Pléhédel
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Pléhédel [pleedɛl] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
| Pléhédel | |||||
La chapelle Saint-Michel et son calvaire. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Guingamp-Paimpol Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Daniel Ropers 2020 |
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| Code postal | 22290 | ||||
| Code commune | 22178 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pléhédelais, Pléhédelaise | ||||
| Population municipale |
1 306 hab. (2023 |
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| Densité | 106 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 41′ 43″ nord, 3° 00′ 25″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 22 m Max. 107 m |
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| Superficie | 12,36 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Paimpol (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Paimpol | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.plehedel.fr | ||||
| modifier |
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Héraldique
| Blasonnement :
Écartelé : aux 1 et 4 de gueules à une molette d'argent ; aux 2 et 3 d'azur plein. |
Géographie
Situation

Pléhédel est situé dans la partie nord-ouest du département des Côtes-d'Armor, à l'ouest de la Baie de Saint-Brieuc. La commune est proche de la Manche, mais c'est une commune non littorale. Elle fait partie historiquement du Goëlo. Après avoir été membre de la Communauté de communes Paimpol-Goëlo, elle dépend désormais, depuis le , de Guingamp-Paimpol Agglomération.
Relief
Le finage de Pléhédel forme un plateau légèrement bosselé compris pour l'essentiel entre 80 et 100 mètres d'altitude, culminant à 107 mètres au nord-est du bourg, lequel est vers 95 mètres. L'altitude s'abaisse jusqu'à 23 mètres à la limite ouest du territoire communal, dans la vallée du Ruisseau de Kergidoué, à l'endroit où ce cours d'eau quitte la commune.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Kerguidoué et le Kergolo[1],[2],[Carte 1].
Le Kerguidoué, d'une longueur de 21 km, prend sa source dans la commune de Lantic et se jette dans le Leff à Tréméven, après avoir traversé sept communes[3].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[7]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 794 mm, avec 13 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lanleff à 3 km à vol d'oiseau[10], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,9 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Tranports
La commune est traversée par la D7, axe routier sud-nord venant de Saint-Brieuc via Lanvollon (dénommé D6 entre l'échangeur du Sépulcre avec la Route nationale 12 et Lanvollon) et se dirigeant vers Paimpol ; cet axe routier, partiellement aménagé en quatre voies avec terre-plein central (en totalité pour sa partie traversant la commune), a supplanté l'itinéraire traditionnel entre Saint-Brieuc et Paimpol, la D786 (ancienne route nationale 786 déclassée), sinueuse et traversant de nombreuses agglomérations, mais longeant la côte de plus près.
Le bourg n'est desservi que par des routes secondaires : la D54 relie, côté sud-ouest le bourg à la D7 et, côté nord-est, se dirige vers Lanloup et la plage de Bréhec ; la D21 vient côté est de Plouha et se dirige en direction de l'ouest vers Lanleff ; la D79 vient côté sud de Lanvollon, via Pludual et, côté nord, rejoint la D7 en direction de Paimpol.
Urbanisme
Typologie
Au , Pléhédel est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paimpol, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[15]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (63 %), terres arables (13,5 %), zones urbanisées (11,9 %), forêts (9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,6 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Plohedel en 1245[19], Pleuheudel en 1294, Ecclesia de Plehedel en 1295, Plehedel vers 1330, Parrochia de Pleheder en 1362, Ploehedel en 1364, Pleuhedelen 1423, Ploeheudel en 1426[20], Plouedel en 1486.
On trouve la forme Plehedel dès 1428[21].
Le nom Pléhédel viendrait soit du breton plouev ou ploe (paroisse) et de Saint Hédel ou Saint Heudel, saint breton inconnu ou du breton plouev ou ploe (paroisse) et de Uhel (élevée)[22].
« Cette commune tirerait son nom de sa position sur une hauteur : plé (peuplade [plutôt paroisse]) et hedel ou huel (élevé). En effet, son territoire par rapport au pays d'alentour est très élevé, et du bourg on jouit, vers l'ouest et le sud-ouest, d'un magnifique panorama » écrit Jean-Marie Rigaud en 1890[23].
Histoire
Moyen-Âge
Pléhédel est une ancienne paroisse de l'Armorique primitive qui englobait aussi le territoire de Lanleff. Pléhédel est mentionné pour la première fois en 1245, à l'occasion d'une donation en Plouézec d'un certain Geffroy, fils d'Eudon, fils de Glau de Plohedel, à l'abbaye de Beauport[24].
