Minihy-Tréguier

commune française du département des Côtes-d'Armor From Wikipedia, the free encyclopedia

Minihy-Tréguier [minii tʁegje] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Faits en bref Administration, Pays ...
Minihy-Tréguier
Minihy-Tréguier
Église Saint-Yves (classée MH).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Intercommunalité Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
Christian Le Roi
2020-2026
Code postal 22220
Code commune 22152
Démographie
Population
municipale
1 271 hab. (2023 en évolution de +0,32 % par rapport à 2017)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 34″ nord, 3° 13′ 37″ ouest
Altitude 60 m
Min. 0 m
Max. 67 m
Superficie 12,07 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Tréguier
(ville-centre)
Aire d'attraction Lannion
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tréguier
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Minihy-Tréguier
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Minihy-Tréguier
Liens
Site web http://www.minihy-treguier.com/
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Géographie

Situation

Carte de la commune de Minihy-Tréguier cet des communes avoisinantes.
Communes limitrophes de Minihy-Tréguier
Camlez Plouguiel Tréguier,
Trédarzec
Coatréven Minihy-Tréguier
Langoat La Roche-Jaudy Troguéry



Relief et hydrographie

Le finage de Minihy-Tréguier occupe la partie sud de la presqu'île de confluence entre le Jaudy et le Guindy, dont l'extrémité nord est occupée par la ville de Tréguier. La ligne de crête entre les versants de rive gauche du Jaudy et de rive droite du Guindy est située environ à mi-chemin entre ces deux vallées, et correspond approximativement au tracé de la D 786 ; son altitude est vers 60 à 66 mètres selon les endroits, le point le plus haut correspondant au château d'eau situé à la limite communale avec Tréguier. Les points les plus bas correspondent au niveau de la mer tant côté est (ria du Jaudy) que partiellement côté ouest (ria du Guindy en aval du hameau du même nom).

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Jaudy, le Guindy, le Moulin de Bizien et le ruisseau du Roudour[1],[2],[Carte 1].

Le Jaudy, d'une longueur de 48 km, prend sa source dans la commune de Tréglamus et se jette dans la Manche en limite de Plouguiel et de Kerbors, après avoir traversé 13 communes[3].

Le Guindy, d'une longueur de 43 km, prend sa source dans la commune de Louargat et se jette dans le Jaudy à Tréguier, après avoir traversé 16 communes[4]. Les caractéristiques hydrologiques du Guindy sont données par la station hydrologique située sur la commune de Plouguiel. Le débit moyen mensuel est de 1,33 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 19,8 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 24,5 m3/s, atteint le [5].

Le ruisseau du Moulin de Bizien, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Ploëzal et se jette dans le Jaudy en limite de Trédarzec et de Troguéry' face à Minihy-Tréguier, mais sur la rive opposée[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Minihy-Tréguier[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 800 mm, avec 14,5 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Roche-Jaudy à km à vol d'oiseau[13], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 887,1 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,5 °C, atteinte le [Note 3].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Transports

La commune est traversée par la D 786 (ancienne route nationale 786 déclassée) et par la D 8 (laquelle vient de La Roche-Derrien, désormais en La Roche-Jaudy), ces deux axes routiers menant à Tréguier. La partie sud de la commune est traversée par la D 6, axe routier venant côté est de Ploëzal et se dirigeant côté ouest vers Louannec.

Paysages et habitat

La commune est quasi dépourvue d'un centre-bourg car l'ancienne paroisse du Minihy-Tréguier, avant la Révolution française, correspondait à la partie rural de la ville de Tréguier ; l'habitat rural y était traditionnellement dispersé.

De nos jours encore le bourg est très peu important. En raison de la proximité de la ville de Tréguier, même si celle-ci est peu dynamique, la commune connaît une périurbanisation dans les zones proches de cette ville et une rurbanisation autour de plusieurs hameaux comme Tossen Ruguel et Kernormand ; la partie sud de la commune, plus éloignée de Tréguier, a davantage conservé son aspect rural.

Urbanisme

Typologie

Au , Minihy-Tréguier est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Tréguier, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre[18],[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lannion, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[19]. Cette aire, qui regroupe 40 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[20],[21].

La commune, bordée par l'estuaire du Jaudy, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[22]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[23].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (61,8 %), zones agricoles hétérogènes (18,3 %), zones urbanisées (11,6 %), eaux continentales[Note 5] (4,7 %), prairies (2,5 %), forêts (1,1 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Panneau bilingue d'entrée d'agglomération.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Minihium beati Tudguali confessoris en 1293, 1371 et en 1374, Minihium seu asylum beati Tugduali en 1334, Le Minihy de Trecoria en 1430, Mynezehy de Treguier en 1437, Le Minihy Plouelantreguier en 1656, Minihy proche Tréguier en 1715, Minihy en Tréguier en 1738, Le Minihy Tréguier en 1788[25].
On trouve l'appellation Ploulantréguier dans un extrait d'aveu de 1655. C'est, semble-t-il, le nom de Minihy-Tréguier avant que le lieu devienne un minihy lieu d'asile ») du monastère de Tréguier, du temps de saint Yves[25].

Le nom en breton de la commune est Ar Vinic'hi.
Du breton minic'hi, qui désigne un lieu d'asile du latin monachus, moine, Minihy signifie littéralement « terre des moines voisine du monastère »[25]. Le mot breton « minihy » correspond au français « refuge religieux[26],[25], territoire monastique »[27].

Histoire

Origines

Les origines de la commune de Minihy-Tréguier sont étroitement liées à celles de la commune voisine de Tréguier. À l'origine « Minic'hy Plou Lan Tréguer », c'est-à-dire le « Minihy de la paroisse du monastère des Trois Rivières ». Un minihy était une terre bénéficiant d'un droit particulier directement rattachée à la juridiction épiscopale. La terre de Minihy était possession de l'évêque de Tréguier qui déléguait son autorité à une famille seigneuriale du type « noblesse paysanne ».

Moyen Âge

L'actuelle église située dans son petit bourg est bâtie sur les fondations d'une chapelle édifiée entre 1280 et 1290 par saint Yves.

Saint Yves est né probablement au manoir de Kermartin dans la paroisse de Minihy-Tréguier vers 1253.

Temps modernes

Carte de Cassini de la ville de Tréguier et des paroisses avoisinantes (1790).

Les maisons nobles étaient Tuguindy (il y avait un chevalier de ce nom au combat des Trente), Mezo-Bran, Saint-Renaut, Kermoal, Guernaliou, Kerprigeant, Kerivoulan, Kerriec, Keranpunce, Crec'h-Martin, Kerléan, Kein et le Bilo[28].

En 1759 Une ordonnance du roi Louis XV fixe à 20 hommes et 131 livres la charge annuelle de la paroisse de Minihy pour le service des garde-côtes chargés de la défense des côtes de Bretagne[29].

Révolution française

Julien Lucas, recteur du Minihy-Tréguier, fut député du diocèse de Tréguier aux États généraux de 1789 et fit partie des députés du clergé qui s'associèrent avec ceux du Tiers-état pour demander des réformes ; mais il ne prêta pas serment à la Constitution civile du clergé et s'exila en Angleterre où il mourut[30].

Les croix abattues en ventôse et germinal an II à Minihy-Tréguier sont relevées en l'an V (1797)[31].

Le XIXe siècle

Selon le cadastre de 1835, Minihy-Tréguier comptait alors 30 routoirs, ce qui témoigne de l'importance du lin et du chanvre dans la commune à cette époque. Un ensemble de 4 routoirs et d'une fontaine-lavoir, déjà décrits en 1778 ("fontaine dite de saint Yves et son douet à rouir situés au bord du Jaudy en contrebas du manoir de Traou Martin"), est conservé à Traou-Martin[32].

Plan cadastral de la commune de Minihy-Tréguier (1835, tableau d'assemblage).

