Dès sa mise en service, le sous-marin Rubis est affecté à la 1reFlottille de sous-marins de la Manche basée à Cherbourg[1].
En avril et , il effectue des essais de systèmes anti-mines au large de Brest.
À la déclaration de la Première Guerre mondiale, le Rubis est détaché à l'escadrille de Brest avec l’Émeraude et l'Opale, pour la défense fixe du port[2].
En , il est affecté à la Division navale du Maroc basée à Gibraltar pour la défense du port de Casablanca[3].
Le , il est envoyé à l'encontre d'un sous-marin ennemi dans la baie d'Aguilas. Bien qu'il se trouve à 300 m de ce dernier, le commandant ne donne pas l'ordre d'attaquer. Ce geste lui coûte un blâme du chef de division et le commandement du Rubis[4].
En , il fait partie de la 2eEscadrille de sous-marins de Toulon.
En , il part pour Corfou où il intègre la 4eEscadrille de sous-marins puis va à Moudros en pour rejoindre la 3e Escadrille[1].
Sur les 32 mois qu'auront duré ses affections sur les théâtres d'opération, le Rubis aura passé[5] :
3% de son temps en croisière de guerre,
58% de son temps en disponibilité au mouillage,
1% de son temps en exercice,
38% de son temps en réparation ou modification.
En , le Rubis est affecté à l'école d'écoute de Toulon.
Il est radié des listes de la Flotte le pour être vendu pour démolition à Toulon le . De son dépeçage sont récupérées près de 270 tonnes de matériaux divers (dont 185 tonnes de fer, 27 tonnes de fonte et 15 tonnes de plomb)[6].
Notes et références
12Yves Dufeil, Franck Le Bel et Marc Terraillon, Navire de la Grande Guerre - ÉMERAUDE, (lire en ligne), p.1
↑Gérard Garier, L’odyssée technique et humaine du sous-marin en France: A l'épreuve de la Grande Guerre, vol.2, t.3, Marines éditions (ISBN978-2909675817), p.38
↑Gérard Garier, L’odyssée technique et humaine du sous-marin en France: A l'épreuve de la Grande Guerre, vol.2, t.3, Marines édition (ISBN978-2909675817), p.38 & 55
↑Gérard Garier, L’odyssée technique et humaine du sous-marin en France: A l'épreuve de la Grande Guerre, vol.2, t.3, Marines édition (ISBN978-2909675817), p.51
↑Gérard Garier, L’odyssée technique et humaine du sous-marin en France: A l'épreuve de la Grande Guerre, vol.2, t.3, Marines édition (ISBN978-2909675817), p.166
↑Gérard Garier, L’odyssée technique et humaine du sous-marin en France: Des Émeraudes (1905-1906) au Charles Brun (1908-1933), t.2, Marines édition (ISBN978-2909675343), p.33
➞ Ministère de la Défense, Mémoire des hommes - Journaux des unités (1914-1918): Sous-marin Rubis, vol.SS Y 445, 1914-1916 (présentation en ligne, lire en ligne)