Sous l'Ancien Régime, Pléhédel appartenait à l’archidiaconé du Goëlo, à l’évêché de Saint-Brieuc et au comté du Goëlo. Son histoire est également liée à celle de la vicomté de Pléhédel, et celle de la Maison de Boisgelin.
En l'an 1300 la vicomté de Pléhédel appartenait à Guillaume Chevalier, seigneur de Boisgelin. En 1364 Pierre Poulard, conseiller du duc Jean V, donna 14 livres de rentes sur un manoir qu'il possédait dans la paroisse de Pléhédel à l'abbaye de Beauport, à charge pour celle-ci de faire dire tous les jours et à perpétuité une messe[25].
La famille de Boisgelin fut seigneur de Pléhédel depuis le XIIe siècle jusqu'à la Révolution française : la filiation ininterrompue est prouvée depuis 1166[26]. Elle a compté sous l'Ancien régime plusieurs membres illustres, par exemple Charles Eugène de Boisgelin (1726-1791), capitaine de vaisseau.
Temps modernes

Un aveu de 1690[27] indique qu'à Pléhédel se trouvait une « caquinerie », un hôpital où l'on traitait la lèpre[28].
Selon une ordonnance de Louis XV datant de 1759 la paroisse de Pléhédel doit fournir 23 hommes et payer 150 livres pour la défense des côtes de Bretagne[29].
En 1760 le vicomte Charles de Boisgelin[Note 4] fut nommé gentilhomme de la Chambre des Enfants de France[25].
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Pléhédel en 1778 :
« Pléhédel : sur une hauteur ; à 5 lieues au Nord-Ouest de Saint-Brieuc, son évêché et son ressort ; à 25 lieues de Rennes et à 1 lieue un quart de Paimpol , sa subdélégation. Cette paroisse relève du Roi : elle a haute justice, et compte i ooo communiants[Note 5]. M. de Boisgelin en est le seigneur ; la cure est à l'alternative. Son territoire est borné par la mer et arrosé de plusieurs ruisseaux qui vont se jeter dans la rivière du Leff. Les terres en sont très fertiles et très exactement cultivées[25]. »
Révolution française
Après le décret du qui établissait les cantons, Pléhédel et Pludual firent partie du canton de Lanvollon, tandis que Plouha, Plouézec, Lanleff et Lanloup firent partie d’un canton dont les assemblées se tenaient à Lanmor, nom révolutionnaire de Lanloup[30].
Le le recteur de Pléhédel, Connan, refusa de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé,devenant donc prêtre réfractaire ; par contre son vicaire accepta, devenant donc prêtre constitutionnel. Le recteur fut remplacé par Charles Le Guern, qui devint le procureur de la commune. Le la municipalité envie au district de Pontrieux plusieurs objets du culte considérés comme précieux (calice et ciboire en argent, etc..)[31].
À Pléhédel, dans la matinée du , lundi de Pâques, l'église est envahie par un attroupement de 200 individus, qui y pénètrent en chantant des litanies, sans égard pour la municipalité et le Comité de surveillance qui sont en délibération dans la sacristie, lieu ordinaire de leurs séances. Menacés d'une dénonciation, s'ils ne se retirent pas, par le maire et l'agent national, ils leur annoncent leurs intentions : « Vous ne voulez pas nous laisser prier le jour, nous le ferons de nuit »[32].
Le XIXe siècle
Lanleff est érigé en succursale distincte de celle de Pléhédel en [24].

En 1848 les Sœurs de la Providence de Ruillé-sur-Loir , dont Zoé Rolland du Roscoat[Note 6] (en religion mère Marie-Madeleine), est devenue première supérieure générale) ouvrent un établissement scolaire dans le château du Roscoat.