En 1849, le double mariage de deux filles d'un riche agriculteur de Minihy-Tréguier se déroula en présence de 200 invités ; le repas fut plantureux : « un bœuf, quatre veaux, six moutons, vingt volailles fournissaient le principal ; 25 gâteaux de Savoie, flanqués de bonbons de toute sorte, arrivèrent en dessert ; 5 barriques de vin arrosèrent copieusement les mets : à la fin du repas on servit du Malaga et des liqueurs »[33].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Minihy-Tréguier en 1853 :

« Minihy-Tréguier : commune formée d'une des anciennes paroisses de Tréguier ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Pen-an-C'hras, Pen-an-Hoas, le Châtel, Kernormand, Kerlein, Keroudot, Santès-Castel, Kermartin, Keriehan, Mezo-Bran, Kergonan, Beau-Verger, Kernévenèce, Saint-Renault, Kerarpuns, Kerriec, Kerguiomar, le Merdy, Troguindy, Kerdano, Kerallic, Kerprigeant, le Quillio, Rugdec, Pont-Losquet, le Vieux-Château, Kermoal, Kerangue, Kerivalen. superficie totale 1 200 hectares 77 ares, dont (..) terres labourables 987 ha, prés et pâturages 22 ha, bois 18 ha, vergers et jardins 9 ha, landes et incultes 66 ha (..). Moulins : 10 (du Pont, l'Évesque, Keraliou, de Troguindy, du Pont-Arscoul, Mor-Mezo-Bihan ; à eau). Après la Révolution, le Minihy fut érigé en succursale et reçut comme église l'ancienne chapelle de Kermartin qui a, dit-on, été bâtie par saint Yves en 1293 (..).Le minihy ("lieu des moines") doit son nom à ce que, autrefois, ce fut un lieu habité par des anachorètes. Le territoire de cette commune est fertile et bien cultivé : il produit du lin, du chanvre et beaucoup de froment (..) Aux XIIIe siècle et XIVe siècle il était en partie couvert par une forêt dont on ne voit plus de traces. (..). On parle le breton[28]. »

Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Minihy-Tréguier « est réunie à Tréguier pour l'instruction des garçons », que « son territoire [est] accidenté, surtout aux abords des rivières du Jaudy et du Guindy : il est assez bien boisé et planté de pommiers. Sol riche et bien cultivé ». Il précise aussi que la chapelle de l'ancien manoir de Kermartin sert d'église paroissiale ; « c'est un élégant édifice du XVe siècle, moins son portail principal et sa tour, qui ont été reconstruits en 1818 » ; « son caractère général dément la tradition locale qui veut que sa construction soit due à saint Yves, son patron, qui l'aurait édifiée en 1293 ». Il indique que le manoir de Kermartin, acheté par Mgr de Quelen, archevêque de Paris, a été reconstruit en 1834, que la commune abrite aussi le château moderne du Bilo et qu'elle possède deux minoteries et que l'on y « exploite deux petites carrières d'ardoises dont les produits sont de médiocre qualité »[34].

En 1864, en réponse à l'inspecteur d'académie sui signale l'absence d'école à Minihy-Tréguier, le maire Le Fichant déclare ne pas en voir l'intérêt, les enfants pouvant être scolarisés dans les écoles des communes proches, Tréguier et Langoat. En 1879 une école des garçons, tenue par les Frères de l'instruction chrétienne de Ploërmel accueille toutefois 39 élèves, mais il n'y a toujours pas d'école des filles ; le comte de Roquefeuil, alors maire, déclare qu' « il est impossible d’y trouver une maison présentant les conditions requises pour l’installation d’une école » ; en 1893 une école mixte existe enfin, située à Langazou, décrite par l'institutrice comme étant « une classe obscure, humide, sur sol en terre battue, très incommodante, longue, étroite », ajoutant que « la commune n'a jamais rien fait pour son école »[35].

En 1891 un incendie provoqué par une machine à vapeur pour un battage détruisit totalement maison, dépendances et récoltes d'un agriculteur, Le Scornet, plongeant la famille dans la misère[36].

