Prudence Crandall

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
Elk FallsVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Elk Falls Cemetery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Prudence Crandall
Prudence Crandall
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
Elk FallsVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Elk Falls Cemetery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Moses Brown School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Distinctions
Temple de la renommée des femmes du Connecticut ()
Rhode Island Heritage Hall of Fame Women inductee (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Prudence Crandall
Signature.

Prudence Crandall, née le à Hopkinton dans le Rhode Island et morte le à Elk Falls (Kansas) est une institutrice américaine qui ouvre en 1833 l'une des premières écoles destinée aux jeunes Afro-Américaines, à Canterbury dans le Connecticut, suscitant une forte opposition parmi les habitants de la ville.

Enfance et éducation

Prudence Crandall naît le de Pardon Crandall, fermier de son état et Esther (Carpenter) Crandall[1]. Elle grandit dans ce foyer Quaker à Hopkinton dans le Rhode Island. Elle étudie l'arithmétique, le latin et les sciences à la New England Friends’ Boarding School à Providence, Rhode Island. Elle doit cette formation inhabituelle pour une fille, à l'intérêt que portent les Quaker à l'éducation[2]. Elle part ensuite s'installer à Canterbury, Connecticut[3].

Carrière

La ségrégation scolaire

En 1831, Crandall ouvre une école privée pour jeunes filles blanches aisées, la Canterbury Female Boarding School, un établissement très bien noté parmi les établissements du Connecticut[2],[4]. En septembre 1832, Sarah Harris Fayerweather, est la première Afro-Américaine à demander son admission au pensionnat de Crandall. Leur premier entretien est relaté dans The Liberator de William Lloyd Garrison[5]. Crandall connaît le mouvement abolitionniste[6]. Elle accepte Sarah Harris, mais les parents des autres élèves quittent l'école en guise de protestation[7].

La Black Law du Connecticut

L'opposition de la communauté de Canterbury, qui défend la ségrégation scolaire, est forte et violente[4],[3]. Prudence Crandall transforme son école en 1833, afin d'enseigner à des étudiantes uniquement afro-américaines recrutées, avec le soutien de The Liberator, du Connecticut, de New York, Philadelphie, Boston et Providence[8],[9]. Selon les sources, il s'agit de la première ou de l'une des premières écoles afro-américaines créées aux États-Unis ou en Nouvelle-Angleterre[10],[11].

L’école est ouverte pendant 18 mois, durant lesquels Crandall et ses élèves sont soumises à une pression constante de la population locale[2]. Les abolitionnistes viennent prendre sa défense et soutenir sa cause. C’est son propre voisin, un avocat influent, qui mène la croisade contre la nouvelle école ; il obtient de la Chambre des représentants du Connecticut qu'elle adopte une loi qui vise spécifiquement à entraver son activité. La Black Law est votée le , pour empêcher les jeunes filles noires habitant d'autres États de venir s'instruire au Connecticut, afin de ne pas augmenter la population noire de l’État, au préjudice de la population[12],[13].

Prudence Crandall subit deux procès. Un abolitionniste notoire, Arthur Tappan de New York, finance ses avocats. Elle est incarcérée une nuit en puis elle gagne en appel[4]. Mais de guerre lasse, elle finit par fermer définitivement l'école le , après que la foule se soit attaquée directement au bâtiment qui accueillait les élèves[14].

La Black Law est abrogée en 1838 et la législature du Connecticut lui alloue une pension annuelle de 400$ en 1886, en guise d'amende honorable[4],[3].

Vie personnelle

Elle épouse en Calvin Philleo, un prêtre baptiste et abolitionniste. Ils partent s'installer à La Salle County en Illinois. Elle y dirige une école et participe au mouvement pour le droit de vote des femmes et contre la discrimination de classe ou de race[2],[15]. Après la mort de son mari en 1874, elle part vivre avec son frère à Elk Falls, au Kansas. Ce dernier est poursuivi pour diffusion de littérature antiesclavagiste en 1835 et emprisonné huit mois[11].

Héritage et honneurs

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI