les ouvriers de la région de Fougères : le journal L'Ouest-Éclair du que « les enfants dont les parents sont au chômage complet dépassent 400, répartis tant à Fougères qu'à Laignelet, Lécousse et Beaucé »[63].

En octobre et une mission fut organisée à Lécousse : « de magnifiques cérémonies ont réuni des auditoires que l'église avait peine à contenir » écrit le journal L'Ouest-Éclair[64].

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Lécousse porte les noms de 6 parsonnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale : parmi les victimes Albert Bertel, soldat mort le à Ostricourt (Nord) lors de la Bataille de France ; Émile Peltier, mort des suites de ses blessures le en Allemagne ; Bernard Tanguy, résistant FFI, mort en déportation le à Ellrich (Allemagne)[54].

En un petit hôpital de 10 lits ouvre temporairement à Lécousse[65].

L'après Seconde Guerre mondiale

Deux soldats originaires de Lécousse sont morts pour la France durant la Guerre d'Indochine (Raymond Brault et Gabriel Lambert, tous les deux en 1947)[54].

Un décret du rattache à la commune de Fougères des portions des territoires des communes de Laignelet, Beaucé et Lécousse ; un autre décret daté du instauré dans ces communes une délégation spéciale le temps d'organiser de nouvelles élections municipales ; celle de Lécousse est composée d'Auguste Berthelot, Noël Frandebœuf et Albert Chemin[66]. Lécousse perd au profit de Fougères plusieurs quartiers et hameaux : la Madeleine, la route de la Roulais, le Clos Pichon, Bayette, la Sermandière, la lande des Planches, le moulin Saint-Julien, Montaubert, le quartier de Saint-James ; ces amputations donnent à Lécousse sa forme actuelle en croissant[32].

Héraldique

Blason Blasonnement :
Parti d'argent et de sable, à Saint Martin cavalier d'or partageant son manteau doublé d'hermine avec son épée d'argent, adextré en son chef de deux sabots de sable posés en pal adossés et rangés en barre, celui de la pointe renversé.

Politique et administration

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
         
avant 1801 1830 Théodore Levannier[Note 13]   Fabricant de paoier. Absent de la commune entre 1827 et 1830, suppléé par François Lenoir Cocherie, adjoint au maire.
1830 1831 Hippolyte Bernard[Note 14]   Capitaine d'infanterie, lieutenant de la garde royale, adjudant de la garde impériale.
1831 1852 Julien Vallet[Note 15]    
1852 1879 Prosper Fécélier[Note 16]   Conseiller d'arrondissement. Conseiller général (1871-1879)
1879 1886 Gilles Alliaume[Note 17]   Cultivateur.
1886 1908 Alexis Lenoir de la Cocherie[Note 18]   Propriétaire. Habitait le manoir de Montaubert.
? 1919 Jean Bouessel-Dubourg[67] Conservateur Avocat, docteur en droit
Conseiller général de Fougères-Sud (1898 → 1919)
Décédé au Clos-Pichon en Lécousse.
1919 1922 Joseph Feuvrier[Note 19]   Cultivateur à la Sermandière.
1923 1929 Alexis Lenoir de la Cocherie   Déjà maire entre 1886 et 1908.
1929   Auguste Berthelot[Note 20]   Cultivateur au bourg de Lécousse[68].
Les données manquantes sont à compléter.
? Auguste Berthelot[Note 20]   Propriétaire. Cultivateur.
Albert Chemin   Vice-président du district de Fougères
Maire honoraire (1989)
Réélu en 1971, 1977 et 1983
[69] Bernard Marboeuf[70] UDF puis
UDI-AC
Proviseur de lycée
Conseiller régional de Bretagne (1992 → )
Président de Fougères Agglomération (2017 → 2020)
Réélu en 1995, 2001, 2008 et 2014
en cours Anne Perrin[71] DVC Comptable conseil en cabinet d'expertise
Vice-présidente de Fougères Agglomération (2020 → )
Réélue pour le mandat 2026-2032[72]
Les données manquantes sont à compléter.
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Politique de développement durable

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[73].

Jumelages

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[74]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[75].

En 2023, la commune comptait 3 530 habitants[Note 21], en évolution de +9,19 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1431 2961 2891 2741 311902972984984
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9489479559379631 0321 0441 1541 225
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3521 4691 4981 4501 6501 6851 6051 8511 072
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 0981 1291 3472 4722 8272 8262 9622 9322 931
Davantage d’informations - ...
2015 2020 2023 - - - - - -
3 1783 2793 530------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[76] puis Insee à partir de 2006[77].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Lécousse possède deux écoles :

  • École primaire publique Montaubert.
  • École privée Notre-Dame de Lécousse.

Économie

Lieux et monuments

La commune ne compte aucun monument historique protégé mais plusieurs bâtiments sont inventoriés.

  • Église Saint-Martin (XVIe siècle[78], dédiée à saint Martin, reconstruite en partie en 1869 par Albert Béziers-Lafosse) ; l'ancienne nef devait correspondre à l'église primitive du XIe siècle et l'ancien chœur datait probablement du XIVe siècle ; l'église a été augmentée de deux transepts et d’un nouveau chœur[79]. Sous le porche de l'église se trouve une cuve baptismale en granite[36] et un tronc monolithe en granite à 6 pans, dénommé parfois à tort "bénitier"[80].
L'église paroissiale Saint-Martin : vues extérieures
L'église paroissiale Saint-Martin : vues intérieures
  • Une croix du début du XVIe siècle se trouvait dans l'ancien cimetière entourant l'église : ckezt une croix montoise (sur le chemin du Mont-Saint-Michel)[81];
  • L'ancienne chapelle de la Garenne : elle date de 1651, mais a été réaménagée en maieon d'habitation en 1976[82].
  • Plusieurs manoirs :
    • Manoir de Vilherbue : il date du XVIe siècle, mais a été très remanié dans la seconde moitié du XXe siècle[83];
    • Manoir de Montaubert : il date du XVIIIe siècle mais a été très remanié vers 1880. Ancienn propriété de l'abbaye de Rillé[84];
    • Manoir "Le Manoir" : construit en 1598, mais très remanié depuis[85];
    • Manoir "Le Manoir" : construit en 1598, mais très remanié depuis[85];
    • Manoir "Le Manoir" : construit en 1598, mais très remanié depuis[85];
    • Manoir "Le Manoir" : construit en 1598, mais très remanié depuis[85];
    • Manoir de la Grange : il date du XVIIe siècle et a été agrandi au XIXe siècle[86];
    • Manoir de la Gautrais (XVIIe siècle)[87];
  • Plusieurs fermes et maisons, dont la ferme de Perousel, celle de Folleville, etc.[88].
  • Le moulin à papier du Pont-aux-Ânes : situé sur la rive droite du Nançon, il fonctionnait déjà au début du XVIIe siècle[89].

Activités et manifestations

Sports

L'Association sportive Espérance Lécousse fait évoluer une équipe de football en ligue de Bretagne et deux autres en divisions de district[90].

Personnalités

  • Armand Dauverné, né le à Fougères, cultivateur-propriétaire à La Rochelette en Lécousse, a publié en 1871 Huit leçons d'agriculture de chimie agricole[91].
  • Menachem Gueffen (1930-2016), peintre et caricaturiste israélien, mort à Lécousse.

Bibliographie

  • Marguerite Salaun, Lécousse des origines à 1914, 1989.
  • Marie-Françoise Fontaine, Histoires de Lécousse, 2024, 132 pages.

Notes et références

Voir aussi

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