Dans la nuit du 13 au des portraits du duc d'Orléans[Note 6], entourés de liserés tricolores et portant l'inscription : « Vive le duc d'Orléans ! » furent apposés en grand nombre sur les murs de Tréguier, de La Roche-Derrien et des communes avoisinantes, dont Minihy-Tréguier ; la population a fait un très bon accueil à cette manifestation de propagande royaliste, écrit le journal Le Courrier de l'Aude[37].

Le comte Raymond de Roquefeuil, maire, refusa d'afficher l'arrêt de la Cour de cassation concernant Alfred Dreyfus (qui annulait le premier jugement le condamnant) avant que la Cour d'appel de Rennes ait rendu son verdict et protesta, dans une lettre adressée au Préfet des Côtes-du-Nord, contre cette « décision inique »[38]. Il fut révoqué. Le conseil municipal de Minihy-Tréguier, qualifié de royaliste par le journal Les Droits de l'homme[39], fut dissous par décret préfectoral en date du pour avoir réélu maire le comte Raymond de Roquefeuil, pour protester contre la révocation de ce dernier[40] ; une délégation spéciale fut nommée par le préfet pour administrer temporairement la commune[41]. Lors des élections municipales organisées le la liste républicaine obtint une large majorité, battant la liste conservatrice dirigée par le comte de Roquefeuil[42].

Le XXe siècle

La Belle Époque

Le , lors de l'inauguration de la statue d'Ernest Renan à Tréguier en présence du président du conseil Émile Combes, une violente altercation opposa le vicomte de Kerguézec, conseiller général républicain et le comte de Roquefeuil, maire du Minihy-Tréguier, le premier reprochant au second d'être un des organisateurs de la manifestation des opposants à cette cérémonie[43].

« Au Minihy, en pays trégorrois, les dévots de saint Yves, le saint le plus populaire de Bretagne car il représente l'idée de justice, se rendent en foule à sa tombe gothique, évidée en forme d'arche, et passent et repassent, jusqu'à trois fois, en faisant des vœux qui seront surement exaucés. Autrefois les prêtres de la cathédrale de Tréguier venaient au Minihy imposer les reliques sur le tombeau. Les mères amenaient leurs enfants malades au grand saint, et demandaient de la vie à ces ossements vénérés » écrit Charles Géniaux en 1903[44].

Le manoir de Kermartin, où naquit saint Yves, qui avait été reconstruit en 1834, fut détruit par un incendie le  ; l'incendie détruisit notamment le lit en chêne sculpté sur lequel reposant le saint, et que les fermiers se transmettaient de génération en génération[45].

L'inventaire des biens d'église se déroula à Minihy-Tréguier le en présence du sous-préfet de Lannion, escorté de 20 gendarmes et 3 sapeurs ; la porte de l'église fut crochetée, mais dans l'impossibilité de l'ouvrir, le sous-préfet donna l'ordre de défoncer la porte de la sacristie, laquelle communiquait avec le reste de l'église ; le recteur étant absent, le comte de Roquefeuil, au nom du conseil de fabrique, protesta énergiquement. Des procès-verbaux furent dressés à l'encontre de ceux qui, réfugiés dans la tour de l'église, avaient sonné le tocsin[46], ce qui valut à plusieurs personnes d'être condamnées à des peines d'amende par le juge de paix de Tréguier[47].

Il faut attendre 1906-1907 pour qu'un groupe scolaire public soit enfin construit à Kerguyomard, mais celui-ci est resté peu fréquenté (ses effectifs varient entre 30 et 40 élèves entre 1922 et 1924), les familles restant réticentes à confier leurs enfants à l'enseignement public ; le conseil municipal écrit même en 1924 que l'école ne compte qu'une quinzaine d'élèves[35].

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Minihy-Tréguier.

