Marine péruvienne

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Création1821
PaysDrapeau du Pérou Pérou
BrancheMarine
Marine de guerre du Pérou
Marina de Guerra del Perú
Image illustrative de l’article Marine péruvienne
Drapeau de la Marine de guerre du Pérou.

Création 1821
Pays Drapeau du Pérou Pérou
Allégeance Ministère de la Défense
Branche Marine
Effectif 51 bâtiments
33 aéronefs
25,988 personnes
Fait partie de Forces armées péruviennes
Garnison Callao
Couleurs
Marche "Gloriosa Marina Peruana"
"Glorieuse Marine péruvienne"
Anniversaire
Guerres Guerre d'indépendance du Pérou
Guerre hispano-sud-américaine
Guerre du Pacifique (1879-1884)
Guerre colombo-péruvienne de 1932
Guerre péruano-équatorienne de 1941
Batailles Bataille d'Angamos
Combat d'Islay
Commandant historique Miguel Grau Seminario
Pavillon
Pavillon de beaupré
Emblème

La Marine péruvienne (espagnol: Marina de Guerra del Perú) est la marine de guerre de la République du Pérou[1]. C’est une des trois composantes des forces armées péruviennes avec l’armée de terre et l'armée de l'air péruviennes.

Un navire et un avion péruvien durant la guerre péruano-équatorienne de 1941.

La marine de guerre péruvienne fut créée le par le gouvernement du général José de San Martín. Elle fut engagée pour la première fois dans la guerre d’indépendance du Pérou (1821-1824) et fut formée à partir des navires de guerre de la marine espagnole capturés.

Quatre ans plus tard, elle participe à la guerre contre la Grande Colombie (1828-1829) pour faire le blocus du port de Guayaquil. Cette opération, qui devient un succès péruvien, favorise le débarquement des troupes péruviennes, lesquelles parviennent à occuper un point stratégique de la Grande Colombie.

Au cours des années suivantes, la participation de la marine péruvienne devient plus active principalement notamment lors du combat d'Islay au sein des guerres de la confédération péruano-bolivienne (1836-1839) ou pendant la guerre hispano-sud-américaine (1866) contre l’Espagne.

Avant le début la guerre du Pacifique (1879-1884), la marine péruvienne n’avait pas eu le temps de se moderniser et ses forces restaient donc inférieures en nombre par rapport à la puissante flotte chilienne. En dépit des difficultés, le commandant de la marine péruvienne, l’amiral Miguel Grau, à bord de son monitor Huáscar, parvient à couler La Esmeralda, un vieux mais emblématique navire de la marine chilienne. Pendant six mois, le capitaine du Huáscar maintient sous pression la marine chilienne, mais il est défait par la flotte chilienne à la bataille décisive d’Angamos.

Après la défaite de 1883, la marine connaît une période difficile de restauration qui dure quinze ans. Ce n’est qu’à partir de 1907 que le Pérou reprend la reconstruction de sa flotte avec l’achat de deux croiseurs protégés britanniques, « Almirante Grau » et « Colonel Bolognesi », et deux sous-marins français « Ferré » et « Palacios ».

Sous le gouvernement du président Augusto B. Leguía y Salcedo, la marine péruvienne connaît sa plus belle période grâce à la création du Ministère de la Marine et d’un corps d'aviation navale.

Chargement à Toulon du sous-marin Ferré de 46 mètres de long construit par Schneider et Cie pour la marine péruvienne à bord du Kanguroo en 1912[2].

Au cours du XXe siècle, des conflits territoriaux qui éclatent entre le Pérou et la Colombie en 1911 et 1932, et puis entre le Pérou et l’Équateur en 1941, entraînent l’intervention de la flotte péruvienne pour appuyer les efforts de l’armée de terre.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’attaque japonaise sur Pearl Harbor précipita le conflit naval sur les eaux de l'Océan Pacifique. Pourtant, le Pérou ne déclare la guerre aux forces de l’Axe qu’en 1945 et limite sa marine à des missions de patrouille pour assurer le respect de ses eaux territoriales face à toute menace japonaise.

Vers la fin des années 1970, le Pérou entreprend un programme de modernisation de sa flotte, lequel lui permet temporairement de rattraper son retard et d’atteindre une supériorité navale face à son ancienne rivale, la marine du Chili. Avec la crise économique du milieu des années 1980, plusieurs navires de guerre sont démantelés dû à une réduction des fonds pour l’entretien des bâtiments.

La croissance économique des années 1990-2000 a permis en partie la modernisation de la flotte péruvienne, mais à une échelle réduite par rapport aux années 1980.

Dans les années 2020, la Corée du Sud devient un très important acteur de la renouvellement de la flotte. En , un accord de 463 m$ est signé entre Hyundai Heavy Industries et les Services industriels de la Marine, la plus importante commande jamais passée par un pays sud-américain à l’industrie de défense sud-coréenne, pour la construction d’une frégate modèle HDF-3200 de 3 400 tonnes, d’un patrouilleur hauturier de 2200 tonnes, de deux navires de débarquement de 1 400 tonnes, ainsi que quatre navires de guerre des mines. Un autre accord est signé le entre HHI et SIMA pour développer un modèle de sous-marin spécifiquement conçu pour la Marine péruvienne[3].

Organisation

Selon la Constitution du Pérou, les forces navales se trouvent sous l’autorité du Ministère de la Défense et répondent finalement à l’appel du président de la République péruvienne, commandant en chef des forces armées péruviennes. Les autorités sont organisées comme suit :

  • Comandante General de la Marina (Commandant général de la Marine)
  • Jefe del Estado Mayor General de la Marina (Chef d’état-major de la marine)
  • Inspector Genereal de la Marina (Inspecteur général de la marine)
  • Comandante General de Operaciones del Pacífico (Commandant général des opérations du Pacifique)
  • Fuerza de Superficie (Forces de surface)
  • Fuerza de Submarinos (Forces sous-marines)
  • Fuerza de Aviación Naval (Forces d’aviation navale)
  • Fuerza de Infantería Marina (Forces d’infanterie marine)
  • Fuerza de Operaciones Especiales (Forces d’opérations spéciales)
  • Comandante General de Operaciones de la Amazonia (Commandant général des opérations amazoniennes)
  • Dirección General de Capitanías y Guardacostas (Direction générale de capitaineries et garde-côtes)

Bases navales

Voir aussi

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