Marcel Launay

écrivain de langue wallonne From Wikipedia, the free encyclopedia

Marcel Launay (Lonay de son nom de naissance), né à Ferot le et mort à Liège (Cointe) le , est un écrivain belge de langue wallonne.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
LiègeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marcel LonayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Marcel Launay
Biographie
Naissance
Décès
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LiègeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marcel LonayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
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Biographie

Enfance, formation et premières occupations

Photographie d'une bâtisse en brique, à un seul étage. Elle est dotée d'une tour d'angle ronde et de volets en bois peints en blanc.
Le château de Ferot, où était employée la mère de Marcel Launay.

Marcel Launay nait à Ferot le d'une mère célibataire, Félicie Lonay (1863-1944), servante de son état, qui est à cette époque employée au château de la localité[1]. Pour ne pas s'exposer à des médisances liées à sa situation, celle-ci s'installe chez sa mère, maraichère établie à Cointe. Marcel Launay grandit donc dans cette localité. Il fréquente successivement l'école primaire des Salésiens et le Petit Séminaire de Saint-Trond. Il aurait interrompu ses études en 1907[1].

Adolescent, Launay est employé par un grossiste en produits laitiers. Il est également sélectionné dans l'équipe du Royal Football Club de Liège, où il occupe le poste de gardien de but. Il participe, à ce titre, aux 20 matchs du Championnat de Belgique de football 1912-1913[2].

Durant la Première Guerre mondiale, il est assigné à résidence à Grandménil, après avoir été arrêté alors qu'il cherchait à passer aux Pays-Bas. Là-bas, il exerce une activité de bucheron et de fabricant de briquettes de bois[3].

Carrière de littérateur

Jeune homme, Marcel Launay fréquente le cercle littéraire liégeois Les Djonnes Auteûrs wallons, qui deviendra ensuite Les Auteûrs walons[4]. Il publie ses premiers poèmes en 1909, dans trois journaux dialectaux : Li Clabot, Nosse Pèron et Li P'tit Lîdjwès[2].

Dans les années qui suivent la Première Guerre mondiale, il devient président des Auteûrs walons et est également membre du Royal Caveau liégeois[3]. Il publie alors ses premiers recueils poétiques, Tåvlês d'Årdène (1923) et Florihåye (1925). Il écrit alors en vers stricts, le plus souvent des sonnets[5].

À compter de la fin des années 1920, Launay est également un dramaturge à succès. Sa première pièce créée, Li Mwèrt dè Hwèrçâ (« La Mort de l'écorcheur de chêne »), suscite en effet l'enthousiasme du public du Théâtre du Trianon lors de la première du [6]. Elle est rejouée à plusieurs reprises à Liège dans l'Entre-deux-guerres. Parallèlement, Marcel Launay continue à écrire de nouvelles œuvres pour le théâtre, principalement des drames légendaires  assez sombres  qui sont notamment montés au Trocadéro. Sa pièce considérée la plus importante est Li Tchant dè côr (« Le Chant du cor »), créée le [7].

Mort

Plaque en bronze apposée sur une pierre levée. Le texte en relief indique : « A Marcel Launay qu’a tchanté nosse payis / 1890-1944 / Burnontîdje, hoûte, valèt, / Ås mônnes di Bièn’hafa / ti deûs t’ tchapèle Sainte-Båre, / Èt s’ tins-s’ dès abés d’ Håre / Lès-åbes qui l’ahoutèt. »
Monument en hommage à Marcel Launay à Burnontige.

Le , Marcel Launay est tué lors d'un bombardement aérien allié qui visait le pont-rails du Val-Benoît et la gare de Kinkempois[8]. Une grande partie de son œuvre inédite a été perdue dans la destruction de sa maison[1].

Œuvres

N.B. : une liste des œuvres de Marcel Launay, incluant ses ouvrages inédits, a paru dans la Chronique de la Société de langue et de littérature wallonnes[9].

  • (wa) Tåvlês d'Årdène, Lambotte-Stémar, .
  • (wa) Florihåye, Vaillant-Carmanne, .

Notes et références

Voir aussi

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