Le monument aux morts de Minihy-Tréguier porte les noms de 59 soldats et marins morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 4 sont morts en mer (Théophile Jézéquel[Note 7], Joseph Avril[Note 8], Eugène Adam[Note 9], Pierre Quintin[Note 10]) ; 5 sont morts en Belgique (Louis Savidan à Dixmude et Jean Boniord à Langemarck dès 1914 ; Joseph Coadou à Poperinge et Joseph Galifot près de Zuydcoote, ainsi que Jean Toudic en 1915) ; Joseph Le Gac est mort en captivité en Allemagne le  ; Yves Gouriou est mort de maladie le en Grèce ; les autres sont morts sur le sol français (dont par exemple Yves Vézu, canonnier au 50e régiment d'artillerie de campagne, tué à l'ennemi le à Fleury-devant-Douaumont, décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre) ; aucune précision de date et lieu de décès n'est fournie toutefois pour 5 d'entre eux[48].

Parmi ces morts l'abbé Yves Thomas, originaire du Minihy-Tréguier, sergent dans un régiment de zouaves, mort des suites de ses blessures le à l'hôpital temporaire n°17 de Châlons-sur-Marne[49].

L'Entre deux-guerres

De nombreuses photographies du pardon de saint Yves prises par Raphaël Binet vers 1925 sont disponibles sur le site Internet du Musée de Bretagne[50].


Le pardon de saint Yves organisé en 1938 est ainsi décrit par l'envoyé spécial du journal L'Époque : « Agenouillés sur le bas-côté de la route, [les] mendiants (..) psalmodient leur détresse et implorent la charité en mêlant au récit de leurs misères la litanie de leurs invocations. À l'entrée de la paroisse du Minihy-Tréguier, une foule immense est massée pour assister à l'émouvante et symbolique accolade que se donnent, à l'endroit de leur rencontre, les croix processionnelles de leurs paroisses. Puis, conduits par M. Yves Le Cozanet, maire, ancien député, les robustes porteurs des lourdes bannières enrubannées viennent incliner leurs trophées devant les emblèmes de la cathédrale. (..) Seuls les dignitaires ecclésiastiques et les personnalités officielles peuvent pénétrer dans l'église du Minihy-Tréguier »[51].

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts porte les noms de 11 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale ; parmi ces victimes 3 sont mortes en mer victimes de naufrages (François Le Bougeant, mort lors du naufrage du contre-torpilleur Chacal le lors de la Bataille de Dunkerque ; Yves Callac, mort lors du naufrage du sous-marin Monge le lors de la Bataille de Madagascar et Yves Le Dû lors du naufrage du sous-marin Argonaute le lors de l'Opération Torch) ; Jean Harscoat est mort au printemps 1940 lors de la Bataille de France ; Marcel Le Pape et Yves Michel sont aussi morts en 1940 (sans précision de date et de lieu) ; Jean Janvier est mort de maladie en 1942 ; Alain Goarin, résistant FFI est mort le , donc après l'armistice, à Riantec[48].

Louis Pichouron, né le à Minihy-Tréguier, marin de commerce, communiste, vivant en 1940 à Plouguiel, fut avec Jean Devianne, un instituteur communiste originaire du département du Nord un des principaux responsables du Front national pour la libération de la France dans le Trégor intérieur, organisant en particulier le maquis Tito[52]

Boulanger né en 1926 à Minihy-Tréguier, Joseph Le Bihan[53] rejoint un groupe d'une vingtaine de jeunes résistants, pour la plupart des étudiants rennais, dans le maquis de Goas-Hamon à Senven-Léhart. Peu armés, ils furent repérés par les autorités d'occupation. Le , Joseph Le Bihan fut arrêté avec onze autres maquisards et transféré à la prison de Guingamp où il subit d'horribles tortures. Il fut fusillé quatre jours plus tard. Il avait 18 ans.

L'après Seconde Guerre mondiale

Lors du recensement de 1946 Minihy-Tréguier comptait 83 exploitations agricoles et 46,9 % de la population totale vivait de l'agriculture[54].

Minihy-Tréguier et Tréguier ː la cérémonie des baisers de croix lors du pardon de saint Yves (1953).

