Mémorial du génocide de Nyarushishi

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Zone d'activité
Province de l'Ouest
Type
Mémorial du génocide
Siège
Nyarushishi, district de Rusizi
Pays
Mémorial du génocide de Nyarushishi
Cadre
Zone d'activité
Province de l'Ouest
Type
Mémorial du génocide
Siège
Nyarushishi, district de Rusizi
Pays
Coordonnées
Géolocalisation sur la carte : Rwanda
(Voir situation sur carte : Rwanda)

Le mémorial du génocide de Nyarushishi est un site commémoratif du génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda, situé sur les collines de Nyarushishi, près de Cyangugu, dans le district de Rusizi, en province de l'Ouest.

Il regroupe les restes de plusieurs milliers de victimes exhumées dans divers secteurs du district et inhumées dans un mémorial et des fosses communes.

Localisation

Le mémorial se trouve sur les hauteurs de Nyarushishi, à proximité de la ville de Cyangugu et du lac Kivu, dans le sud-ouest du Rwanda. Le site dépend administrativement du district de Rusizi, en province de l'Ouest[1].

Contexte

Quelques mémoriaux du génocide des Tutsi au Rwanda
Plaque signalant la route vers le mémorial, vue depuis la route principale, la Kivu Belt. Août 2025

Le mémorial de Nyarushishi fait partie du réseau de sites commémoratifs mis en place au Rwanda après 1994, coordonné par la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG, devenue MINUBUMWE)[2]. Plusieurs de ces sites ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, comme Nyamata, Murambi, Gisozi et Bisesero.

Communes du Rwanda en 1994

Histoire

Le camp de réfugiés de 1994

Pendant le génocide des Tutsi, les autorités et le Comité international de la Croix-Rouge regroupent à Nyarushishi plusieurs milliers de Tutsi de la préfecture de Cyangugu, déplacés depuis des lieux comme le stade Kamarampaka[3],[4]. Les estimations évoquent entre 8 000 et près de 12 000 personnes rassemblées dans ce camp entre avril et [4].

Le camp devient l’un des principaux objectifs de l’Opération Turquoise, l’intervention militaire française autorisée par la résolution 929 du Conseil de sécurité des Nations unies. Des unités de la Légion étrangère prennent le contrôle du camp fin afin d’assurer la protection des réfugiés, après la découverte de fosses communes dans la région de Nyarushishi[5]. La presse et plusieurs recherches soulignent que la présence française au camp fait l’objet de controverses, en lien avec les débats sur le rôle de l’Opération Turquoise et des accusations de violences, dont des viols, commises par certains militaires contre des femmes réfugiées[6].

Création du mémorial

Après la fin du génocide, le site de Nyarushishi est retenu pour accueillir un mémorial et des fosses communes destinées aux victimes du district de Rusizi. Des cérémonies d’inhumation collective s’y déroulent à partir des années 2000, avec le transfert progressif de restes découverts dans différentes communes[7].

En 2014, le district de Rusizi relance les travaux d’un mémorial plus vaste, en annonçant un budget d’environ 50 millions de francs rwandais pour la construction d’un « musée-mémorial » modernisé et pour la révision du plan initial du site[8]. L’objectif est de regrouper dans ce mémorial l’ensemble des restes de victimes du district conservés jusque-là dans de petits sites locaux[9].

Paroisse en face du mémorial; août 2025

En , une cérémonie d’inhumation organisée à Nyarushishi accorde une sépulture décente à plus de 3 500 victimes supplémentaires, exhumées de fosses dispersées dans la région[10].

Commémorations et usages actuels

Le mémorial accueille les cérémonies de Kwibuka dans le district de Rusizi, avec des veillées, des dépôts de gerbes et des témoignages de survivants[8],[4]. Le site sert aussi de lieu d’enseignement pour les écoles de la région et pour des visiteurs venant du Rwanda et de l’étranger, dans le cadre de visites de mémoire organisées avec les associations de survivants et les autorités locales[11].

Particularités

Notes et références

Voir aussi

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