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Pléhédel en 1853 :
« Pléhédel : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Quistelley, Keroucen, Kerherso, Traououas, Kerbinson, Kernel, Kerlidic, le Guellenec, Porslan, Kerhamon, Runamis, Kermarquer, Croas-an-Goff, Poul-Arranet, Kernevez, le Pouldu, Kerthéréziou, Saint-Fiacre, les Clech's, Pont-Guen-Izellan, Kergrec'h, Kertanguy, Traoudour, Saint-Michel, Kerbiquet, le Valy, Kerveur, la Trinité, Saint-Breis, Craos-Audren, Couraillou. Châteaux de Boisgélin, de Roscoat. Superficie totale 1 232 hectares 75 ares, dont (..) terres labourables 974 ha, prés et pâturages 45 ha, bois 49 ha, vergers et jardins 15 ha, landes et incultes 69 ha, étangs 4 ha (..). Moulins : 6 (Geslin, de Craon, de Kerascoët, à eau ; Thérésien, Geslin,à vent). Le château de Boisgélin appartient encore à la famille de ce nom ; les bois qui l'entourent sont fort beaux. (..) Il y a foire le dernier jeudi d'août. Géologie : schiste talqueux ; dans le sud schiste modifié par le granite. On parle le breton[33]. »
Joachim Gaultier du Mottay indique en 1862 que Pléhédel possède une école de garçons ayant 56 élèves et une de filles en ayant 70, qu'une foire annuelle se tient à Saint-Fiacre le dernier dimanche d'août, et que « le territoire de cette commune se partage en deux parties très distincte: l'une est basse, plane et humide, l'autre élevée et accidentée ; il est boisé et riche en belles futaies. Sol médiocre, mais bien cultivé » et que l'église paroissiale, sous l'invocation de saint Pierre est moderne, mais que la patronne de la paroisse est sainte Philomène, dont l'église possède des reliques et dont le pardon a lieu le premier dimanche d'août « avec grande affluence de pèlerins »[34].
Le XXe siècle
La Belle Époque


La tempête du en Mer d'Islande fit 117 victimes laissant 45 veuves et 167 orphelins dans les cinq communes de Plouézec, Ploubazlanec, Kérity, Plouha et Pléhédel « qui fournissent en presque totalité le recrutement des "Islandais" (..) Pareille catastrophe ne s'était point vue depuis 1854 »[35]. En le Quo Vadis (27 hommes à bord) et le Françoise (25 hommes à bord) sont déclarés perdus corps et biens en mer d'Islande : « les communes de Plouézec, Kérity, Kerfot, Pléhédel et Plouha sont cruellement éprouvées » écrit le journal La Dépêche de Brest[36].
Une subvention gouvernementale est accordée en à la commune de Pléhédel pour la construction d'une école de filles[37].
En l'abbé Le Tinevez, vicaire à Pléhédel, vit son traitement[Note 7] supprimé « pour n'avoir pas tenu compte des instructions du gouvernement à l'usage de l'idiome breton »[38].
L'école des filles tenue par les Sœurs de la Providence de Ruillé-sur-Loir est fermée à compter du par un arrêté ministériel en vertu de la loi sur les congrégations[39].
En le comité républicain de Pléhédel s'oppose à l'ouverture, à l'initiative d'une jeune femme, d'une école privée de filles (la précédente était fermée depuis 3 ans), écrivant au Préfet : « Nous vous demandons de faire opposition à l'ouverture de cette école que personne (sauf le clergé et les nonnes) ne désire. Nous sommes certains que cette jésuitière [hypocrite] ne pourra que nuire au parti républicain qui progresse de plus en plus à Pléhédel, considéré jusqu'alors comme le rempart inexpugnable de la réaction ». Le Préfet s'opposa à l'ouverture de l'école, ce qui indigna les conservateurs : toute la presse en France évoqua cette affaire qui eut un retentissement national[40]
L'installation du téléphone à Pléhédel est décidée en [41].
- Pléhédel ː la route de Boisgelin au début du XXe siècle (carte postale).
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts de Pléhédel porte les noms de 70 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, 6 au moins sont des marins morts en mer (Paul Fichou le lors du naufrage du cuirassé Bouvet ; Guillaume Michel le lors du naufrage du croiseur cuirassé Léon Gambetta ; Ange Lariven le sur le cargo Général-du-Temple, vivtime d'une mine ; Jean Le Toux le lors du naufrage du cargo Aline-Montreuil ; François Le Du le lors du naufrage du trois-mâts goélette Saint-Antoine; Émile Broudic lors du naufrage du cargo Molière le ) ; 6 sont morts en Belgique dont 4 dès 1914 (François Le Men, Yves Marchand, Guillaume Ollivier et Joseph Derrien), Pierre Fourmanger en 1915 et François Frelicot en 1917 ; Yves Andrieux le lors de la bataille de Sedd-Ul-Bahr (Turquie) ; Jacques Kerhardy est mort en captivité en Allemagne le , donc après l'armistice ; la plupart des autres sont morts sur le sol français ; toutefois les lieux et dates des décès de 20 victimes ne sont pas précisées[42].