En , lors des fêtes célébrant le sixième centenaire de la canonisation de saint Yves, les fidèles était si nombreux (60 000 personnes selon Vent d'Ouest[55]) lors de la procession qu'alors que sa tête atteignait les ruines de Kermartin, les derniers étaient encre sur la grande place de Tréguier, distante de 1 500 mètres[56].

Un soldat (François Cousin) originaire de Minihy-Tréguier est mort pour la France durant la Guerre d'Indochine[48].

Le XXIe siècle

Le collège Ernest Renan a été inauguré le  : d'une capacité de 600 élèves, il est situé sur le territoire communal de Minihy-Tréguier.

Économie

  • le chantier naval Boréal, depuis 2005, 37 p. en 2019[57].

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1790 Julien Lucas Clergé Député en 1789[58]
recteur de Minihy-Tréguier
Les données manquantes sont à compléter.
1793 an X Jean-Baptiste Morinière[Note 11]   Noble homme (sieur de Villefort et de Tromiquel), avocat, procureur général et spécial, capitaine de guet.
an X an XIII Yves Loyer[Note 12]   Descendant du roi de France Louis VI.
1811 1811 Pierre Bodiou[Note 13].   Cultivateur.
1811 1814 Yves Goarin[Note 14]   Cultivateur.
1814 1830 Adolphe de Roquefeuil[Note 15]   Comte.
1830 1832 Gilles Le Yaouanc[Note 16]   Cultivateur. Propriétaire.
1832 1840 François Le Quec[Note 17]   Cultivateur. Meunier. Propriétaire.
1840 1852 Ollivier Potin[Note 18]   Cultivateur.
1852 1858 Jacques Le Yaouanc[Note 19]   Cultivateur.
1858 1870 Pierre Le Fichant[Note 20]   Laboureur.
1870 1885 Aymar de Roquefeuil[Note 21]   Comte. Fils d'Adolphe de Roquefeuil, maire entre 1814 et 1830.
1885 1899 Raymond de Roquefeuil[Note 22] Royaliste Comte. Fils d'Aymar de Roquefeuil, maire avant lui. Révoqué en 1899.
1899 1904 Germain Le Borgne[Note 23] Républicain Propriétaire. Chevalier du Mérite agricole en 1900 en raison des nombreuses récompenses obtenues dans les concours agricoles[59]
1904 1919 Jean Bouget[Note 24]   Propriétaire.
1919 après 1922 Raymond de Roquefeuil   Déjà maire entre 1885 et 1900.
Les données manquantes sont à compléter.
1929 1944 Yves Le Cozannet père PDP Député (1930 → 1932)
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1954 après 1954 Yves L'Hévéder[Note 25]   Cultivateur. Prisonnier de guerre entre 1940 et 1945.
mars 1959 juin 1995 Yves Le Cozannet fils UDF Agriculteur
Sénateur des Côtes-du-Nord (1980 → 1989)
Conseiller général du canton de Tréguier (1976 → 1988)
juin 1995 mars 2014 Jean Le Calvez PS Retraité
mars 2014 24 mai 2020 Jean-Yves Fenvarc'h DVG Retraité
24 mai 2020 en cours Christian Le Roi[60]   Cuisinier
Les données manquantes sont à compléter.
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Quatre membres de la famille de Roquefeuil-Montpeyroux, habitant le château du Bilo, ont été maires du Minihy-Tréguier dans le courant du XIXe siècle et du XXe siècle.

Démographie


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[62].

