Tourisme au Yémen
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Traditionnellement, le Yémen est depuis des siècles un centre touristique, car il se trouve au milieu des routes commerciales du Moyen-Orient et de la Corne de l'Afrique. Le tourisme joue un rôle fondamental dans la région dans le commerce mondial et le reste jusqu'au XXe siècle. Par la suite, le tourisme connait un déclin brutal depuis la crise yéménite de 2011. La montée de l'extrémisme sème la peur chez les touristes étrangers potentiels au Yémen[1].
Le Yémen compte quatre sites classés au patrimoine mondial[2], dont certains sont attaqués, notamment la vieille ville historique de Sanaa[3],[4]. En 2015, l'UNESCO annonce son intention de protéger les sites classés au patrimoine mondial du Yémen[5].
Les ressortissants de Jordanie, d'Égypte, de Syrie, de Hong Kong et des États membres du Conseil de coopération du Golfe n'ont pas besoin de visa pour entrer au Yémen. Les visas touristiques et d'affaires ne nécessitent pas de visa de sortie avant le départ. Les personnes qui séjournent au Yémen pendant plus de deux semaines sont tenues de s'enregistrer au poste de police le plus proche. Le non-respect de cette obligation peut entraîner une amende de 5 000 YR au moment du départ[6],[7].
Conseils aux voyageurs
Plusieurs pays ont publié des conseils aux voyageurs à l'intention de leurs ressortissants qui se rendent au Yémen. Ces conseils portent généralement sur la sécurité, le terrorisme, les lois et coutumes locales et les conditions d'entrée dans le pays[8]. Les conseils donnés par le Royaume-Uni recommandent de respecter les coutumes islamiques locales. Ils conseillent aux visiteurs de s'habiller modestement et de s'abstenir de consommer de l'alcool en public, en particulier pendant le mois islamique du ramadan. Le Royaume-Uni met également en garde contre d'éventuelles attaques terroristes dans les lieux touristiques ou l'enlèvement d'étrangers par des groupes militants. La majorité des pays du monde informent leurs citoyens de la situation actuelle au Yémen et les découragent de se rendre dans ce pays jusqu'à ce que les problèmes liés au terrorisme soient résolus ou correctement gérés. Cependant, certains pays, tels que les Philippines, Taïwan et le Japon, font également remarquer qu'une fois le terrorisme correctement maîtrisé, des partenariats touristiques pourraient être proposés immédiatement au Yémen[9],[10]. Les Émirats arabes unis sont accusés de transporter des touristes étrangers vers l'île de Socotra sans l'autorisation du gouvernement yéménite. Il s'agit là d'une tentative d'atteinte à la souveraineté du Yémen[11].
Notes et références
- ↑ (en) « Travel and Tourism in Yemen », euromonitor.com (consulté le ).
- ↑ (en) UNESCO World Heritage Centre, « Yemen – UNESCO World Heritage Centre », Whc.unesco.org (consulté le ).
- ↑ (en) « Yemen: the Unesco heritage slowly being destroyed », sur The Daily Telegraph, (consulté le ).
- ↑ (en) « World heritage sites attacked in Yemen's Sanaa », Al Jazeera English, (consulté le ).
- ↑ (en) « United Nations News Centre – UNESCO launches plan to safeguard Yemen's cultural heritage sites », un.org, (consulté le ).
- ↑ (en) Yemen Tourism Promotion Board., « Visa Information », yementourism.com (consulté le ).
- ↑ (en) « Yemen stops issuing tourist visas on arrival to foreigners », Arab News, (consulté le ).
- ↑ (en) « Yemen travel advice », gov.uk (consulté le ).
- ↑ (en) « Yemen travel advice », gov.uk, (consulté le ).
- ↑ (en) « Yemen travel advice », gov.uk (consulté le ).
- ↑ (en) « UAE operating illegal tourist trips to Yemen's Socotra », Middle East Monitor, (consulté le ).