Ernest de Boisgelin, capitaine, détaché à la Mission arménienne en Turquie, est mort (de maladie) le à Adana (Turquie), décoré de la Légion d'honneur (ainsi que son cousin Marie Charles de Boisgelin, tué à l'ennemi à Biderstroff (Moselle) dès le )
L'Entre-deux-guerres
Sur le monument aux morts de Pléhédel « la veuve (..), tragique sous sa cape de deuil, apprend à lire aux deux orphelins sur la liste glorieuse des "tués à l'ennemi" »[43]. Selon une autre interprétation la femme portant une capuche montre la liste des morts à son fils, sa fille à genoux et priant près de lui. Le monument, dû au sculpteur Charles-Henri Pourquet, est orné d'une palme et d'une croix latine[44].
En 1926 à Lanloup, Lanleff, Pléhédel et Pludual « l'on ne prêche encore qu'en breton » ; par contre le curé-doyen de Plouha déclare qu'il sera « bientôt obligé de cesser les prédications en breton, sous peine de n'être plus compris » ; à Plouha il n'y a plus de catéchisme en breton et on a dû organiser des catéchismes en français dans les autres paroisses du doyenné[45].
- Pléhédel ː la rue Saint-Pierre vers 1925 (carte postale).
- L'église paroissiale de Pléhédel et son clocher vers 1920 (carte postale Émile Hamonic).
- Le château de Boisgelin vers 1930 (carte postale).
- Le château de Boisgelin vers 1930 vu de l'ouest (carte postale).
- Le château de Boisgelin vers 1930 vu depuis l'étang (carte postale).
Le grand pardon de sainte Philomène était organisé tous les ans : par exemple celui du fut présidé par Mgr Courcoux, évêque d'Orléans et précédé la veille au soir par une retraite aux flambeaux[46]. Une fête des marins était aussi organisée, avec un grand bal : celle du le fut avec le concours de la Lyre pommeritaine[47]
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de Pléhédel porte les noms de 14 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale ; parmi les victimes : François Michaux, mort lors du naufrage du pétrolier Monique le ; Paul Le Poulard, mort lors du naufrage du contre-torpilleur L'Audacieux le lors de la Bataille de Dakar ; Marcel Le Gonidec, mort lors du naufrage du sous-marin Monge coulé par les Britanniques le lors de la Bataille de Madagascar ; Joseph Calvez, mort en mer le lors du naufrage du chalutier Brivet ; Eugène Bonniec, résistant FFI tué à l'ennemi le à Trévérec ; Roger Le Calvez, résistant tué à l'ennemi à Sainte-Hélène le lors des combats de la Poche de Lorient ; Alexandre Martin, membre des Forces navales françaises libres, tué à l'ennemi le à Soisy-sous-Montmorency ; Joseph Tourbin, marsouin au 24e régiment d'infanterie coloniale, tué le à Siegel (Allemagne) ; Roger Auffret, mort des suites de ses blessures le dans un hôpital de Nantes ; les lieux et dates de 4 victimes (Roger Gestin, Yves Le Calvez, Joseph Le Guen et Roger Le Houérou) ne sont pas précisées[42].
Le , un bombardier de la Royal Air Force avec un équipage de 5 hommes, qui venait de bombarder Lorient, s'écrasa à la sortie ouest de Lanvollon. L'équipage eut le temps de sauter en parachute. Le sergent-chef pilote Arnold Mott, d'abord caché par plusieurs habitants, le fut ensuite par Jean-Baptiste Legeay (en religion frère Clair-Marie), frère économe au pensionnat du Roscoat en Pléhédel, qui le munit de faux papiers en utilisant le cachet officiel de la mairie de Pléhédel ; il le fit conduire par Jean Le Goff, âgé de 19 ans, qui travaillait dans une ferme du hameau de Kereven (en Pléhédel), jusqu'à Nantes pour rejoindre une filière d'évasion ; trois jours plus tard, le radio, l'irlandais Mac Millan, fut à son tour conduit à Nantes par le même Jean Le Goff[48].
En 1948 on inaugura à Pléhédel un monument à la mémoire de Jean-Baptiste Legeay, résistant qui fut décapité à la prison de Cologne[49].
L'après Seconde Guerre mondiale
Après la guerre, le château du Roscoat a abrité l'école privée Sainte-Anne, ainsi qu'une colonie de vacances.