En 2023, la commune comptait 1 271 habitants[Note 26], en évolution de +0,32 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6031 3761 3981 4901 4491 5101 3771 6071 519
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5751 5611 6011 5281 5581 5221 5161 3321 272
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1951 1831 2561 031909871868852821
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
8057176737901 0241 0631 0891 0961 275
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
1 2601 271-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[63] puis Insee à partir de 2006[64].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

  • Menhir de Kerfos
Le menhir a été découvert en 1970-1971 couché en bordure de la RN 786. Il mesure 2,80 m de longueur. Les pierres de calage étaient en quartz alors que le menhir lui-même serait en roche volcanique[65]. Il a été déplacé près de la ferme de Kerfos.
  • L'église Saint-Yves, XVe – XIXe siècle[66].
À l'origine de l'actuelle église, se trouve la construction d'une chapelle du vivant de saint Yves, vraisemblablement entre 1280 et 1290. À partir de la mort du saint, en 1303, un culte s'organise. Après sa canonisation en 1347, des pèlerins se rendent à son tombeau, probablement plus nombreux; l'agrandissement de ce qui devait n'être qu'une chapelle ou un oratoire s'avère nécessaire. Selon R. Couffon, "les archives de la cathédrale de Tréguier indiquent qu'en 1418 fut achevée la voûte de Saint-Yves de Kermartin."[67] Un nouvel édifice, plus vaste est donc construit au cours du XVe siècle. D'autres travaux importants furent réalisés au cours du XIXe siècle : la réalisation d'une sacristie (remarquer à l'intérieur de l'église, à gauche de l'entrée de la sacristie, un grand bénitier qui rappelle que cette porte devait servir d'entrée au même titre que les autres portes de l'église), la façade occidentale entre 1819 et 1824[68].
L'église Saint-Yves fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [69]. Le manoir de Traou-Martin fut construit ensuite derrière l'église pour veiller cette dernière et devait également servir de sacristie.
À l'intérieur de l'église :
  • dans le chœur de l'église, en haut à gauche, une statue de Notre Dame de Coatcolvezou, statue provenant de l'église Notre Dame de Coatcolvezou sise au chevet de la basilique-cathédrale de Tréguier sur l'actuelle place des Halles à Tréguier. Cette église, détruite au début du XIXe siècle "était for ancienne, puisque, lors de sa reconstruction en 1702, elle est dite avoir neuf siècles d'existence et remonter ainsi à la fin du VIIe siècle ou au début du VIIIe siècle. Peut-être était-ce là la mater ecclesia mentionnée dans la Chronique du continuateur de Richard Lescot ? Elle servait de siège au Moyen-Âge à la Communauté de la Ville. Les Halles furent construites sur son emplacement en 1821."[70]
  • une statue de la Vierge (XVIe-XVIIe siècle ?), autrefois à l'extérieur sous le porche nord de l'église et exposée à l'intérieur de l'église depuis 1982, reconnue alors par des anciens de Minihy comme "Notre Dame de Kermartin."
  • Une statue de saint Yves entre le riche et le pauvre, contre le mur sud, à l'entrée du chœur.
  • Un tableau transcrivant le "Testament de Saint Yves", en latin, sur le mur nord.
  • une chaire à prêcher du XVIIIe siècle
  • le maître-autel en granit de Kersanton (XIXe siècle)
Vues intérieures de l'église Saint-Yves
À l'extérieur de l'église, se trouve, dans le cimetière face au clocher ce qui localement est appelé "tombeau de saint Yves." Il pourrait s'agir d'un ancien autel en pierre. Selon R. Couffon, : "En 1823, l'on démolit, au cours des travaux, une petite chapelle du cimetière renfermant le cénotaphe de saint Yves, qui menaçait ruine et qui masquait un peu l'église"[71]. Ce cénotaphe en granit, en forme d'autel, est donc présent dans le cimetière avant 1823. S'agit-il d'un autel ayant servi dans cette chapelle du cimetière aujourd'hui détruite ? d'un autel provenant de l'oratoire ou de l'église et qui, ayant été remplacé, aurait été conservé dans cette chapelle du cimetière ? Il est percé en son milieu d'une arcade cintrée et décoré sur ses faces d'arcatures aveugles flamboyantes. Selon la légende, les pèlerins doivent passer sous cet arc à genoux pour obtenir l'exaucement de leur vœux. Autrefois lors du pardon, le reliquaire de la cathédrale de Tréguier était posé dans un évidement sur la table de l'autel. Lors du passage sous le tombeau, chaque dévot touchait de la tête le précieux coffret et baisait la terre par humilité[72].
Vues extérieures de l'église Saint-Yves

L'église a été classée monument historique par un décret du Président de la République en date du .

