Viaduc du Charmaix
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| Viaduc du Charmaix | |
Vue de Fourneaux avec le viaduc en arrière-plan. | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Département | Savoie |
| Commune(s) | Fourneaux |
| Coordonnées géographiques | 45° 11′ 15″ N, 6° 39′ 04″ E |
| Fonction | |
| Franchit | le torrent du Charmaix |
| Fonction | Pont autoroutier |
| Itinéraire | |
| Caractéristiques techniques | |
| Type | Pont à poutres |
| Longueur | Ancien : 346 m Nouveau : 281 m |
| Portée principale | Ancien : 40 m Nouveau : 116,25 m |
| Largeur | Ancien : 12 m Nouveau : 13 m |
| Hauteur | 9,8 à 41,8 m |
| Hauteur libre | sous tablier à 41,8 m |
| Matériau(x) | béton armé |
| Construction | |
| Construction | 1976-1977 (ancien ouvrage) 2016-2022 (nouveau viaduc) |
| Inauguration | 1978 (ancien ouvrage) 2024 (nouveau viaduc) |
| Mise en service | 1980 (ancien ouvrage) 2023 (nouveau viaduc) |
| Démolition | 2023-2024 (ancien ouvrage) |
| Gestion | |
| Concessionnaire | SFTRF |
| modifier |
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Le viaduc du Charmaix est un pont autoroutier situé en France sur la commune de Fourneaux dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.
D'une longueur de 346 mètres, il franchit le torrent du Charmaix, niché au fond d'une vallée, et permet à l'autoroute A43 d'atteindre le tunnel routier du Fréjus.
Ouvert en 1978, il est victime d'une erreur de conception découverte deux ans après son ouverture, en 1980 : la stabilité du sol a été surestimée, ce qui fait que les fondations des piles ne sont pas assez profondes et bougent ainsi avec le sol. Une technique inédite de recalage du viaduc a ainsi été mise en point et appliquée à trois reprises en 1990, 1997 et 2003 mais la durée de vie estimée de l'ouvrage n'est que de 40 ans. Ainsi la construction d'un nouvel ouvrage est débutée en 2016, pour une mise en service en 2023.
La construction de l'ouvrage, qui s'étale sur deux ans de 1976 à 1977 s'inscrit dans la continuité du tunnel routier du Fréjus mis en service le , puisque le viaduc constitue une partie de la rampe menant au tunnel qui débute à l'échangeur de Freney (no 30), ce tronçon est alors classé en tant que route nationale N566 puis est reclassé comme tronçon de l'autoroute A43 au [1],[2].
Le viaduc a été construit entre deux versants de montagne constitués d'une couche d'éboulis schisteux de 40 mètres d'épaisseur environ, dont la stabilité a été surestimée puisque dès 1980, au niveau de la pile no 7, deux poutres espacées normalement de cinq centimètres étaient en contact ; les ingénieurs se rendirent compte que la couche d'éboulis bouge de un à deux centimètres par an avec un mouvement accentué au moment de la fonte des neiges[2].
En 1986, face à l'impossibilité de stabiliser la montagne ni même de laisser le viaduc en l'état, diverses solutions sont envisagées (reconstruction, remplacement par un remblai, reprise en sous-œuvre des fondations) mais sont écartées à cause de leur coût estimé à plus de 50 millions de francs[2]. finalement, l'ingénieur Jean Tonnello propose une solution inédite testée l'année suivante sur la pile no 5 : un système permettant de recaler les piles au niveau de leurs fondations afin de les repositionner régulièrement à leur emplacement d'origine et ainsi contrer l'avancée de la montagne[2]. Ce système s'est avéré concluant et a été installé sur les autres piles entre 1989 et 1990 puis le premier recalage a eu lieu dans la foulée[2].
Une seconde opération a été menée en 1997 puis une troisième en 2003 et dure deux mois environ, y compris en tenant compte de l'installation des systèmes de vérins et ce, sans fermer le viaduc à la circulation[2]. Toutefois, ce système ne garantit pas à l'ouvrage une durée de vie élevée puisqu'elle a été estimée à 40 ans et que l'ouvrage en a même souffert puisque sa structure n'était pas prévue pour, sa durée de vie était même initialement estimée à 50 ans[2],[3].
La décision a été prise de reconstruire l'ouvrage, pour un coût d'environ 30 millions d'euros, avec en outre la nécessité d'intégrer la ligne électrique à très haute tension Piémont-Savoie dans le tablier[3]. Le nouvel ouvrage, situé 25 mètres en amont, voit sa construction débuter en 2016 pour une livraison prévue initialement fin 2020 avant la pandémie de Covid-19 ; quatre années sont nécessaires contre deux en raison du soin apporté à la stabilisation du sol et aux contraintes hivernales[4]. L'ancien ouvrage sera ensuite démonté, cette phase devrait durer six mois[4].
En , le chantier est à l'arrêt en raison de fissures détectées sur le tablier ; l'ouverture est prévue pour l'hiver 2022[5]. Le raccordement des accès au nouvel ouvrage est effectué à l'automne 2022 pour une mise en service alors prévue pour la Toussaint de la même année[6].
Finalement, le nouvel ouvrage est ouvert à la circulation le à 15 h 30 et l'ancien est définitivement fermé[7]. La démolition de l'ancien viaduc prendra plusieurs mois et nécessitera l'intervention d'une des plus grandes grues d'Europe[8].
L'ouvrage n'est toutefois inauguré qu'en mai 2024, tandis que les derniers travaux s'achèvent fin 2024[9].