En 1997 les communes de Lanloup, Lanleff et Pléhédel adhèrent à la Communauté de communes Paimpol-Goëlo[50].
Le XXIe siècle
Des modifications administratives
Le la commune de Pléhédel, qui faisait partie de l'arrondissement de Saint-Brieuc, est intégrée à l'arrondissement de Guingamp.
La commune de Pléhédel fut chef-lieu du canton de Plouha entre 1801 et 2015, date à laquelle elle intègre le canton de Paimpol.
Politique et administration
Liste des maires
Le marquis Bruno de Boisgelin fut conseiller général du canton de Plouha entre 1880 et 1876.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[56].
En 2023, la commune comptait 1 306 habitants[Note 25], en évolution de −0,53 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Pléhédel possède une école primaire où sont scolarisés en 2026 126 écoliers ; c'est une école publique qui porte le nom d'Albert Camus.
Lieux et monuments
- L'église Saint-Pierre (1837) est en forme de croix latine et comprend une nef avec bas-côtés de six travées, un transept et un chœur. Le clocher encastré date de 1888 et est l'œuvre d'Ernest Le Guerranic. Elle contient un bénitier à deux cuves du XVe siècle.
- Église Saint-Pierre de Pléhédel : Vierge à l'Enfant.
- Manoir de Boisgelin,
Inscrit MH (1964), XVIe siècle et transformé en 1840 en château par Édouard de Boisgelin[Note 26] (fils d'Alexandre-Joseph de Boisgelin). Gilles, marquis de Boisgelin[Note 27], restaure le château et le transforme en hôtel sous le nom de Coatguélen (extérieur visitable de Pâques à la Toussaint), ouvrant aussi un golf en 1982.
Le domaine de Boisgelin a une superficie de plus de 400 hectares. Il contient ,sept exploitations agricoles, quelques habitations et une belle forêt sont toujours propriétés du domaine ; le parc entourant le château couvre une centaine d'hectares[59]
- Manoir de Boisgelin : portail d'entrée.
- Le manoir de Boisgelin.
- Le domaine de Boisgelin et le manoir.
- Le domaine de Boisgelin.
- Le domaine de Boisgelin.
- Château du Roscoat (XVIIe-XIXe siècle); il a été longtemps habité par la famille Rolland du Roscoat et vendu en 1920 à la famille de Boisgelin. Le manoir a été agrandi au XIXe siècle par l'adjonction de deux tourelles lui donnant l'allure d'un château ; il a abrité une école privée à partir de 1848, puis un collège tenu par les Frères de l'instruction chrétienne de Ploërmel.
- Chapelle Samson, au Roscoat elle date du XVe siècle et est de plan rectangulaire ; deux écussons ont été martelés ; elle abrite des statues anciennes de saint Samson, Notre-Dame de Pitié, saint Eutrope, saint Nicolas et saint Yves.
- Chapelle Saint-Michel : elle date du XVIIIe siècle et a été restaurée au XXe siècle par le marquis de Boisgelin. Elle abrite des statues de saint Michel, saint Gilles, saint Yves (transformé en saint Éloi)
- La chapelle Saint-Michel et son calvaire.
- Le calvaire près de la chapelle Saint-Michel : vue d'ensemble.
- Le calvaire près de la chapelle Saint-Michel : partie sommitale.
- Le manoir de Kernevez date de 1701 comme l'indique la pierre gravée du linteau de la porte d'entrée ; son cadran solaire date de 1840.
- Un routoir à lin près de Pors Lan (restauré en 1997).
- Un lavoir et un puits près de la Trinité.
Personnalités liées à la commune
- Charles Eugène de Boisgelin (1726-1791), capitaine de vaisseau, comte de Boisgelin, vicomte de Pléhédel, né et mort à Pléhédel.
- Bruno-Gabriel de Boisgelin (1767-1823), né à Pléhédel, chambellan du roi Louis XVIII, pair de France entre 1815 et 1827.
- Alexandre-Joseph de Boisgelin (1770-1831), né à Pléhédel, frère du précédent, maréchal de camp, fut lui aussi pair de France, député d'Ille-et-Vilaine, puis député de la Seine.
- Édouard Hostein, né au château de Roscoat à Pléhédel le et mort le à Paris (VIIe), est un peintre, illustrateur et lithographe français.
- Jean-Baptiste Legeay (1897-1943), membre des Frères de l'instruction chrétienne de Ploërmel, résistant, arrêté à Pléhédel puis décapité à Cologne.