  • Croix du cimetière.
  • Le manoir de Crech-Martin XIIIe siècle.
Construit sous les ordres de Yves Hélory de Kermartin en 1293 face à l'église, pour accueillir les pauvres. Une procession se déroule le de chaque année date commémorative du décès de saint Yves, principalement autour de la propriété de Crech-Martin. Le manoir été modifié vers 1860 et devait à l'origine être reconstruit en haut de la propriété. La famille Le Borgne propriétaire de l'époque ne put aboutir les travaux, puisque dévastée par le choléra. Les héritiers ont donc restauré le manoir à son emplacement initial. Des années 1870 à 1990 il n'a pas changé. Ce n'est qu'en 1992 qu'il fit peau neuve, nouvelles ouvertures, nouvelles toitures, puis une partie de la propriété rénovée pour la création de gîtes ruraux en 2005.
  • La chapellenie Saint-Yves est une ancienne demeure ecclésiastique, datée à la suite d'un étude dendrochronologique de 1441-1443, est due au chapelain Yves Le Du dont le blason est présent à plusieurs endroits[73] et son colombier[74].
  • L'aqueduc sur le Guindy, XVIIe siècle.
Construit à partir de 1610 pour alimenter en eau la ville de Tréguier depuis les fontaines de Créven à Plouguiel. L'aqueduc enjambe la rivière le Guindy depuis la commune de Plouguiel vers la commune de Minihi-Tréguier. L'aqueduc sur le Guindy fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [75],[76],[77].
Édifié près du Jaudy, Mézo-Bran s'accompagne d'une chapelle Saint-Joseph du XVIIe siècle, où jadis se déroulait un pardon. Près du manoir existe un chêne pluri-centenaire sous lequel saint Yves aurait dit la messe. Le « manoir de Mézaubran » fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [78]. La propriété a appartenu pendant plusieurs décennies à la famille Le Goaziou, puis revendue à la fin des années 1980 à une famille suisse. Le manoir et les dépendances ont été entièrement rénovées. Le propriétaire suivant créa un élevage d'alpagas sur les 28 hectares du domaine. Mézo-Bran appartient désormais a une famille normande. Les souterrains n'ont jamais été retrouvés[79]. La chapelle Saint-Joseph est une dépendance de Mézaubran : elle date de la deuxième moitié du XVIIe siècle[80].
  • Le manoir de Kernabat. Christophe-Paulin de La Poix dit le Chevalier de Fréminville le décrit dans son ouvrage les Antiquités de la Bretagne, parue à la fin des années 1830, ainsi : « la maison principale construite dans le style gothique du XIVe siècle est accompagnée d'une tourelle hexagone renfermant l'escalier qui est une fort belle vis en pierre de taille »[81].
  • Le manoir de Guernalio : il remonte au XVIe siècle (ancienne seigneurie), mais la plupart de ses bâtiments actuels datent de 1848[82].
  • Le manoir de Kerpuns[83].
  • Le manoir de Keriec[84].
  • Le manoir de Traou-Martin[85].
  • Le manoir de Kermein [Kermen][86].
  • Le manoir de Szint-Renaud[87].
  • Le manoir de Traou Miquel[88].
  • Les ruines de la chapelle Saint-Marc au Guindy, dite aussi chapelle des Cinq Plaies. L'édifice, aujourd'hui détruit, construit au XIXe siècle se trouve près d'une fontaine et dépendait de la propriété de Troguindy[89].
  • Le château du Bilo (disparu) : ce château, qui fut réquisitionné par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, a longtemps appartenu à la famille de Roquefeuil avant d'être vendu par Louis de Roquefeuil-Montpeyroux dans la décennie 1970 et revendu successivement à plusieurs propriétaires ; jugé en très mauvais état, il a été détruit en 2000-2001[90].

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

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