Albert Maquet
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Ougrée
Liège
Prix biennal de la Ville de Liège 1987
Prix Joseph Durbuy 1987
Prix de la Communauté française catégorie poésie 2001
| Naissance |
Ougrée |
|---|---|
| Décès |
(à 86 ans) Liège |
| Activité principale |
Écrivain, philologue |
| Distinctions |
Prix du concours de littérature de la Province de Liège Prix biennal de la Ville de Liège 1987 Prix Joseph Durbuy 1987 Prix de la Communauté française catégorie poésie 2001 |
| Langue d’écriture | français, wallon, italien |
|---|---|
| Genres |
théâtre, poésie |
Œuvres principales
- Djeû d'apèles, Jeu d'appeaux (1947)
- Albert Camus ou l'invincible été (1956)
- Théâtre en wallon liégeois [1] (1987)
- Sadi hozètes (1993)
- Tetrastikha (1996)
- Calipsô (2001)
- Théâtre en wallon liégeois [2] (2001)
- Poèmes de l’Antiquité grecque et romaine adaptés en wallon liégeois (2001)
- Poésie en langue wallonne du pays de Liège 1941-2001 (2005)
- Disjecta (2005)
- 100 Haïku è walon d' Lîdje (2007)
- Sins rîmes ni rame (2008)
- Botêye walone (2009)
Compléments
- Membre de la Société de langue et de littérature wallonnes (1956-2009)
Albert Maquet, né à Ougrée en 1922 et mort à Liège en 2009, est un écrivain de langue wallonne. Ses œuvres, tant théâtrales que poétiques, ont marqué la littérature wallonne du XXe siècle parce qu'elles la poussent hors des conventions et des habitudes d'écriture. En confrontant la littérature wallonne à des auteurs et des styles internationaux, qu'il a été amené à étudier durant sa carrière académique, il force la langue wallonne à sortir de ses frontières et à épouser les réalités contemporaines les plus variées.
Carrière académique
Docteur en Philologie romane de l’Université de Liège, Albert Maquet est engagé comme lecteur à l'Université de Turin de 1957 à 1964, après avoir travaillé comme professeur de français dans des écoles secondaires belges. Après avoir été assistant aux universités de Gand et de Liège, puis chargé de cours, il devient enfin professeur ordinaire de la chaire d'italien à l'Université de Liège en 1971[1].
Albert Maquet est également écrivain en langue wallonne et critique littéraire.
Durant sa carrière, ses recherches l'amènent à étudier des auteurs français et italiens. Il publie des études sur l'œuvre d'Albert Camus[2] ou sur Stendhal. Il étudie également avec une attention particulière la question de la traduction italo-française et les langues et littératures dialectales de l'Italie (piémontais, occitan, milanais)[3], et leurs auteurs (Pier Paolo Pasolini, Tavo Burat). Ces études à propos de ces langues l'amènent à travailler à la promotion et à la défense des langues et cultures menacées en Europe. Il est un des premiers à jeter des ponts entre les littératures wallonnes, provençales et piémontaises, à ouvrir la littérature wallonne à la traduction en italien ou en anglais[4].
Carrière d'auteur wallon
Poète, essayiste, dramaturge, Albert Maquet s'illustre dans tous les genres. Il n'a jamais cessé d'écrire dans sa langue maternelle et "l'exploite de manière à montrer que, même s'il s'agit d'une langue plus populaire, elle se prête à l'expression des plus subtils mouvements du cœur et de l'âme[5].
Il s'inscrit dans la génération dorée de 1948, aux côtés de Louis Remacle, Willy Bal, Franz Dewandelaer et Jean Guillaume, avec lesquels il publie Poèmes wallons.
Il n'hésite pas à adapter Nicolas Gogol (avec Li paletot), Anton Tchekhov, Nicolas Machiavel (avec Li Harloucrale) ou les auteurs de l'Antiquité grecque et romaine, montrant ainsi la capacité de sa langue à traduire les écrits les plus divers de la littérature de tout temps et de tout lieu. En poésie, il aborde les genres les plus complexes, comme le haïku ou le monostique[6]. Selon Jean Brumioul, journaliste liégeois et auteur en langue wallonne lui aussi, "Dans le domaine de la poésie, il était un des trois meilleurs auteurs wallons [...]. Il défendait une idée du wallon supérieure"[7].
Paradoxalement, il estime que le cadre spatiotemporel de toute littérature wallonne doit forcément être la Wallonie et il s'oppose en cela à plusieurs écrivains wallons (Laurent Hendschel, Lucien Mahin…). Il est également défavorable à la création de néologismes, même s'il en a créé quelques-uns, et parle peu en wallon, préférant s'exprimer en français, y compris avec les autres auteurs wallons[réf. nécessaire].